‹ Antoine CourtChapitre 223 sur 251 · AC · texte numérisé non relu

AC

N° 2. — Lettres d'Antoine Court et de son fils à M. de Vég-obre. (1750-1783.) 1 vol. in-4".

N" 3. — Lettres adressées à Court de Gébelin. (1735- 1755.) 1 vol. in-4".

N" 4. — Minutes de lettres de Court de Gébelin. (1749-1754.) 1 vol. in-4".

N° 5. — Mémoires divers d'Antoine Court. (1731- 1746.) 1 vol. in-4".

N" 6. — Indice pour les 28 volumes de lettres adressées à Antoine Court. 1vol. in-4'.

1 Pour ne citer que deux faits, c'est de li), par exemple, qu'ont été extraits le récit des souffrances de Blanche Gamond, publié par M. Th. Claparède, et les mémoires de Bombonnoux et du baron d'Aygaliers, publiés par M. Frostérus.. Nous ne parlons pas naturellement de toutes les pièces qu'en a tirées le Bulletin, et qu'il a disséminées dans ses vingt et un volumes de documents inédits.

2 V. tome I, chap. vu, p. 2iJ5 et 228; tome II, chap. i, p. 22 et suiv., et chap. XIII, p. 386 et suiv.

NOTICE

N" 7. — Minutes des lettres d'Antoine Conrt. (1720- 1755.) 13 vol. in-4", marqués LDC.

N" 8. — Table g-énérale des matières contenues dans les 28 volumes de la correspondance (série n" 1).

1 vol. in-4".

N"9. — Copies de lettres et divers procès-verbaux. (1745-1748.) 1 vol. in-4.

N" 10. • — Lettres des amis de Court et actes des conférences. 1 vol. in-4".

N" 11. — Lettres diverses. 1 vol. in-4".

N" 12. — Lettres diverses. 1 vol. in-4".

N" 13. — Lettres et mémoires divers. 3 vol. in-4'.

N" 14. — Lettres de Sallet, ou mémoires recueillis par lui. 1 vol, in-4".

N" 15. ■ — Lettres et autres pièces.

N" 16. — Traité sur les assemblées. 2 vol. iu-4".

N" 17. — Recueils et mémoires. 22 vol. iu-4", marqués par les lettres de l'alphabet A. B. C, etc.

N" 18. — Recueils et mémoires. 2 vol. in-4. AA. BB.

N° 19. — Pièces diverses. 1 vol. in-4".

N" 20. — Pièces diverses. 1 vol. in-4°.

N" 21. — Extraits et mélang-es. 1 vol. in-4°.

N" 22. — Recueils et extraits divers. 1 vol. in-4°.

N" 23. — Cours de tliéolog-ie. 1 vol. in-4".

N" 24. — Commentaires et controverses. 1 vol. in-4'.

N" 25. — Traductions et sermons. 1 vol. in-4".

N" 26. — Morale en latin et en français. 1 vol. in-4".

N" 27. — Mélang-es. 3 vol. in-4".

N" 28. — Histoire des églises réformées de France, ou mémoires pour servir à l'iiistoire des églises réformées de France et de leur dispersion depuis la révocation de l'Edit de Nantes jusqu'à présent.

2 vol. in-4.

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N" 29. — Pièces sur les Camisards. 1 \ ol. in-4".

N" 30. — Recueil de mémoires sur les Camisards. 1 vol. in-folio.

N" 31. — Lettres sur les Camisards. 1 vol. in-4".

N" 32. — Histoire des Camisards. 1 vol. in-4".

N" 33. — Mémoire sur les Camisards. 1 vol. 1)1-4".

N" 34. — Mémoire sur les démêlés de quelques séminaristes et de deux ministres de Poitou. 1 vol. in-4".

N" 35. — Traduction des mémoires de Cavalier. 1 vol. in-4".

N" 36. — Recueil des pièces du voyag-e fait en France par Antoine Court, en 1744. 1 vol. in-4".

N" 37. — Papiers concernant les démêlés avec Duplan. 1 vol. in-4".

N" 38. — Li.ste des g-alériens. 1 vol. in-4'.

N" 39. — Histoire des martyrs. 1 vol. in-4'.

N" 40. — Mémoire de Boyer. 1 vol. in-4".

N° 41. — Jug-ementde Boyer. 1 caliier in-4".

N" 42. — Histoire des ministres de France, tome I. marqué A. 1 vol. in-4".

N" 43. — Papiers de famille. 1 vol. in-4'.

N" 44. — Pa])iers divers. 1 portefeuille.

N''45. — Comptes. 2 cahiers in-folio.

N° 46 . — Mémoiresde Court, banque prote.stante, etc.

N"47. — Sermons, écrits d'édification.

N" 48. — Recueil de mémoires sur les protestants de France. 1 vol. in-folio, marqué B. B.

N" 49. — Mélang-CîT. 1 vol. in-folio, marqué B.

N" 50. — Supplément à l'Hi.stoire de l'Edit de Nantes, par Benoît. 1 vol. in-folio, marqué A.

Ces cent dix-huit volumes sont assez bien classés et

NOTICE

(lîins lin ordre convenable. Ils contiennent l'histoire complète et intime du protestantisme français an dixhuitième siècle, et il en est peu qui n'offrent un réel intérêt. Parmi les plus importants, nous citerons ceux qui sont compris dans les séries 5, 12, 13, 17, 29, 30, 31, 32, 46, 48 et 50, — mais surtout et avant tout-, les séries 1 et 7. C'est là que sont déposées par ordre de date et conservées dans un ordre parfait les minutes de toutes les lettres d'Antoine Court ; c'est là que sont réunies les réponses de tous ses correspondants depuis 1718 jusqu'à 1755. Antoine Court, on le sait, classait avec beaucoup de soin toutes les lettres qu'il recevait, et prenait copie de toutes les siennes. Telles il les avait arrang'ées, telles elles sont encore. Il y a peu de lacunes dans cette vaste correspondance, et c'est, presque jour par jour, qu'on peut y suivre les événements de sa vie, et l'histoire deség'lises réformées de France.

Un petit problème se pose ici cependant. Dans la série n° 1, le volume 1, le volume XVIII et l'année 1752 manquent complètement. Perte très-malheureuse! car ce dernier volume contenait certainement de précieux détails sur la grande émigration. Il y a plus. Les lettres adressées à Antoine Court ne vont que de 1718 à 1755, et ses réponses de 1720 à la même date. Or, il a commencé son ministère en 1715, et il n'e.st mort qu'en 1760. Que sont donc devenus 1" les lettres où se trouvaient relatés les faits de 1715 à 1718, 2" les lettres de 1752, 3" celles de 1755 à 1760, 4° les volumes I et XVIII de la série n" 1 '?

Il est aisé de répondre à la première question. Dans les premiers temps, Antoine Court, jeune encore et au début de son ministère, ne conservait ni les lettres

NOTICE

qu'il recevait ni celles qu'il écrivait, lettres d'ailleurs en petit nombre. Il n'y ajoutait aucune importance. Il ne g-ardait, et sans beaucoup de soin, que les papiers auxquels l'intérêt du moment donnait quelque valeur. On les possède encore. Il les réunit plus tard et les l)la(;a sans ordre dans le reste de sa collection. Ce ne fut que trois années après, en 1718, qu'il comjjrit l'importance de ces lettres écrites au jour le jour et qu'il les conserva. On ne peut donc rechercher ce qui n'a jamais existé.

Il n'en est pas de même des volumes I et XVIIl, des deux volumes où sont relatés les événements de 1752, et de ceux enfin qui allaient de 1755 à 1760.

Pour les quatre premiers, nous sommes disposé à croire qu'ils furent ég-arés, après la mort d'Antoine Court, de la façon suivante. Lorsque Court de Gébelin partit pour Paris, il mit en dépôt à la Bibliothèque de Genève, par l'entremise de M. de Vég-obre, la plupart des manuscrits de son père, mais il en laissa quelquesuns à son ami Charles deLo'is (Louis de Chéseaux?). A sa mort, la Bibliothèque acheta bien les manuscrits laissés en dépôt, mais elle ne put probablement, malgré les stipulations de l'achat, entrer en possession de ceux que Charles de Lo'is possédait*. C'est ainsi que furent distraits de la collection ces quatre volumes,

1 Le 19 mars 1785, deux mois après la mort de Court de Gébelin, les directeurs de la Bibliothèque proposèrent « d'acquérir ceux des manuscrits de l'eu M. Court père, qui se sont trouvés dans l'hoirie de M. Coui't de Gébelin son flls. Comme ces manuscrits contiennent beaucoup de choses relatives h l'histoire des églises réformées de France, l'avis l'ut de consacrer 15 louis d'or à cette acquisition. » Assistaient à cette séance : Binet, Scholarque, de Lescale, Vernet, Perdriau, Sarrasin, Diodati, Sénebier, de Lubières, de Tournes. — La sœur de Court de Gébelin, Pauline Solier, (V. tome II, chap. xiu, p. 39G) accepta l'oli're des directeurs, et voici son reçu : « Je soussigné, ai reçu de M. le pasteur de Lescale, en sa qualité de recteur de l'Académie

NOTICE

égarés aujourd'liui, qui laissent une déplorable lacune dans la correspondance.

Quant aux autres, voici ce qne nous supposons. En 1755, Court vit subitement mourir sa femme et cette mort lui causa une vive douleur. Décourag'é, il remit peu à peu à son fils Court de Gébelin le soin des églises de France. Court de Gébelin dépouilla l'immense correspondance, fit les réponses, remplaça insensiblement son père, mais il était hii-mème accablé de travaux, étant professeur au séminaire de Lausanne et ramassant déjà des matériaux pour son grand ouvrage : le Monde primitif \ Selon toutes les probabilités, il ne classa plus les lettres qu'il recevait, et ne prit pas copie de celles qu'il envoyait. D'un côté, les unes s'entassèrent, de l'autre, il ne resta pas trace des siennes. En 1760, son père mourut. Il lui succéda comme représentant des églises et vint bientôt s'établir à Paris. Il quitta à Genève tous les papiers classés de son père ; il emporta ceux qui n'étaient pas en ordre, et dont il pouvait avoir besoin, puisqu'ils concernaient les dernières années. Mais il avait à mener de front ses intérêts propres et ceux des églises,

lie Genève, quinze louis neufs, que messieurs les directeurs de la Bililiothèque publique de cette ville ont bien voulu me donner pour acquérir à ladite Bibliothèque la propriété des divers livres, mémoires et manuscrits relatifs principalement aux protestants de France et provenant de feu mon père et de feu mon frère, lesquels livres, mémoires et manuscrits avaient été rais en dépôt par mon dit frère et par M. de Yégobre dans ladite Bibliothèque, à laquelle je m'engage de faire parvenir, s'il m'est possible, les deux volumes que mon frère retira à Paris, ainsi que ceux qui peuvent être restés entre les mains de M. Charles de Lois, à qui mon frère avait contié tous ses effets en quittant Lausanne. En foi de quoi, j'ai signé à Genève, le l^juin 1785.

« Pauline Solier. »

1 C'est ainsi que les lettres de Court qu'il nous a conservées pour les années 1753, 1754, 1755, sont très-rares. Elles ne forment qu'un seul volume!

NOTICH

son Monde primitif q\ les délicates nég-ociations pour obtenir la tolérance. Pouvant à peine suffire à la tâche, il laissa les lettres de ses correspondants s'amonceler, et continua à ne pas écrire les minutes des siennes. Le désordre s'accrut. C'est au milieu de ses mille affaires, de ses soucis et de ses embarras pécuniaires, que la mort vint le surprendre. La Bibliothèque de (renève ne put ainsi acheter ni les lettres de 1755 à 1760 qu'il avait emportées, ni celles qu'il avait reçues pendant son séjour à Paris. Or, que devinrent-elles? Rabaut Saint-Etienne, dans une lettre du 8 août 1784, écrit : « M. de Beaulieu, président du Musée, travaillant à ranger les papiers de M. de Gébelin, a mis de côté ceux des pasteurs du royaume; ils seront adressés à M. Moulinié à Lyon, pour les distribuer; sans cette précaution, ils auraient passé dans les mains du ministère. » On ne sait si Moulinié les reçut. Peut-être furent-ils classés par liasses et expédiés aux provinces d'où ils étaient venus'. Peut-être encore furent-ils vendus et di.spersés. Quoi qu'il en ait été, les lettres de 1755 à 1760 furent ég"arées avec les autres papiers de l'ag-ence protestante.

Cette perte est très-grande et irréparable. Là, pour ne citer que deux faits, devaient se trouver tous les renseignements relatifs au premier agent des églises, Lecointe de Marcillac, et les lettres assurément échangées entre Antoine Court et Voltaire, pendant le séjour de ce dernier à Lausanne.

' Ne serait-ce pas une de ces liasses qu'a découverte récemment M. Arnaud? (V. Bidlet , t. XXI, p. Nous serions assez disposé îi le croire.

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