‹ Antoine CourtChapitre 28 sur 251 · LE RÉVEIL EST DÉCIDÉ · texte numérisé non relu

LE RÉVEIL EST DÉCIDÉ

traversa la Suisse, et arriva en Dauphiné au milieu de l'automne. Il venait appliquer son programme.

En ce moment Antoine Court commençait à exécuter le sien.

Ainsi inspirés par leur foi, deux hommes inconnus l'un à l'autre se préparaient, au lendemain du jour où le vainqueur de l'hérésie était traîné à Saint-Denis au milieu des huées de la foule à relever dans deux grandes provinces le drapeau qu'avaient abattu trente ans de persécutions. Volontaires du devoir, ils accouraient, l'un avec sa jeunesse et son génie, l'autre avec sa prudence et son activité, pour mettre au service de la réforme française leur ardeur et leur dévouement. Ils avaient vu simultanément quel était le mal et quel était le remède. Le grand œuvre de restauration ne devait pas péricliter entre leurs mains. A leur voix, les nouveaux convertis allaient rougir de leur conduite, les « fanatiques » disparaître et le grand parti de la stoïque résignation s'organiser.

Mais le Languedoc, plus riche en moyens et en hommes, devait dans cette voie devancer le Dauphiné et se mettre à la tète du mouvement.

• Ses victimes ne répargnèreut pas non plus. V. entre autres choses ce quatrain que fit le fils d'un pasteur martyr, en guise d'épitaphe : Bullet., t. XIII, p. 285.

Ci gist le mari de Thérèse, De la Montespau le mignon.

L'esclave de la Maiuteuon, Le valet du père Lachaise.

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