‹ Antoine CourtChapitre 59 sur 251 · CONVOCATION DES SYNODES · texte numérisé non relu

CONVOCATION DES SYNODES

tance. Le mot tradition, par une curieuse inconséquence, a toujours été aux yeux des protestants, même les plus éclairés, un mot entouré de prestig-e. Par là, en môme temps qu'on réveillait la piété chez les uns, on la raffermissait chez les autres.

Tout le monde sait quelle était avant la Révocation la discipline des églises réformées de France. Antoine Court la copia autant qu'il lui fut possible.

Il était impossible de rétablir les Synodes nationaux, mais il était facile de tenir des Synodes provinciaux, et le premier, on l'a vu, fut convoqué en 1715. Dès lors, chaque année, ils se réunirent rég'ulièrement. Les prédicants s'entendaient pour en déterminer la date, et quelque temps avant l'époque fixée le modérateur du Synode précédent écrivait :

« Je dois vous donner avis que le temps de notre foire générale est fixé; qu'il faut se rendre, pour le plus tard, le. . . . à Faites-y attention et ne manquez pas. »

Une chambre haute, une g-rotte, un bois, le lit d'un torrent, étaient les lieux ordinaires où il^^ se réunissaient. Pour y assister, il fallait être pasteur, proposant ou Ancien. Plus tard, h propos de ces derniers, il y eut quelques abus, et l'on décida que personne ne serait admis, s'il ne portait « un billet » de son consistoire. Eng-énéral, les Anciens de chaque ég-lise s'assemblaient en colloque et nommaient deux députés pour se rendre au Synode. Lorsque tous les membres étaient arrivés, on choisissait mi modérateur, un adioinf et un g'reffier. Il était donné lecture des décisions

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