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LES COLLOQUES

Dans les premiers temps, il se tenait deux Synodes par au et tous les députés de la province devaient y assister ^ Mais cela faisait de l'éclat. On décida de convoquer tour à tour le premier synode dans les hautes Cévennes, et le second dans le bas Languedoc^. Quand l'un se tenait dans les Cévennes, le bas Languedoc envoyait deux ou trois députés, et réciproquement. -Mais plus tard, le nombre des fidèles croissant de jour en jour, il fut résolu de convoquer cliaque année trois Synodes : l'un dans le haut Lang'uedoc, l'autre dans les Cévennes, le dernier au Pays-Bas. Cette mesure fut prise en 1721

Malgré ces fréquentes réunions, il pouvait dans l'intervalle surgir des affaires qui exig-eaient une prompte solution. Cela méritait quelque attention. En 1716, on avait déjà convenu que les pasteurs se rassembleraient de six en six mois, pour s'informer s'ils avaient eu soin de visiter les malades, d'ordonner les collectes, • et s'ils avaient rempli les devoirs de leur charg-e sans reproches La g-ravité des circonstances exigeait plus. Aussi résolut-on bientôt d'assembler, dans tous les cas embarrassants, un colloque de trois pasteurs et de six Anciens pour délibérer sur la conduite à tenir. Il fallait toutefois que le modérateur ou le secrétaire du dernier Synode assistât à ce colloque

1 N° 40. Lettre à Basuage. (17iy.)

3 N° 17, vol. G, p. 582, et n" 17, vcl. H, p. 34, Y. Coquerel, t. I, p. 34.

•* 11 serait très-utile de publier les actes de tous les Synodes qui se tinrent eu France depuis 1715. Si quelque éditeur intelligent se chargeait de ce soin, il rendrait un grand service au protestantisme et ;i ses historiens.

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