‹ Antoine CourtChapitre 62 sur 251 · S CONSISTOIRES ET ANCIENS · texte numérisé non relu

S CONSISTOIRES ET ANCIENS

D'après raiicicuiiediscipline, au-dessous deces toutesj)uissantes assemblées, il y avait pour chaque ég'lise un pouvoir exécutif i)avticulier : c'était le Consistoire. Le Consistoire était composé d'Anciens ; il était cliarg'é de tous les soins de la communauté, il apaisait les différends, faisait les collectes, nommait les pasteurs, avait mission de maintenir la paix, l'ordre et la discipline. Excellente institution et qui méritait bien dans ces temps difficiles d'être la première rétablie. Elle fut en effet un des objets préférés de la sollicitude de Court, En 1715, son premier soin fut de faire nommer des Anciens; dans la suite, partout où il établit des églises , il obligea les principaux protestants de s'assembler eu sa présence et de choisir comme Anciens ceux qui passaient pour avoir le plus de talent, de zèle et de piété.

Une communauté qui se fût permis de n'avoir point d'Anciens était abandonnée. Un Synode écrivit dans ses règ'lements : « Il est délibéré que dans les villes et lieux où il n'y avait point d'Anciens, on en établira incessamment, et faute de le faire, s'il y a refus de la part des fidèles, ils ne seront pas visités par les pasteurs, ni avertis pour aller aux assemblées ' . » On voit de quelle importance paraissait l'organisation des Consistoires. Prêcher en effet, exhorter, réveiller les âmes craintives ou indifférentes, c'était bien; mais encore fallait-il leur donner un appui, de peur de chute. En certains endroits, où les curés n'étaient pas trop tracassiers, les espions trop nombreux, les consuls ou les

1 Synode du bas Languedoc. (1723.)

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