‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 115 sur 133 · Sommaire de chancellerie des lettres de Ghantonay, du · texte numérisé non relu

Sommaire de chancellerie des lettres de Ghantonay, du

ET JEANNE d'aLBRET. 393

devait plus revoir, et alla coucher au Bourg-la- Reine ^ • Les ambassadeurs étrangers n'avaient pas encore reçu de communication. Un secrétaire les infonna en hâte du départ du roi, et leur laissa entendre que le voyage pourrait être poussé jusqu'en Guyenne. Aucun logis n'avait été disposé pour eux à Oriéans. Cependant Ghantonay, prévoyant de grands événements, se mit en route quelques jours après le roi, et fut bientôt suivi par les autres ambassadeurs ^. Le roi était parti de Paris avec une escorte qui ressemblait plutôt à une armée qu'au train pacifiqued'un souverain visitant une des villes de son royaume. Le maréchal Saint-André avec une compagnie d'ordonnance, les chevaliers de l'ordre, les gentilshonmies de la Chambre, les gardes à cheval et à pied, les SOO gentilshonmies, tous les officiers domestiques pouvant porter les armes, une foule de seigneurs composaient son cortège. Pendant les marches, les chevau-légers couvraient les ailes, comme en pays ennemi. Les Guises justifiaient cet étalage menaçant en disant que la ville d'Orléans était en révolte et que les princes conduisaient une armée de Huguenots^. Le connétable et ses fils s'étaient retirés à Chantilly, Coligny à Chastillon, d'Ândelot en Bretagne, pour attendre le dénouement de la tragédie^.

15 octobre au 4 novembre (Espag. ; Arch. nat., K. 1493, n« 104). i. Lettre du duc de Guise au connétable, du 10 octobre 1560 (Orig., f. fr., vol. 3157, f. 59).

2. Sommaire de chancellerie des lettres de Ghantonay, du 15 octobre au 4 novembre (Espag., Arch. nat., K. 1493, n' 104).

3. Récit officiel de la procédure dirigée contre le prince de Gondé {Mémoires de Condé, t. II, p. 378).

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