Sommaire de chancellerie des lettres de Ghantonay, du
des dispositions des Orléanais, chai^ea les curés de Saint-Paul, de Sainte-Catherine et de Saint-Paterne de signaler les huguenots aux ofBciers de justice. Plus tard défense fut faite aux habitants, de par le gouverneur, de sortir de leurs maisons après mïdi et même de se montrer aux fenêtres, sous peine de )a potence. Les exécutions se multiplièrent comme au lendemain de la conjuration d'Amboîse, et la terreur régna dans Is ville. * Chaque jour, écrit Tomabuoni, on pend ou on < coupe la tête à quelque habitant de ce pays ' . > Ces rigueurs ne suffisaient pas à l'ambassadeur d'Espagne : « Sur les choses de la religion, dit-il à Philippe II, oa 4 procède avec autant de nonchalance que j'ai déjà € écrit, ne châtiant et n'arrêtant personne*. »
Le roi avait appelé à Orléans le cardinal François de Tournon, ancien conseiller de François I" et ennemi avéré du connétable ^ malgré l'hostilité dont on l'accusait vis-à-vis du cardinal de Lorraine *. Tournon, ne pouvant voyager en litière, s'embarqua sur la Loire et arriva le 2i octobre à Orléans^. Les Guises
15 octobre au 4 novembre (Arcb. o&t., K. 1493, n* 104). Les ambassadeurs véDÎtiens Michieli et Suriano constatentqu'on confifiqaa même les couteaux qui dépassaient une certaine longueur (Lettre du 1" novembre, Mbs., Oépâcbes vénit., filia 4, f. 178]. t. Nigoeiatiotu de la France avec la Toscane, t. IIX, p. 435.
2. Lettre de Gbantouay à PbiUppe, du 13 novembre 1560 (Orig. espagnol ; Arcb. nat., K. 1493, n<> 106).
3. Histoire de France du P. Daniel, t. IX, p. 6^. Notice biographique sur le cardinal de Tournon par le P. GrifFet.
4. De Thou, édit. de 1740, 1. 1, p. 683. Le cardinal de Lorraine avait déponillé le cardinal de Tournon de la dignité de chancelier de l'ordre de Saint-Michel.
5. Sommaire de chancellerie des lettres de Ch&ntonay, du 15 octobre au 4 novembre 1560 (Arch. nat., K. 1493, n* lOi).
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se hâtèrent d'en donner avis au connétable, dans Tespoir que sa présence détournerait les Montmorency de se présenter à la cour ^ .
Pendant que le roi de France établissait ses assises à Orléans, le roi de Navarre, en petit équipage, remontait lentement la Loire. La crainte de le voir paraître à la tête d'une armée s'était dissipée ^ ; mais les préparatifs dressés contre lui étaient si menaçants que les courtisans, que n'aveuglait pas la présomption des Guises, redoutaient d'apprendre sa fuite. Le Si octobre, à Orléans, on n'était pas encore informé de son arrivée à Tours ^. La reine mère avait résolu d'aller au-devant de lui jusqu'à Âmboise ; elle craignit d'exciter les soupçons des Guises et renonça à cette entrevue ^ Dans les derniers jours d'octobre, au moment même de l'approche des princes, les Guises perdirent leurs traces et demeurèrent trois jours sans nouvelles. On pensait déjà que le roi de Navarre avait été arrêté par une indisposition, vraie ou simulée, et les c suppositions alloient leur train, > quand, le S9 octobre, les princes arrivèrent à quelques lieues d'Orléans. Aussitôt le cardinal de Bourbon et le prince de La Roche-sur-Yon montèrent à cheval
i. Lettre du duc de Guise et du cardinal de Lorraine au connétable, du 24 octobre (Négociations sous François 11^ p. 669).
2. Throckmorton constate qu'on n*ayait plus d'inquiétude à la cour iCalendars, 1560, p. 369).