d. (vers le 7 odofrrs
Le dépari da roi de NtTarre est retardé. — Théodore de Bèie et Campagne BOBt en Poitou.
Mens' d'Auzance fera entendre à la Royne, mère du Roy, que, volant le parlement du roy de Navarre tant retardé, je n'aj ftiilly, de trois en quatre jours, envoler devers luy avecques quelques occasions, pour entendre le jour de son dîct parlement. De sorte que le dernier, qui alla devers luy, Tacompaigna jusques à Bragerac en Perigort. Et à présent je dépesciie mon trompette sur un bon courlaull, pour aller jusques à PoicUers. Et pour avoir moien d'entendre de ses nouvelles, je luy escriptz comme les choses passent de par deçà.
J^ay aussy entendu que Théodore de Beze et ung nommé Campaigne, fort sçavant, ainsi quon dit, ont esté trouvé à une journée par deçà Poictiers. Je ne sçay Toccasion de leur allée par delà, mais sy je puys, je le sçauray par quelques ungs dudit Poictiers.
Et après qu'il luy aura parlé de ce qui touche le service du Roy, luy fera entendre qu'il luy plaise se souvenir que je ne suys
point riche ppur supporter la despenze que je faiz, et que je ikiz plus que je ne puys. Parquoy il plaira à Sa Majesté vouloir avoir souvenance de moy pour moy faire paier de Testât que j'ay en Guyenne, et de me &ire bailler la main levée, pour ceste année, des terres quil avoit pieu aux feux roys Francoys et Henry me donner en faveur de mariage.
(Copie du temps; Ve de Ck>lbert, vol. 27, f. 28.)
Lettre deChantonay à Philippe II, Paris ^ 7 octobre 4560. — La cour de France est satis&ite de la promesse du secours d'Espagne. — Progrès de Thérésie ; Montpellier, Nîmes, Provence, Dauphiné, Languedoc, Normandie, Rouen, Limoges. — Prochaine arrivée de Vendôme à la cour. Retour du cardinal de Bourbon. — On parle de traduire en justice Vendôme, Condé et le vidame de Chartres. — Détails curieux sur les projets de la cour contre Vendôme et contre son ft*ère. — ^^Mécontentement de la noblesse. — Récriminations du grand écuyer Boisy au sujet de Tarrestation du vidame de Chartres. — Murmures du connétable. — Assemblée des chevaliers de Tordre ; ils sont déjà au nombre de plus de 90. — Vendôme a promis d'expulser les ministres de Guyenne. — Désir des Guises que Vendôme et Condé fiissent amende honorable. — Le connétable se retire aujourd'hui chez lui. — Sansac et La Brosse dirigent le procès du vidame. — Avis du connétable sur ce procès. — De la restitution de Metz, Toul et Verdun. — Probabilité du peu d'usage qu'on fera du secours espagnol. — Bruit que le roi va se rendre à Orléans, mais invraisemblance de ce voyage. — Mauvaises dispositions d'Orléans. (Orig. espagnol; Arch. nat., K. 4493, nMOO.)
L^tre de Noailles au roi, Bordeaux^ 8 octobre 4560. — Il a remplacé le s. de Cugnac comme lieutenant de Bordeaux et gouverneur du château du Ha par le s. d'Auros. — Prière au roi d'approuver son choix. (Minute orig., f. fr., vol. 6908, f. 433.)
Lettre de Ghantonay à Philippe II, Paris, 8 octobre 4 560. — Arrivée de bandes années à Poitiers. — La cour va partir pour
Orléans. — Le duc de Guise va envoyer Sipierre avec la compagnie du duc d'Orléans pour occuper cette ville. — Grandes levées de troupes. — Réunion des chevaliers de Tordre à Saint- Germain-, discours du roi ; scène d'attendrissement; le cardinal de Bourbon. (Orig. espagnol; Arch. nat., R. U9d, n*" 404.)
Lettre du capitaine La Roche-Posay au roi, Poitiers^ 45 octobre 4560. — a Dès aujourdhuy avons despeché commissions « pour quelques capitaines pour lever gens sous main sans « baptre le tabourin ne en Êiyre grand bruict jusqu'à ce que c nous sachions de venir le temps qu'il vous plaira ordonner « qu'ils commencent d'estre payés. . . » ( Autog. , f. fir. , vol. '1 5874 , f. 24.)
Lettre de Jean Michieli à la République de Venise, Paris, 45 octobre 4568. — Entrée du roi à Orléans. — Approches du roi de Navarre et du prince de Condé en intentions paciflques. — Projet de la reine mère d'aller au-devant des deux princes jusqu'à Amboise. (Gop. ital., mss., Dépèches vénit., filza 4, f. 474.)
XXU.
Padle de Thermes ao duc de Gdise.
Poitiers, 16 octobre 1560.
Monseigneur, je vous escrivis hier bien au long ce que je pensoys eslre digne de vous et n'est du despuis rien survenu, sinon que hier malin, sur les six heures, je receuz une lettre du Toy de Navarre (ju'ii m'envoya par ung courrier exprès, laquelle je n'ay voulu faillir vous envoyer. Et encores, bien que par icelle il me mande que ce soir il seroit en ceste ville, j'ay toutesfoys entendu depuis par ung gentilhomme, qu'il a dépesché devers la royne mère, qu'il ne bougera point de Chaulnay jusques au retour dud. gentilhomme, si ce n'est que la response que je luy ay faicte luy face changer d'oppinion. Qui a esté telle, sur la créance dud. courrier, que, pour TafTection que j'avois de tout temps portée à son service, je luy conseillois,
BT JEANNE d'ALBRET. 481
comme serviteur que je luy suis, de parachever son veoiage devers le Roy le plus tost qu'il seroit possible, pour le plaisir que Sa Magesté et toute la cour auroit de le voir bientôt pour les exempter des oppinions que aulcuns séditieux et mal vivans avoient faict prendre à Sa Magesté; d'aultant qu'llz se ventoient de Tappuy qu'il leur donnoit, et à quoy Sa Magesté n'avoit jamais voulu donner foy; et que ce seroit entièrement pour faire trouver foulx tout ce que Ton avoit voulu faire imprimer à Sa Magesté et ses ministres, quand il se rendroit près d'eUeau plus tôt. Luy offrant à cet effet quatre bestes d'amble que j'ay, pour le porter diligement; et Tasseurant en oultre qu'il ne ftist jamais mieux venu en court de France qu'il le seroit maintenant. Sur quoy je ne sais quelle résolution il prendra, mais, de ce que j'entendray, je ne fauldray à vous en donner avis incontinent. Comme je feray cependant de la levée que nous avons envoyé faire de cinq ou six cens hommes, qui est à mon avis tout ce que Ton pourra mettre ensemble icy, encores que l'argent qu'il a pieu au Roy ordonner pour cest effect ne soyt arrivé. Toutesfoys le receveur de Tours, devers lequel j'avoys envoyé un chevaucheur, m'a escript que, dçs sabmedy, ung clerc du trésorier Bertrand avoit receu les deniers et party soubdain pour me venir trouver et suyvant cela je l'actendzau jour d'huy.
C'est tout ce que je vous puys escripre pour cest heure, sinon suplier le créateur vous donner. Monseigneur, en parfaiete santé très bonne et longue vye.
De Poictiers, le xvi"* jour d'octobre ^560.
Yostre très humble et très obéissant serviteur,
Paule de Thermes.
Je vous suplie très humblement. Monseigneur, me vouloir bire entendre si, après que le roy de Navarre aura passé, l'intencion du roy et vostre est d'entretenir les gens de pied que nous faisons lever ou ce qu'il vous plaist que j'en bce.
(Orig.; Ve de Golbert, vol. 27, f. 58.)
482 ANTOIMB DB BOURBON
XXIU.
Pauls de Theihes au dug de Guise.
Poitiers, 19 octobre 1560.
Monseignear, à ce matin sur les neuf heures, j'ay reoeu les lettres qu*il a pieu au Roy et à vous m'escripre d'Arthenay, du xn* de ce mois, suyvant lesquelles je ne feuldray de tenir la main, tant sur le faict des montres des compaîgnies de gendarmerie, qui sont icy près de moy que sur leur venue, de sorte que la volonté de Sa Majesté sera en cela ensuyvye. Je ne fouidray pareillement de me gouverner à Tendroict du roy de Navarre, suyvant rinstruction que Sa Majesté me donne. Au devant duquel je m'en vays tout présentement à Fontenay-1^ Comte, où il dine, distant deux lieues de ceste ville ; où je luy ay foict préparer ses logis pour ce soir et pense que demain il partira pour poursuivre son voyage.
(Maladie de l'eveque de Bayonne et demande éventuelle de sa succession apostolique.)
Yostre très humble et très obéissant serviteur,
Paule de Termes.
(Orig.; V« de Golberi, toI. 27, f. 66.)
Paule de Thekmes au duc de Guise.
Poitiers^ 19 octobre 1560.
Monseigneur, je vous ay ce matin escript que j'allois trouver le roy de Navarre à deux lieues d*icy. Despuis il est arrivé ce soir en ceste ville, où U m'a dict ne vouloir sesjourner que ceste nuict pour partir demain de bon matin et s'en aller coucher à Ghastellerault, pour de là suivre son chemin droict trou-
ET JEANNE d'ALBRBT. 483
ver le roy, sans s'arrester en aucun lieu à ce qu'il m'a dict ; lequel monstre être fort joyeulx et aise d*aYoir passé par icy. Et s*en va, à ce que j'ay peu comprendre par ses propoz, bien délibéré et avec quelque contentement. Je ne scay sUl changera d'oppinion entre cy et demain. Mais de ce que en sera je ne fauldray de vous en donner advis. Et cependant je suplye Dieu vous donner, Monseigneur^ en parfaite santé trte heureuse et longue vye.
De Poictiers, le xix« jour d'octobre 4560.
Yostre très humble et très obéissant serviteur,
Paule de Termes.
Depuis la présente lettre escripte, led. s. roy m'a dict qu'il veult courir le cerf à Ghastellerault, de sorte qu'il pourra séjourner tout le lundy là. Au demeurant, Monseigneur, messieurs de La Roche-Posay , père et fils, sont icy avec quatre vingtz ou cens gentilzhommes qu'ilz ont faict venir. Et en eussent fkict venir davantaige, n'estoyt que je leur ay dict qu'il n'en estoyt besoing de plus. Ds font une grosse despense à l'en tretenement. Et voyant cela, j'ay faict bailler au jeune trois cens livres, non pas en forme d'estat, pour ce que je scay ce que le roy et vous luy vouUez ordonner. Sur quoy et sur la levée que nous âdsons faire il vous plaira, Monseigneur, me faire entendre pour veoir s'il sera besoing qu'elle se parachevé, estant le roy de Navarre passé.
(Orig.; Vc de Cîolbert, toI. 27, f. 68.)
iNSTEUCTIOIf AU 8. DE BeLLBGAEDB DE CE QU'a AURA A DUE AU ROT DE LA PART DE M. LE MAEESCHAL DE ThEMBS.
Poitiers, 20 octobre 1560.
NouTelles du roi de NaTarre.
Premièrement.
Qu'il Ait hier au devant du roy de Navarre, à sa disnée, qui estoyt en l'abbaye de Fontaines-le-Gonte, distant deux lieues
484 ANTOIMB DE BOURBON
d*icy ; lequel arriva arsoir à coucher en eeste yflle, où IV» ta; a foîct le meilleur et plus honnesle recueil qa*oo a pa adfiaer; et en est cejourd'huy party avec ung visaige joyeolx et cootanL A Tendroict duquel ledict sieur mareschal s'est acqoité suyvant rinstruction que Sa Magesté luy a donné par ses lettres da XVI* de ce moys sans s'estre esmandpé da?antaîge sor aocoiie particullarilé concernant son faict Lequd s*en va eoocher à Ghastelerault, pour (y ayant couru le cerf demain) s'en partir mardy au matin et suy vre son chemin droict trouver sa dicte Magesté, sans s'arrester en aucun lieu. Ayant aveoques luy messieurs le prince de Condé et cardinal d'Armaignac et une vingtaine de gentishommes, que ledict s' de Bellegarde cognoyt tous.
Que voyant qu'il n'y a nouvelle d'aucune assemblée ny remuement en ce pays, qu'il donnera dans deux ou trois jours congé aux gentishommes qui sont icy, près de mons' de La Rochepouzay, de se retirer en leurs maisons, et ce pour estaindre la despense qu'il faict à leur entretenement, qui est bien grosse, estans en nombre de quatre vingtz ou cent gentishommes, sans la suytte, comme j'en ay adverty monseigneur le duc de Guise.
Qu'il plaise à Sa Magesté luy commander ce qu'il aura affaire, maintenant que ledict s"" roy de Navarre a passé, tant sur la gendarmcrye (jui est icy que sur la levée des gens a pied qu'il a envoyé faire, ces jours passez ; laquelle il feroit contremander, si Sa Magesté ne vouloit qu'elle fût parachevée. Et ce pour espargner la despence (lu'il se pourroit faire en cela sans besoing.
Que, suivant ce qu'il a pieu à Sa Majesté luy commander par ses lettres du xvi* de ce moys, il ne fauldra d'en suyvre, sur le faict des monstres, ses coramanderaentz, et pareillement sur le vivre des gendarmes. A quoy il a toujours tenu la main si bien qu'il ne luy en est venu encores aucune plaincte. Et quand il luy en adviendra quelcune, il mestra si bien la main au chasliement de ceulx qui l'auront mérité, que les autres y prendront exemple.
Que mons"" de La Trimouille est arrivé icy, et pour ne veoir qu'il soyt nécessaire de l'y retenir, qu'il luy donne pour cesle
BT JEANNE D'ALBRBT. 485
cause, congé de s'en aller en sa maison qui est à une journée de ceste ville.
Faict à Poictiers, ce xx* jour d'octobre ^560.
Paule de Termes.
(Orig.; Vc de Cîolbert, toI. 27, f. 74.)
MoNTPEZiT AO DUC DE GuiSE.
Le Fou, 20 octobre 1560.
Conflit avec le roi de Navarre.
Monsegneur, je receus hyer la lectre qu'il vous a pieu mescripre d'Artenay, à laquelle j'ay dèsjà satisfaict en partie, par celle que vous escripvis mecredy dernier : asteure il ne m'est possible, pour les raisons que vous dira ce gentilhomme, présent porteur, ensemble la pêne là où je suys. Le roy de Navarre dit que la Reyne, mère du Roy, luy a escript ne m'avoir dit ny seulement jamays pensé ce qu'elle me commanda luy dire, estant dans sa chambre, le Roy présent, où elle nous appela. Ce que je ne puys croyre, aussi ne m'a-il jamays voulu montrer la lectre, me disant qu'il n'avoit non plus d'occasion de me croyre, ne luy montrant nul escript que j'avois; et que, si je luy voulois luy montrer mes instructions, il me montreroit la lectre ; ce que je n'ay voulu faire, d'autant que les instructions me semblent pour l'irriter, que ce que je luy baillay par escript*, dont j'è dèsjà envoyé ung double à la Reyne, mère du Roy ', et vous en envoyé ung autre. S'il vous plaist me bire tant d'honneur de le veoir, vous le trouverrés véritable; et ne puys croyre que la Reyne, mère du Roy, l'ait désavoué : ce seroit ung mauvais commancement de première récompense pour moy, qui m'asseure avoir aussi bien servy les Rois, de ma vie et de mon bien, que je n'ay occasion d'en porter envye à nul gentilhomme de mon eage \ de mon honneur, Monseigneur, je ne servis jamays personne et aymeroys mieulx n'estre jamays
xxm.
Ai Nripvd à Soiifes, fén§memx^ SI 00toirr ISM. — Fvtc des uaùlm de Rernne H de Huddan. — !hcveus ;r3aUB à Sarlit — Ca miaistre qni y prichaît cnpkîBjoar a cCéftit pmooBîer. — Les bahiUiits éUient an WÊûmaA de ptinire ks armes. — Le sèBéctel s'est tranqMMrté sur les &eai itk noe tnwpe de miUbliomnies fidèles. — Les ha^u-fc-ics .'c: i^ irz:<s e: 5*? r^iinissent fréquemment — Xeees&i:»? i avlf^. — M-fyrn: e<: dans ce pays et s'efforce d'agiler le javs. «iH-l*.; V= de Ojibert, toI. 27, f. I06J
Le::n? de NVoille^ au n>î« BordeauXy 21 ociobre 4360. — Destitution du s. de Ou^nac et remplacement par le capil^ne Aur>^. — Demande d'une augmentation de trente soldats. — Caime et tranquillité de la \ille. Orig.: f. fr.. vol. 6908, f. 94.)
Lettre du capitaine du Mçean au duc de Guise, Dm Vigean^ 21 octobre 4560. ~ D est venu rejoindre le maréchal de Thermes suivant les ordres du roi. — Les troubles sont calmés. — Compterendu d'une certaine mission remplie auprès du s. de Hortemar. Oriç., V^ de Colbert, vol. 27, f. 408.^
Lettre du capitaine Auzance au duc de Guise, Angoultme^ 23 octobre 4360. — Il s'est rendu à Angouléme suivant les ordres du roi et demande un pouvoir si sa mission doit se prolonger. (Orig., f. fr, vol. 45874, f. 78.)
BT JBANNB d'ALBRBT. 487
Lettre de Hontpezat à la reine, Du Fou^ 23 octobre \ 560. — II ne sait pas pourquoi sa conduite vis-à-vis du roi de Navarre à Poitiers lui a fait encourir la disgrâce de la reine mère. — Il envoie à la cour le s. de Mereval pour se disculper. (Autog., Vc de Colbert, vol. 27, f. \\2.)
XXVUI.
I?fSTRUCnON DB CE QUE HIURA A DIRE HUGUES DB ThEBMES DE LA PART DB BOUSBIGHEUB LB MARBSCHAL DE ThBBMES A MOlfSEIGlIBUB
DE GlmsE.
Poitiers, 23 octobre 1560.
Coap de main organisé par nn gentiUiomme da roi de Navarre
à Poitiers.
De dire à monseigneur de Guise ce qui est survenu despuis le parlement du seig' de Beliegarde, et que ce jour mesme rhoste du cappitaine Montestruc le vint trover et luy dict qu'il lui vouloit dire quelque chose de conséquence. Et, après Tavoir entandu, le dict cappitaine Montestruc, yl lui sembla de le mener vers iedict s' maréchal-, ce q'yl fil; et mostra avoir faict ung contract avecque un gentilhomme de la suite du roy de Navarre ; lequel contract est envolé présentement à monseigneur de Guise, et par là yl pourra voir^ s'il lui piait, se ilz ont ancor bonne intension de exécuter leur entreprinse.
Le dict s' maréchal ha ordonné au marchant de continuer son entreprinse, si bon semble à mondict seig' de Guise, pour voir sy on les pourroit atraper sur le fait, ancor que ce sont choses dangereuses de les laiser venir sy avant. Yl remetra cela au prudent jugement de mondict seig' de Guise.
Il semble au dict sieur le maréchal que le Roy ne se doibt point delTaire de ses forses, mais au contraire il luy semble qu'il doibt envoler forses par tous les gouvemementz de son rolauhne et chastier ceulx lesquels ont usé de la forse et sédition, autrement Sa Magesté ne sera ne craint ne hobbéi et sera toigours en dangé de sa personne et de son estât.
488 ANTOINE DE BOURBOU
Et cependenl qu'il ba ses forses ensemble fl doibt ebastier oeulx quil ne lui sont point fidelles; et que Sa Ifagesté s'aseure que ceulx yci hont intelligence avèques les estrangers; et s*il i provoit à bonne heure, cependent qu'il ha ses forses eosomUe, yi leur rompra toutes leurs entreprises.
Faict à PoicUers, ce 23* de octobre 4 560.
Paule de Termes.
(Autographe; Ve de Colbert, toI. 27, f. 76.)
Lettre du sénéchal de Périgord au duc de Guise et au cardinal de Lorraine, Périgueux^ 30 octobre 4560. — Apaisement momentané en Périgord. — Mouvements à Sarlat, à Bergerac, à Ëymet et à Mucidan, et assemblées pour ouïr les prêches de ministres de passage. — Lesofïiciers du roi usent de prudence. — Si le roi le commande, il sera flaicile de venir à bout des séditieux en autorisant la noblesse à prendre les armes. — Arrivée de Biron en Périgord. (Orig., V^ de Colbert, vol. 27, f. 430.)
Lettre du duc d'Albuquerque à Philippe II, Pampelune^ novembre 4560. — Levée de tous les hommes de vingt à soixante ans, en état de porter les armes, pour secourir le roi de Franc*?. — Réception de Vendôme et de Condé à Orléans. — Détails rétrospeclifs sur l'arrestation de La Sague. — Enquête sur la garnison de Navarreins. — Arrestation de Bouchard, chancelier de Vendôme. (Cop. espagn.; Arch. de la secret. d'État d'Espagne, leg. 358, f. 52.)
Lettre de d'Ossun au roi, Bordeaux, 2 novembre 4560. — Tranquillité de Bordeiiux et de la sénéchaussée. — Troubles à la Réole, à Tonneins, à Agen et à Villeneuve. — Délivrance par force d'un prisonnier à la Réole. — Les habitants de Villeneuve sont venus demander du secours à Burie, qui ne peut leur (»n donner, ou l'autorisation de prendre les armes « pour a repousser ces malheureux qui les tiennent en grand subjec- « tion. » — Burie n'a pas voulu accorder l'autorisation sans l'avis du roi. — Troubles à Sarlat. (Orig., V^ de Colbert, vol. 27, f. 438.)
ET JBANNB d'aLBRBT. 489
Lettre de d'Ossun au cardinal de Lorraine et au duc de Guise, BordeatiXy 3 novembre 4560. — Le ministre Fontaine, évadé des prisons d*Agen, prêche publiquement à Gontaut et dans les terres des s. de Lauzun et de Caumont, au milieu de gens armés. — Les ofQciers d'Agen demandent Tautorisation de le saisir. — Burie prie Lauzun et Gaumont de Texpulser. — C'est à vous d'aviser. (Orig., f. fr., vol. 45874, f. 85.)
Noailles aux mêmes, Bordeaux, 3 novembre 4 560. — Envoi de lettres du Périgord rapportant les troubles survenus dans cette province. (Orig., Y^ de Colbert, vol. 27, f. 440.)
Lettre de Burie à Gaumont, Bordeaux^ 3 novembre 4560. — > Ordre de saisir le ministre Fontaine et de l'envoyer au parlement de Bordeaux qui a déjà entamé son procès. (Copie; Coll. du Périgord, vol. 6, f. 7 v».)
Lettre de Claude de L'Aubespine, secrétaire d'État, à Bernardin Rochetel, évêque de Rennes, ambassadeur de France auprès
de l'empereur, Orléans^ 3 novembre 4560. — c Des nou-
c velles de deçà, tous nos troubles commencent à s'en aller en c fumée. Dieu mercy, pour la venue du roy en ce lieu, où, depuis « trois jours le roy de Navarre l'est venu trouver et M. le prince « de Condé, son frère aussi, lequel le roy a faict arrester pric sonnier par les capitaines de ses gardes, dont beaucoup se « sont estonnez. Je ne scay ce que ceila pourra produire mais « tous les meschans s'advouoient de son nom. » (Autog., V<^ de Colbert, vol. 394, f. 23.)
JiHUS FrEGOSE, MqUE d'AgEN, au ClRDf!YAL DE LORRAINE.
Agen, 3 novembre 1560.
NouTelles d'Agen et de l'Agenais.
Monseigneur, aussy tost que je fus rellevé de maladie, suyvant le debvoir de ma charge et le commandement du Roy et vostre, suys venu en mon évesché, où avec ce peu de force que
492 ANTOINK DK BOUKBOM
projetés entre les Bourbons, les Yakuset les Gobes pour ner la ooneorde. — Conflit de Vendôme el de Montpentim portes de Poitiers. — Armements et Instailatkm de la eoor à Orléans. — Arrivée du cardinal de Toumon. s: Du 4 noYembre: Arrivée de Vendôme et de Condé à Oriéans. — Récit de recueil du rd; nombreux détails. (Orig. espsgn., Arcb. naL, K. 4493, n<» 404.)
Lettre des magistrats de la sénéchaussée de Rouergoe ao roi «t au cardinal de Lorraine, VUleframeke^ 4 novembre 45M. ^ Arrivée de plusieurs ministres en Rouergue et leur sueehs, surtout à Milhau. — Le danger s'accroît de la non midenee des principaux fonctionnaires. — Le cardinal d'Armagnac est à la cour et le sénéchal est malade à Toulouse. (Orig., f. fr., vol. 6626, f. 33, et V^ de Golbert, vol. S7, f. 148.)
Rapport sans signature sur la célébration des cérémonies de la réforme à llarennes, la non observation de la ffite de la Tdussaint, etc.; 6 novembre 4560. (Copie du temps, V^ de Golbert, vol. 17, f. 452.)
Lettre du sénéchal du Périgord au duc de Guise, Périgmeux, 7 novembre 4560. — Prêches de Mazet à Saintr^yprien et à
Issigeac. — Il a fait deux baptêmes à la façon de Genève. — Point de violences ni de port d'armes, ce qui Ta empêché de poursuivre les adhérents de Mazet. Il a fait publier la défense d'assister aux prêches. — Mazet a été fait prisonnier à Sarlat par un officier du roi, qui, pour éviter une sédition, Ta donné en garde à deux habitants de Sarlat. — Mazet s'est échappé et Tun de ces gardiens a été emprisonné. — Faut-il lui faire un procès? — Ordre établi à Bergerac par M. de Byron. — Prêches de nuit et de jour à Mussidan et à Moncaret. — Demande d'argent et d'instructions. (Orig., V« de Golbert, vol. 27, f. 467.)
Lettre du duc de Guise à Burie, Orléans, 9 novembre 4560. — Le roi envoie le maréchal de Thermes en Périgord, Limousin et Agcnais afin de châtier rigoureusement les séditieux. — Ordre de l'appuyer. (Minute orig., ibid., f. 459.)
Lettre de Jean Michieli et de Michel Suriano à la République de Venise, Orléans^ 40 novembre 4560. — Commission pour
BT JEANNE d'aLBRET. 493
juger le prince de Gondé. — Détails sur la captivité du prince.
— Conférence du roi de Navarre avec les Guises et avec la reine mère. — Mécontentement du prince de la Roche-sur- Yon des injustices accumulées dans le procès de Gondé. — Gravité des charges portées contre le prince. — Audience donnée par le roi de Navarre aux deux ambassadeurs vénitiens. — Son essai d'apologie de Gondé. — Arrestation de la dame de Roye. — Arrestations diverses. — La Rochefoucault , Senarpont, les trois Ghastillons et même Damville sont menacés d'être accusés.
— Convocation des chevaliers de Tordre. (Copie ital., mss., Dépêches vénit., fllza 4, f. 487.)
Lettre du roi à Amaury Bouchard, chancelier du roi de Navarre, Orléans^ 44 novembre 4560. — Ordre de se constituer prisonnier et de révéler par écrit tout ce qu'il peut connaître de l'entreprise des princes. (Minute orig., Y^ de Colbert, vol. 27, f. 464.)
Lettre de Chantonay à Philippe II, Orléans, 43 novembre 4560. — Le prince de Gondé en prison. — Vendôme assiste tous les jours au conseil et aux chasses du roi. — Des états prochains. — Mesures prises par les Guises pour peser sur les décisions des députés. — Dispositions de Vendôme. — Il cherche l'occasion de se disculper. — La princesse de Gondé est à Orléans. (Orig. espagnol; Arch. nat., R. 4493, n<> 406.)
xxxn.
ARROTEft ▲ AifTOIIfE DE NOAILLBS.
Périgueux, 13 novembre 1560.
Prédications du ministre Mazet à Sarlat, à Saint-Gyprien et à Eymet. — Revue des principales Tilles dn Périgord.
Monsieur, la fldellité que je doibz au service du Roy me &ict particullièrement descouvrir la vérité de mon voyaige et avec plus grande prolixité que je n'ay faict par les lectres que j'escrips à monsieur de Burie ; lesquelles, quant à la substance,
494 AVTonrB i>m bourbon
sont entiêrcBCfll Térilahles ; aiaûs le florphis qui est dans les présentes, je le tous mj leseité pour la scnriUide que je tous ay Toohée et jurée, il 7 a ja kmgtemps.
En premier iîea. je partiz la TîgiUe de Toossainctz de oeste ¥ille. snjrant œ qu'il tous pleost m'escripre, et allay à Sarlat, où j'arriTay le joor de la dicte feste de matin; et y cuydoys trouTer ung nonmié Mazel, ministre, qui a gasté le pays de Sariadqys en eertains cndroytz, mesmes à Sarlat, Saint-Gyprien, Eyssigeac et Eymet, et a prins de chaque lieu dix livres pour moys. Et pour le regard de ee qu'est survenu à Sarlat, le dict Mazet y a presché troys ou quatre fois en maisons particullières sans armes; toutesfoys que j aye peu vériflBer. Ont aussi une foys baptizé une fîlhe contre les constitutions et observances de Tesglize. Leur esglize a esté des dernières yntroduytes, et n'esioyt fort advancée, car il y eust bien eu plus grand ravaige. Je les ay attirés avec les paroUes les plus doulces que j'ay peu, veue la nécessité du temps. Et finaUement, me semble qu*îlz recognoyssent leur fimlle, pour ne la continuer à Tadvenir. Et s'Q y escbeoyit amandament du passé, quant il vous plairra, vous sçavez les endroictz, non seulement de ce lieu, mais des trois anltres, quant me le commanderez.
Mcmsieur, je vous asseure que la fiicilité et estonnement provenant des menasses des ratrepreneurs a plus bailbé de crainte que ministres de la justice qu'il ne y avoit de lieu, et si chascun y eust procédé vivement, et moy le premier, les affaires n'eussent poussé si avant qu'ik ont Tant y a que, la gr&œ à Dieu, le tout se porte bien, pourveu que vivement l'on chasse les ministres, lequelz seront cause d'une grande foulle au peuple qui nen peult mais.
Monsieur, j^ay trouvé à Sainct-Gyprien, lieu assez rusUsque, les cboses fort mal; toutesfoys, elles sont suyvies de gens qui n'ont que tenir, lesquelz fiiyent de toutes partz, quant la justice les visite ; et comme ilz m'ont commancé à Eyssigeac (sic] , aussi trouverez qu'ilz sont aussi malades que ailheurs; dont du tout j'ay les procédures vers moy ; lesquelles je n'ay peu, pour le grand volumes d'icelles, envoyer, que premièrement je n'aye entendu le vouloir de monsieur de Burie et principailement oelluy de monsieur d'Auzun et le vostre : ayant souvenance des
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oommandemens que me flstes à FesgUze Sainct-André. D sera vostre bon plaisir m'en commander voz yoUuntez sur ce.
Quant à Bragerac, mons' de Biron en partit le jour que je y arrivay, où il n'y oblia rien de ce que appartenoyt à la charge qui sur ce luy fût bailhée par mon dict s' de Burie. Et voyant toutes choses pour l'heure bien dispozées, je y arrivay de nuyt et men parUz le lendemain. Je croys que touchant ladicte ville en avez receu advertissemens certains et au long par mon dict sieur de Biron, la soufizance sienne estant accompaignée du bon zelle qu'il a au service de Dieu et du Roy. Bien vous veux advertir qu'il y est requis du chastiement en des endroictz, lesquelz, possible, ne seront pas bien cogneuz et les ignocens en pâtiront, possible, en leurs lieux, comme il arrive sou vaut.
Monsieur, il y a encores Mussidan, Montravel, Montcaret et Eymet à viziter, où se tiennent les predicans, lesquels chassés tout sera en repos et bien aysé de les prendre. De ma part, s'il m'est commandé, je ne foys poînct de doubte que avec les forces que j'ay aysées soubz l'auctorité du Roy, je n'en vienne à bout. Il est vray que jusques icy le mien y a coureu, et si a ung an entier que je ne fliz payé de mes gaiges, mais estant seulement défrayé, inespéré et m'asseure en venir à fin; ce que je ne vouldroys entreprendre sans les commandemens de vous, mes dictz seigneurs, comme aussi je l'ay escript à monsieur de Burie.
Monsieur, si de chesque lieu l'on purge les provinces de telles personnes, il sera aysé vivre en paix; aultrement les affaires endormies se pourront quelque foys esveilher, comme je scentz des malices de ceulx que à présent je voys vaincuz ; et néantmoings ilz actandent le futur Messye et les entendz murmurer entre les dentz.
Je vous supplieray très humblement excuser mes lestres si les trouvez plaines de beaucoup de superfluz advertissemens lesquelz avez preveuz avant que je les cognoisse, tant y a que mon acquit envers vous, Monsieur, me sera, s'il vous plaist excuze sufizante. Du reste j'appelle Dieu à tesmoing que Tenvye ne me convye de blasmer personne, mais la foulte laquelle de soy mesmes est assez evidante^ laquelle je crains tomber sur le pouvre peuple ignocent.
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Monsieur, actaDdant le eommautaoïent que aor «e plairra me fliire et commission, s'il vous phist, qae je aucune chose, Je ne pariiray de la présent Tille où toalSB la gr&œ à Dieu, sont bien disposées et ont ainsi le oommanoement, dont je loue Dieou riepemiant plaisir sera que Je soye continué aux bonneB grioea de sieur d'Ausun et les vostres, comme Tostre très Imalile teur. Supplieray le créateur, Monsieur, vous donner en très longue et heureuse yie. De Périgueux, enToeln XIII* novembre 4560.
Vostre très humble servilenr,
Aiiujef.
Monsieur la présente escripte, homme digne de fcy a*a assuré que dimencbe Ton prescba à Bragerac et m*k on aasmé que cest Boynorment. Il vous plairra y commander, car il y a de l'ostination et mes advertissements sont certains.
(Oris- peot-^tre aotofraphe; f. fr., toK 15871, f. 05.)
xxxm.
SBCriER DE LÀ GeaTISRB, Sé^TÉCHAL DU QUESCT, AU Roi.
Cahors, 16 novemlrre (1560).
Troobles de MonUiiban.
Monseigneur, si tost que j'ay esté par dessà j'ay assemblé les trois Kstatz de ceste seneschaulcée de Quercy. En laquelle assemblée j'ay esté adverty que puis peu de jours, pendant que jestoys en chemin pour m'en venir par dessà, certain nombre d'hommes incogneuz sont survenuz en la ville de Montaulban; lesquelz ont forcé les prisons du Roy, sur les neuf heures du soir, et ont mys ors ung prisonier qui estoyt accusé du faîct de la rt^ligion. Et après se sont retirez et esvanouys, de telle sorte que l'on na sceu «lu'ilz sont devenuz, comme vous pourrez eslrc plus amplement adverti par le seigneur de Negrepelisse que pour lors estoyt sur les lieux, et présentement à la court,
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comme Ton ma dict. Et combien que les officiers des lieux et la court de parlement de Tholoze en ayent informé, sans avoyr peu descouvrir quelles gens estoyent ny de quel lieu, ainsi que Ton m'a dict, si est-ce, Monseigneur, que je m*en veoys tout maintenant sur les lieux, avec tel et si grand dézir d'en sçavoir la vérité, que j'espoyre la trouver : de laquelle je vous advertiray incontinent et y donneray tel ordre que Tobéyssance et la force en demeurera au Roy. Car, par ce que j^ay peu cognoistre et entendre en ceste assemblée des troys Ëstatz, tout le pays et subjectz du Roy de ceste seneschaulcée luy sont merveilleusement obéyssans et desplaysans de cest accident^ dézirans punition en estre faicte contre les coulpables.
De quoy. Monseigneur, je vous ay bien voulu advertir, en attendant que je me sois mieulx informé du tout, pour vous en faire sçavoir plus amples nouvelles. Et sur ce, Monseigneur, je supplieray le créateur vous tenir en sa sainte grâce.
De Cahours, en Quercy, ce ivi* novembre.
Yostre très humble et très obéissant serviteur,
La Graviere.
(Orig.; Ve de Coibert, vol. 27, f. 176.)
xxxrv.
Lettre de Noailles au duc de Guise, Bordeaux^ 48 novembre 4 560. — Pauvreté des soldats de la garnison qui meurent de froid et de faim. — On leur doit trois ans et trois mois de leur solde. — Pendant ce temps ils n'ont reçu que deux mois en prêt. — Ils sont tous les jours à la veille de se mutiner et de quitter le service. (Minute orig., f. fir., vol. 6908, f. 437.)
Lettre de Burie au duc de Guise et au cardinal de Lorraine, Bordeaux, \% novembre 4560. — Pauvreté des soldats de la garnison de Dax. — Mêmes détails que dans la lettre précédente. (Orig., Vc de Coibert, vol. 27, f. 484.)
Lettre de Paul de Foix au roi, Bordeaux^ 48 novembre 4560. — Remerciement du collier de Tordre. (Orig., ibid., f. 483.)
Lettre de Jeanne de Gontaut, dame de Noailles, à Tévéque n 32
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Lettre de Jarnac au duc de Guise, Niort, 27 novembre 4560.
— Le s. de La Marcousse, lieutenant de sa compagnie, a pris deux prédicants dont il espère foire justice. — Les habitants de Niort sont dans une telle elTervescence que Jarnac les a ajournés à mardi pour essayer de les pacifier. (Orig., Y^ de Colbert,vol. 27, f. 244.)
Lettres d'Auzance et de La Roche-Posay au roi, Brion, 28 novembre 4560. — Ils ont pris des mains de Jarnac le chancelier Bouchard et le conduisent à la cour avec toute sorte de précautions. (Orig., ibid., f. 209.)
Lettre de Chantonay à Philippe II, Orléans, 28 novembre 4560. — Aggravation de la maladie du roi. Grands détails (voyez ci-dessus). — Du concile général et du choix de son emplacement. — Le comte de Arran. — Procès de Condé ; lenteur dans la procédure. (Orig. espagnol; Arch. nat., K. 4493, n*" 408.)
Lettre de Noailles au roi, Bordeaux y décembre 4560. — Puisque le roi veut bien lui maintenir sa charge de maire de Bordeaux, il fera tous ses efforts pour la bien remplir. (Minute orig., f. fr., vol. 6908, f. 95.)
Lettre de Michieli et de Suriano à la République de Venise, Orléans^ V* décembre 4560. — Détails sur la maladie du roi (voyez ci-dessus). — Douleur des deux reines. — Personne n^entre dans la chambre du roi si ce n'est les reines et les Guises. (Gop. ital., mss.; Dépêches vénit., filza 4, f. 200.)
Lettre des mêmes à la même, Orléans^ 2 décembre 4560. — État désespéré du roi. — Les Guises ont suspendu tout service des postes. (Ibid., f. 202.)
Lettre des mêmes à la même, Orléans, 3 décembre 4560. — Le roi touche à sa dernière heure. — Troubles probables s'il vient à mourir. — Alliance probable du roi de Navarre et du duc de Guise. — Mariages projetés entre les Guises et les Bourbons. — Nouvelles d'un grand trouble à Bordeaux. — La cour de France demande du secours au roi d'Espagne. (Ibid., f. 203.)
Lettre de Chantonay à Philippe II, Orléans, 3 décembre 4 560.
— État désespéré du roi. — L'ambassadeur a demandé à voir
ANTOINE DE BOCHBON.
la reine. — Elle demande l'appui du roi d'Espagoe. — Hier oq a consulté les constitutioas du rojaumc en codsgU. La régeuce i)p[>arUenl à la reine mère. Vendôme y cousent. — On rassemlilera leâ étaU le (0 décembre. — Plaintes du cardinal de Lorraiii<! sur le ojallietir du sa maison. — Dispositions prises p<iur pourvoir au gouvemL-menl un cas lia morl du roi, — 11 n'est pas question de diauger de ministres, mais la reine mère voudrait réduire la puissance des Guises. (Orig. espagnol, K. (493, n' 443.)