‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 129 sur 133 · d. (vers le 9 Juin · texte numérisé non relu

d. (vers le 9 Juin

Mon onde, j'ay commandé à ces deux gentilshommes de passer par Pau pour vous dire de mes nouvelles et vous dire que je n'ay point oublié la bonne chère que vous mavez faicte et que, là où il se présentera occasion de vous montrer la bonne volonté que je vous porte, vous connoitrés que vous n'avez poinct plus affectionnée nièce que moy. Qui sera la fln, où je prieray Dieu que vous doint bonne et longue vye.

Votre bonne nièce,

Elisabet.

(Aatog., Arch. des BasMS- Pyrénées, B. 581.)

Lettre de Sébastien de L'Aubespine, ambassadeur de France en Espagne, au roi de Navarre, Tolède^ 9 juin 4 560. — Bonnes

nouvelles de la reine Elisabeth « la continue de la santé et

« bonne disposition de lad. dame et combien elle persévère à c soy bien et dignement comporter avec ceste nation et singu- « lierement avec le roy, son mari, qui continue à Taymer et c estimer de plus en plus. » — Nouvelles de don Carlos, fils de Philippe II, qui est c encores infiniment travaillé de sa fièvre c quarte. » — Nouvelles du désastre de Djerbah. (Orig.; Arch. des Basses-Pyrénées, E. 582.)

Lettre du duc d'Albuquerque à Philippe II, Pampelune^ 4 2 juin 4 560. — Le duc a envoyé Antonio Gomez de La Pena pour connaître le sort de Gamboa. Vendôme Ta bien reçu, lui a bit des dons et lui a dit que Gamboa avait mérité la mort. — Le roi de France a fkit appeler Vendôme, mais celui-ci s'est excusé. — Progrès de Thérésie à Pau. — Cependant Vendôme et sa femme vont à la messe. (Cop. espagn.*, Arch. de la secret. d'Etat d'Espagne, leg. 258, f. 52.)

Éi

ET JEANNE d'aLBRET. 465

Xffl.

D*ESGARS AU DUC DE GnSB.

Bordeaux, 12 juin 1560.

Commission du Parlement envoyée en Guyenne. — Gentilshommes envoyés dans les villes. — Assemblées séditieuses. — Nouvelles du roi de Navarre.

Monseigneur, par les lectres que j'ay escript le m* de ce mois j'ay d^abondant faict entendre au Roy et à vous tout ce qui est survenu de par deçà durant le temps que je estois devers le roy de Navarre, et comme messieurs les président Berault et de Montaigne, conseillers, députés par la cour de Parlement et avec eux le sieur de Bories que je leur ay baillé pour tenir mayn forte pour Texécution des arrestz qq la dicte cours, allans aux lieux où durant mon absence ont esté faictz monopoles, et prédications prohibées, dévoient partir incontinent \ ce quilz n'ont faict, quelque dilligence que j*aie sceu faire, plustost que aujourd'huy. Au moyen de quoy. Monseigneur, craignans cependant que ceux des dictz lieux, ou aultres leurs circonvoesins et complices vinssent à tant s'oblier que d'entreprendre semblables parties, j'ay dépesché des gentilzhommes aux Ueux que j*ay extimé plus suspects ; qui m'ont adverty que, depuis mon retourt, n'ont esté faictz ausdictz lieux monopoles ne prédications publicques et prohibées; ce qu'ilz faisoient durant mon absence tous les jours. De quoy lors et à l'instant que je vous en ay escript, Monseigneur, j'ay adverty le dict seigneur Roy de Navarre, luy faisant entendre combien de faveur ce pais recevroit par la présence de Sa Majesté, laquelle non seulement auctoriseroit les dicts sieurs>commissaires et autres ofBciers du Roy, mais contiendroit tousjours de plus fort les habitans de ce pais en l'obéissance qu'ilz doivent à Sa Majesté. Pence, Monseigneur, que incontinent le dict seigneur roy de Navarre se sera acheminé pour venir de par deçà, où aidant Dieu, ne surviendra chose qui empesche la pugnition qu'arront méritée les

406 ANTOINB DB BOURBON

eoulpables. A quoy Je tiendray de ma part majn, et ^o» adveriiray tousjours de toat œ qoi se préeentera : u duiiui rien plus que d'estre si heureux de pouvoir obéir aux eoouniiidemeos qu'il vous a pieu, Monaeigiiear, et plaina aie Mie; chose que je extimeraj le plus grand bien que Je apuinNs derirer. Au reguard de œ qui se présente an pals de ^^■fatû'y d isles de Harennes, Tuissier que lesdictz a*" de la eonrt y ont envolé a rapporté avoir vmi ensemble awwnblé» le nombre ds deux mil cinq cens à trois mil hommes, sana armaa, iBBemMiii pour ouyr ung de ses predicans. De qpaj et anltrea cboses qiri se peuvent présenter, je croy, avez esté adverty par monsieQr de Biron ; à quoy je me remettray. Extimant, Monseigneur, si tochant cela doit survenir aucune chose ai œ pais, ee pont estre demayn jour de la Feste-Dieu. A quoy par tous moyens, j'ay pourreu pour en oster les occasions et moiena. Sli sonnait aucune chose en ce pays, je vous en adveriiray ineontinent Où et ailleurs je prie Nostre Seigneur me donner la grâce qoe je puisse fidre service au Roy et à vous, Monseigneur. SoppUans le Créateur vous donner en parikide santé très longue, eonfeonte et très heureuse vie.

A Bourdeaulx, le xii* de jungt 1560.

Yostre très humble,

Descars.

(Orig., f. fr., vol. 15641, pièce 9.)

Comniission et pouvoir donné à maître Jehan Lescrivain, par le roi et la reine de Navarre, contre Jehan Belin, trésorier de Foix, Pau, i A juin 4560. (Gop. auth.; Arch. des Basses*Pyrénées, B. 4463.)

Lettre sans signature et sans adresse (probablement adressée à Burie) contenant le récit d'un essai de délivrance par force armée d'un ministre retenu prisonnier à Agen et du soulèvement du s. de La Maurelle. (Gop. du temps; Y^ de Golbert, vol. 27, f. 485.)

BT JEANNE d'ALBRBT. 467

Lettre de Sébastien de L'Aubespine, ambassadeur de France en Espagne^ au cardinal de Lorraine et au duc de Guise, Tolède^ 3 juillet \ 560. — Don Pedro d'Albret, ambassadeur du roi de Navarre, est retourné auprès de son maître. — Avant son départ il a présenté au roi d'Espagne de nouvelles réclamations au sujet de la Navarre espagnole. — Philippe II a demandé cette réclamation par écrit. — Son mécontentement de Texécution de Gamboa. — Par représailles le duc d'Albuquerque a fait arrêter quelques gentilshommes béarnais. — Mauvais état de don Carlos. — Nouvelles de Djerbah. (Orig., f. fr., vol. 45874, r. 69.)

Quatre lettres du duc d'Albuquerque à Philippe II et à ses secrétaires, Pampelune^ 42 juillet 4560. — Vendôme a passé trois jours à Bordeaux. — Coudé y est arrivé en poste. — Ils sont repartis le jour de l'arrivée du maréchal de Saint-André.

— Le maréchal est allé à Nérac après eux. — Progrès de Théréaie. — Procès des quatre accusés et envoi au roi des pièces de la procédure. (Orig. et cop. espag.*, Arch. de la secret. d'Etat d'Espagne, leg. 358, f. 26 et 52.)

Brevet du roi et de la reine de Navarre accordant à don Pedro d'Albret Tétat-civil de bâtard de don Juan d'Albret, roi de Navarre, et de Marie de Ganuca, habitants d'Estella, Mas d'Agen, 4 aoii^ 4560. (Cop. authentique en latin; ibid., leg. 358, f. 67.)

Lettre du duc d'Albuquerque à Philippe II, Pampeluney 25 août 4560. — AfMre des prisonniers arrêtés à Pampelune.

— Progrès de la réforme en France. — Confiance des hérétiques en Vendôme. — Vendôme cherche tous les prétextes pour éviter de se rendre à la cour. (Cop. espag.; ibid., f. 52.)

Lettre de Pedro d'Albret à PhiDppe II, NéraCy 25 août 4560.

— Il a remis au roi de Navarre les lettres de Philippe II. — Il se porte garant de l'orthodoxie de son maître. — Il est envoyé en ambassade à Rome par lui. — Demande du prieuré de Ronoevaux et production, à l'appui de sa requête, du brevet du roi et de la reine de Navarre qui lui accordent la qualité de bâtard de don Juan d'Albret, roi de Navarre. (Cop. espag. et lat.; ibid., f. 67.)

Lettre du parlement de Bordeaux au cardinal de Lorraine, Bardeaux j 29 août 4560. — Lettre d'appel suprême et de mise en demeure de prendre d'énergiques mesures pour sauver la religion et Tautorité du roi en Guyenne-, « nous esbaissans « qu'il n'a esté donné ordre aux actions et assemblées que c dresse par deçà le s. de Meymy, qui empire de jour à aultre. » (Orig., f. fr., voi. 45873, pièce 29.)

Lettre de l'ambassadeur vénitien, Jean Michieli, à la République de Venise, Melun^ 30 août 4560. — Découverte d*une conjuration nouvelle. — Le vidame de Chartres. — La Sague suivi par les agents des Guises à la cour et à Paris et arrêté à Etampes. — Lettres trouvées dans la valise de la Sague. — Ijettres du vidame de Gbartres. — Aveux de la Sague. — Conseil tenu au milieu de la nuit par les Guises à Fontainebleau. — Arrestation du vidame de Chartres dans son lit à Paris. — Retraite prochaine de la cour à Saint-Germain. — Envoi de Crussol au roi de Navarre. — Le cardinal de Bourbon ; faiblesse de son caractère. — Compte-rendu de l'assemblée de Fontainebleau ; requêtes de Goligny ; dures réponses du roi. (Mss.; Dépêches vénit., fllza 4, f. 460.)

Lettre de Sébastien de L'Aubespine au cardinal de Lorraine, Toiêde, 34 août 4560. —Mission d'Antonio de Tolède. — A Limoges, les séditieux ont rompu une image de Notre-Dame et en ont jeté les débris au pied des potences. — Troubles dans la ville de Limoges. — Les séditieux se sont saisis des terres de révêché et en commencent le partage. — Prière d'aviser. (Orig., f. fr.,vol. 45874, f. 406.)

Lettre de Chantonay à Philippe 11, Melun^ 34 août 4560. — Suite de la conjuration d^Amboise. — Cardinal de Chastillon soupçonné d*hérésie. — Démêlés de la cour de France avec le nonce au su^^ de la résidence des évêques. — Duc de Guise, chef des catholiques. — Rappel des dépenses feites à l'enterrement de Henri H. — Indulgence du chancelier pour les Huguenots. — On parle d'envoyer Tévêque de Valence à Rome pour

ET JEANNE d'aLBRBT. 469

signifier au pape que, si le concile général n'est pas convoqué avant six mois, le roi de France rassemblera un concile national. — Pétitions présentées à rassemblée de Fontainebleau par l'amiral de Coligny au nom des Huguenots. — La Mothe-Gondrin, gouverneur du Dauphiné. — Bruits de la grossesse de Marie Stuart. — Assemblée de Fontainebleau. — Arrestation du vidame de Chartres. — Montbrun en Daupbiné. (Orig. espagnol; Arch. nat, R. 4493, n' 76.)

Lettre de Ghantonay à Philippe II, Fontainebleau^ 4*' septembre 4560. — Récit détaillé de l'arrestation de La Sague. (Orig.; Arch. nat., K. 4493, n* 79.)

Trois lettres des consuls de la Rochelle au roi, à la reine mère et au cardinal de Lorraine, la Rochelle^ 2 septembre 4 560.

— Protestation de dévouement et démenti formel aux accusations de désobéissance présentées contre eux. (Orig., f. fr., vol. 45873, pièces 37 et suiv.)

Trois lettres de Noailles au roi, au duc de Guise et au roi de Navarre, Noailles, 5 septembre 4560. — Il se rend en toute hâte à Bordeaux. — Chacun est décidé à obéir au prince ainsi qu'à son lieutenant Burie. (Minute orig., f. fr., vol. 6908, f. 89 et 90.)

Lettre du cardinal de Tournon à Gaspard de Saulx-Tavannes, Rossillon, 6 septembre 4 560. — Coup de main des Huguenots sur Lyon. — Gravité de TafTaire. — Prière d'aviser au plus vile. (Orig., f. fr., voL 4644, f. 36.)

Lettre de Ghantonay à Philippe II, Paris^ 8 septembre 4560.

— Nouveaux détails sur Temprisonnement du vidame de Chartres. — Le roi se rend à Saint-Germain. — Tous les gouverneurs ont ordre de regagner leurs gouvernements, sauf le duc de Guise et le connétable. — Crussol a été envoyé au roi de Navarre, ainsi que le cardinal de Bourbon. — Pourquoi le prince ne s'est pas rendu à Fontainebleau. — Les états généraux sont arrêtés pour le 4 0 décembre et le concile national pour le 40 janvier. — Assassinat commis, dit-on, par Condé sur un gentilhomme qui le trahissait. — Armements dressés par Vendôma — Levées ordonnées en Picardie, en Aile-

ET JBANNB d'aLBRBT. 471

MEMOIRE DE BUEIE.

Bordeaux, 14 septembre 1560.

Mémoire des choses que M. de Burye, lieutenant général du Roy au gouvernement de Guyenne en l'absence du roy de Navarre, a commencé de faire en la ville de Bourdeaux et délibéré de faire en autres lieux dud. gouvernement pour le service dud; seigneur, dont le s. de Lanssac, qui s*en va présentement devers Sa Magesté luy rendra compte, afQn qu'il plaise à Sad. Magesté commander ce qu'il luy plaira estre faict sur le tout et fiiire pourvoir à ce qui sera requis pour la despense 8*il est besoing d'en faire.

Premièrement.

A esté ordonné que les portes seront gardées chacune de dix hommes de la ville et ung soldart, auxqiielz il a esté commandé de ne laisser entrer personne en lad. ville qu'il ne soit congneu et le mener devers led. s. de Burye et aussi qu'ilz ne laissent entr^ ne sortir aulcuns coffres, thonneaux ne aultres closes qui ne soient visitées.

Et pour aultant seroit besoing que le s. de Noailles qui n'a que trente hommes^ qui est trop petit nombre pour servir à la garde des portes de lad. ville, qu'ilz luy feussent crus au nombre de cent, ainsy qu'il a esté escrit au Roy, ce que led. s. de Burye fera, s'il voit qu'il en soit besoing, sans attendre le commandement de Sa Magesté.

Il a esté ordonné à tous les hoslelliers qu'ils eussent à rendre compte chacun jour à leur jurât de leurs hostes, afRn que led. jurât en &ce entendre aud. s. de Burie ou aud. s. de Noailles, gouverneur de lad. ville.

Ceux de lad. ville ont asseuré mond. s. de Burye qu'ilz mectront cinq ou six cens hommes des principaulx d'icelle en bon équippaige pour servir le Roy quant et où par led. s. de Burye leur sera recommandé; desquels il a délibéré faire reveue au prochain jour affln de s'en servir s'il en est besoing.

ht *. 4t Bans fH » ealè m cesle ville est «d tan bonii« wital» dt Mr mm fcfcwir d pour œst «-flect esl part; a ■riB f«r aBv4HMr«r4reqae sa oa sept de ses cappîUiiaei, tm pte làitas Aj, MmUem K bouienl prest diactu œxi fi ^«— "*, des iDolleurs qu'ilz ajeat pour r. 9 mmi- *- * Bon* *"oiI qu'il soyt bîsiÀae. Et fiV caM «fctl dttbcfT empraoler, de qaelque bon subject do Si IkSHli CB «Ml* Tille qui t'j est oCTerl, mil ou douze ceiu «■MlfHvMnW.tmes'Utsœtbesoiiij;; au rembourseinenl ItaflecMiphinaSaM geste pourvoir «l iiu paiemimt tgOMlnvfMVkaKiiiqDlU serTironl.Supliaot Irt-s himi- WÊtt SiAdk lligeilé tnin que I'od ne U mettra point en IMHqr «■ M TCilUei qnll eu ïoil brsoing. bfivai q^l «t nànaaniri de (aire queliiues petite r^pan- BBlement de bire Termer quelques I tnmt qui «ml uili murailles de Ud. ville, r k loat pluî hiull de &ix ou sept c»ij Kms, pfaln a Sia&te Magcslé nôinln- au cumptaUe dud. Boufdnuitt de ; foonûr M Monmoins ne Lahser œpendaDi Icd. s. de BmTf i t faire be^oicner, poortr que ce*t chose nécessajpe.

L'homme qui paorsmnHt k paiCBMOt des Mddarts des dns- Inuh Trompette et du Ha n'est point encores de retour, et par coDsequent lesd. soldarts n'ont reœu aulom denier il y a trois

Le roT nm par la ktm, que le victxnte d'Ortbe lay escript, comme la viUe de Bafoone est eo bons termes et a délibéré led. s. de Burye d'y bire un Yoiaige, suivaot ce qu'U a escript à Sa Magesté, sy elle le trouve boa. El a dict Belzuoee, gouvemear d'Aop, aud. s. de Burye, qu'il yra à la court avec le roy de Nararre, et le s. de Goodrio est de^â party pour j aller.

Quant au pays deSaîDtmigeetdesYsles, led. s. de Burye y a envoyé pour en scavoir des nouvelles.

Led. s. de Burye Tera approcha* sa compaignie jusques vers Blaye pour la ^re venir en eeste ville s'il en est besoing.

De scavoir s'il plaist au Roy que led. sieur de Burye visite les pacquels qui passent par ceste ville à Bourdeaulz et sont envoyés

ET JEANNE d'aLBRET. 473

d'un pays à Taullre, par le moien desquels plusieurs choses se pourroient descouvrir.

Faict à Bourdeaulx, le quatorzième jour de septembre i 560.

De Coucys.

(Ori«., f. fr., Tol. 15873, pièce 5, p. 8.)

xvn.

Lettre du nonce apostolique en France au nonce apostolique en Espagne, Poissy, vers le \k septembre 4560. — Arrestation de La Sague à Etampes et du vidame de Chartres; nouveaux détails. — Lettres saisies dans les papiers de La Sague. (Cop. ital.; Arch. nat., K. 4496, n*» 5.)

Lettre de Fronton de Berault, président de la chambre des vacations du parlement de Bordeaux, au cardinal de Lorraine, Bordeaux^ 44 septembre 4560. — Cri d'alarme sur l'état religieux de la province : « En plusieurs villes y a gens qui font « prédications et grandes assemblées tant en maisons privées « que places publiques... et souvent font de grandes insolences « et dérisions aux autres prêcheurs qui annoncent la parole de c Dieu selon Tinstitution ancienne. » — Il n*y a pas eu encore de prise d*armes. — La justice est trop faible pour appréhender et punir les coupables. — Cette tolérance enhardit les séditieux. (Autog., f. fr., voL 45873, pièces.)

Lettre de Jean de Masencal, premier président du parlement de Toulouse, et de Bertrand Sabatery, procureur général, au cardinal de Lorraine, Toulouse, 44 septembre 4560. — Séditions dans le haut Languedoc et à Castres, Yillefiranche de Rouergue, Cahors et Figeac « avec délivrance des prisonniers... création « de nouvelles églises selon la forme de Genève, avec regle- « mens, police, érection d'ofBciers, enrollements, cotisation et « levée de deniers, force et violance, tant sur les personnes que « sur les paquets et procédures pour le faict de la reUgion, « mêmes le premier huissier de ceste cour à la veue des postes a de Tholouse, commencement de mutination en icelle et des-

474 ANTOIIIB DB BOUKBOH

« coii¥0Hm d6 MCfolAS iiMnwB ttVBO los iiiinisIraB ds GflUBiOf « que poumùi estre inieUigenoB ame las antra i— liai ài « rojaulme pour sumumler Sa Ihgwté, soiiprinMr et aboGr « l'eeglise... » — Yi^es instaDees en bveor de meaDrae figaik' reuaes poor h répresekm des séditieQz. (Ori^ pièeeS.)

Lettre du ouuréchal Piaule de Thormea au eonnétable; Ifwpiewkbn 4M0. — Le roi lui a eonuDandé de ee rendre à LocheB, mais il a besoin d^aTauoes pour se mettre en nmta. (Orig.,r. flr.,

▼oi. ea40, r. I50.)

Deux lettres dePdatbrîand au duc de Guise ai an cardinal de Lorraine, Umoges^ 4$ âepiembre 45M. — ArrÎTée à Limoges d'un prédicant venu de Genève. — D a prèehé quelquefois dans un bois situé à une lieue de la ville. — Les ocNdsuls ont pris les annes, fermé les portes, défendu les réunions. — Le prédicsiit a pris la fuite et a échappé aux ofBdtfs du roi. (Orig., f. fr., vol. 45873, pièces 7 et 8.)

Deux lettres du duc d'Albuquerque à Philippe II et à un de ses secrétaires, Pampelmne^ 47 êq^embre 4560. — Nouvean récit de Tarrestation de La Sague. — 11 était porteur de dépêches dWlliMiiacne. — Gondé est très hérétique. — Aussitôt après rarroslation de La Sague le roi a convoqué Vendôme et Gondé à la cour, lesquels doivent y aller en octobre. — Le cardinal de Bourlton est venu en poste à Nérac. — Concile national ordonné en Krance pour le mois de janvier. — Méfiance de Vendôme à rêgani du roi. — Publication en Navarre de la défense aux ôtudianls d aller étudier à Toulouse ou à Bordeaux. (Cop. espag.^ Arch. de la secret. d'État d'Espagne, leg. 358, f. 52.)

Lettre de Chantonay à Philippe II, Paris^ 48 septembre 4560. — Nouveaux détails sur le procès et remprisonnement du vidanie de Chartres. — Arrestation de La Haye, conseiller au Parlement. — Sacrilèges à Rouen. — La Rochefoucault soupçonné d*intelligence avec Condé. — Hontbrun en Dauphiné. — Vendôme a écrit qu'il arriverait à la cour vers le 20 octobre.— Sa lettre à la reine mère. (Orig. espagnol; Arch. nat.^ R. 4493, n' 86.)

ET JEANNE d'aLBRET. 475

Lettre de Pardaillan au duc de Guise, Bordeaux j 20 septembre 4560. — Protestation de dévouement aux Guises. (Orig., f. tr.j vol. 45644, pièce 44.)

xvm.

D'EsGAES AU Rot.

Aux Cars, 23 septembre 1560.

Sire, il a pieu au roy de Navarre m^envoyer en ce pays de Limosin avec la compagnie de monseigneur le prince, son filz, pour ce qu'il avoit esté adverty qu'en la ville de Limoges certaines personnes, malheureuix et céditieulx, avoient couppé la teste à ung ymaige Nostre Dame et mise sur ung eschaffault et après faict assemblée avec toquesaint, comme led. s. et moy avons escript à Yostre Msyesté par ce gentilhomme, présent porteur, que je vous envoyé.

Toutesfoys, Sire, cella c'estoit appaisé pour quelques jours, et, parce que j'estois allé devers ledit sieur, suivant ung commandement qu'il m'en avoict faict, j 'envoyé lad. compaignie devant lad. ville, laqueUe ftist reffuzée des consulz d'icelle sans la voulloir longer aultrement ; que fùst la cause que ung chascun se retirast en sa maison. Et peu de jours après se fist certaine prédication avec port d'armes ez environs dud. Limoges par divers jours, ainsi qu'il est vérifyé par informations-, à quoy, Sire, le peuple adhéroit fort.

Alors voz ofQders et lesd. consulz, vouyant la poyne en quoy ils estoient, la craincte qu'ilz avoient des gens de leur d. ville, envoyèrent vers led. s. roy de Navarre et moy, me faisans entendre le grand dangier, si promptement il n'y estoit pourveu. Et me scaichant lesd. ceditieux approucher, incontinent ilz se rompirent; ormys ceulx de lad. ville, qui estoient retirez dans leurs maisons, environ du nombre de trois cens, armés de corcellets, morions et pistoUes, disans qu'ilz vouloient mourir, ou ilz auroient ung médecin allemand, leurcompaignon, qui estoit prisonnier, avec une cappitulation qu'ilz vouloient faire avec

474 ARTOINB DB BOURBOH

« oouverles de secrètes menées avec hs mi^. \p^ « que pourroit estre întelligenee avec les , ^;^ '^ « royaulme pour surmonter Sa Migesté^ % -^ « l'esgiise... > — Vives instances en ftr \, ^^ reuses pour la répression des séditiem. ^ pièce 2.)

Lettre du maréchal Paule de Thr

tembre 1560. — Le roi lui a oomp-

mais il a besoin d'avances pourr vol. 6640, f. 450.)

Deux lettres de Ponthriant!' Lorraine, Umoges^ 4$ iqrj dun prédicant venu de &; { un bois situé à une lieuf : * ^ armes, fermé les porter. | ^ ^ a pris la fuite et a éèj ^ !i vol. 45873, pièeesT'p

«nen

aU.nC8ll»i«

de Vostre**

Deux lettres dn''< ses secrétairea, Pf récit de l'arreitÉ' dWlIeniagne. l'arrestation d à la cour, kr Bourbon es' en Franer

js a pieu commande ^ ier sa compagnie droite ^ Il son absance de ce bir^ ^ a* .Majesté de me permettre (pM^ ^ours en ma maison pour pourvoir ^ atol je re*;oipve quelque voslre comraaBut les occasions que je voys aujourdhu5,i« .y que affaire (jue j'eusse m'empeschasl de

regard d '"^ ^^"'*' ^^^^ P^"*" ^'^'^^'^ ^^ humble service,

éiudîan' ^"^^ a^'réalile, et mettre le pied à Testrier pour ne j^f^ .*ner en rien et m'estant plus t'rand honneur. El sup- ^fjeateur. Sire, en parfeite santé vous donner très s longue et très heureuse vve.

— ^fijr?, ce \xi!i de septembre 4560.

Vostre très humble et très ol)éissant serviteur et suget,

Des Gars.

i«^» peut-être autog.; f. fr., vol. 15873, f. 39.)

476 AMTOIMB DB BOURBON

vofld. otBcîere sans laisser les année. Bt voayani les dioses en tel estât, je my poyne de reasaemhler ineonlioeot lad. cornpaignie avec des gentilhommes dlçy près pour m'en j alkr ti y mettre tel ordre que Yostre d. Majesté en eust oonteotemenL Et, Youyant que je me acoumensays approucber d'eulz, ilz voydarent lad. ville, comme, s'il vous plaist, Sire, vous pourez entendre par œd. pourteur que je renvoyé exprès vers Yostre d. Majesté, par lequel il vous a pieu me commandfy d*empescher quil ne fùst, m lieux où je serpys éL pourroys estre, aulcunes assemblées.

Sur quoy je vous supplieré très humblmnent. Sire, de croire que, là où je seray, je mettrai poyne de satisfliire à vostre dit commandement, et que vous n'aurez jamais serviteur qui se y emploie mieulx ne de melbeure afRBction que moy. D est bien vray que en ce pays n'y a point en ce pays aulcunes forces pour remédier si aulcune chose y survenoît de nouveau. D est bien vray que tout est passiQfé soubz l'auctorité de Yostre dicte Ms\]esté pour le présent.

Et parce, Sire, que despuy il vous a pieu commander à mond. s. le prince bire acheminer sa compaignie drdct à Loches, je n'ay voulu ftiUir en son absance de ce fidre. Et, puisqu'il plaist à Yostre dicte Majesté de me permettre que je demeure pour quelques jours en ma maison pour pourvoir à mes affaires et que bientôt je reçoipve quelque vostre commandemant, se présentant les occasions que je voys aujourdhuy, je seroys bien marry que affaire que j'eusse m'empescbast de m'employer et me tenir prest pour vostre très humble service, tel (\n\ vous fust agréable, et mettre le pied à Testrier pour ne m'y espargner en rien et m'estant plus grand honneur. Et supplieré le Créateur, Sire, en parfsdte santé vous donner très bonne, très longue et très heureuse vye.

Aux Gars, ce xxiii de septembre 4560.

Vostre très humble et très obéissant serviteur et sugel,

Des Cars.

(Orig., peut-être autog.; f. fr., vol. 15873, f. 39.)

ET JEANNE d'aLBRET. 477

Lettre de Philippe II à Ghantonay, Tolède^ 24 septembre 4 560. — Touchant les choses de la religion : « Tenemos por cierto « que si el rey procède al castigo d'ellos, como es razon, las « négocias se poruan en mejor stado. » (Minute orig.^ Arch. nat., K. 4493, n* 89.) (Cf. un mémento pour Ruy Gomez touchant les réponses à faire à l'ambassadeur de France de la part du roi; sonmiaire de chancellerie du 24 septembre 4560; ibid.,n«90.)

Lettres du roi conflées au capitaine d'Auzance pour le maréchal de Thermes à Loches^ le s. du Lude en Poitou et Burie à Bordeaux, vers le 28 septembre 4560. — Mesures à prendre pour assurer la paix, principalement quand le roi de Navarre passera à Bordeaux. — Ordre d'étudier sa marche et les dispositions des capitaines qui raccompagnent. — Félicitations à Burie des précautions qu'il a prises pour la garde de Bordeaux. (Copie ou minute ; V^ de Golbert, vol. 27, f. 70.)

Mémoire sans date ni signature sur TinsufOsance de la garnison de Blaye et sur l'urgence des réparations à faire aux murailles (octobre 4560). (Copie du temps; f. fr., vol. 45874, f. 442.)

Lettre de Chantonay au prince d'Eboli (vers octobre 4560). — Voyage du roi de Navarre qui s'avance vers la cour. (Copie du temps; Arch. nat., K. 4496, n"" 29.)

Lettre des ofQciers de Saintes au roi, Saintes^ 4*' octobre 4560. — Touchant la résidence de l'évêque, Tristan de Bizet. Il a toujours été fidèle à l'édit, sauf que aujourd'hui il est parti pour Toulouse afin de solliciter au sujet d'un procès. (Orig. , f. fr., vol. 3626, pièce 45-.)

Lettres du roi aux gentilshommes du Poitou, à Daillon du Lude, au maréchal de Thermes, à Burie, à Duras, SaitU-Germain^ 6 octobre 4 560. — Conspiration ourdie à Poitiers par les adhérents de la religion nouvelle. — Annonce de l'envoi de de Thermes. — Ordre à tous les capitaines de réunir leurs corn-

478 AMTOIIIE DB BOUEBON

pagnies. — Urgence des armements. (Miniite ; Y^ de GoDnrt,

vol. 27, r. 47,48,24,23,24.)

Lettre du duc de Guise à Borie, 6 ocicirê I5M. — Même sujet (Minute; f. fr., vol. 45874, i»èee 49.)

Lettres de Noailles au duc de Guise et an eaidinal de Lorraine, Bordeaux, 6 octobre 4560. — Remenriemeot de la eonfianoe que le roi met en lui. — Il demande trente soldats de plus pour garder les portes de la ville. — Recommandation d*un des jurats de Bordeaux, qui se rend à la cour pour obtenir du roi et du cardinal une traite de fins, libre de tous péages et de tous droits. (Minute orig.; f. fr., voL 6908, f. 434.)

Buiii A0 Roi.

Page 1