‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 43 sur 133 · La Popclinière, Hist. de France, 1581, t. I, f · texte numérisé non relu

La Popclinière, Hist. de France, 1581, t. I, f

8. De Thou, liv. 24 (1740, t. II, p. 754). Le récit de de Thou

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D'après les révélations recueillies plus tard sur le plan de La Renaudie, les conjurés, réunis au nombre de quatre ou cinq cents à la Fredonnière ^ , chez le sire de Constance, devaient envahir le château de Blois, s'emparer des portes et se fortifier dans les cours et dans les bâtiments de service, tandis que les chefs forceraient l'entrée de la chambre du roi. Plusieurs requêtes en faveur du libre exercice des deux religions, du renvoi des Lorrains et de la réunion des Etats généraux seraient présentées au roi, que l'on tâcherait de convertir sans violence à la religion nouvelle et au sacrifice d'une partie de son autorité. La résistance du roi pourrait être punie de sa déposition, celle des Guises de l'exil, suivant l'arrêt des protestants de la confession d'Augsbourg, de la mort suivant les Calvinistes *. La Renaudie se faisait fort d'appuyer cette démonstration, en cas de besoin, avec une armée de 800 cavaliers et de 30 mille hommes de pied^.

P^i^it écrit d'après celui de La Planche (Estai de France sotis Pran- <*^ II, coll. du Panth. litt.y p. 238). Mais de Thou publie le dis- ^^^rs en entier. Dupleix également {Hist. de France, 1628, t. III, p. 604). Ce sont sans doute des harangues à la façon de celles ^®8 l^éros de Tite-Live, car les deux textes ne se ressemblent nul- *exnent.

i. 1^^ Fredonnière, près de Mondoubleau (Loir-et-Cher).

- *• "Voyez notamment le langage prêté par Sturm à Hotman

ft ^^^ sur François Hotman publiée par M. Dareste dans la

'^^'^e hûtorique. 1876).

^- Lettre orig. de Chantonay à Philippe II, du 19 mars 1560

P '^^- nat., K. 1493, n- 42). — Lettre du môme au cardinal

^ï^iàvelle, du 3 mars (Recueil conser\^é aux arch. de Bruxelles,

^"ï -v*). — Lettre de Chantonay au duc de Cessa (Orig. espagnol ;

^^b. nat., K. 1493, n» 45). Cette lettre, moins détaillée que les

^^treg lettres de Chantonay, est cependant très importante à con-

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La levée de boucliers ftit fixée au 6 mars^ et la réunion au château de La FredoDiiière, en Biaisob^

Les chefs se divisèrent les provinces ou ils devaient lever des troupes. La Gascogne échut au seigneur de la Mothe-Gastelnau de Chalosse ; le Béam à Hazèra ; le Limousin et le Périgord à Du Mesnil ; le Poitou, h Saintonge et TÂngoumois à Maillé de Breacé; l'Anjoa et le Maine à La Ghesoaye ; la Normandie à Sainte- Marie; la Picardie à Gocqueville; la Champagne, k Brie et Tisle de France à Ferrières-Haligny le cadet ; la Provence et le Languedoc à Ghasteauneuf et à Mouvans ; le Dauphiné à Montbrun'. Avant de se séparer, les conjurés adoptèrent comme signe de rallionent c un esteuf my partie de blanc et de noir^ » et pour mot d'ordre de c eulx saisir des personnes de MM. de c Guise, leur faire rendre compte des grands torts et c griefs qu'ils avoient fait au roy et faire tenir les

sulter à cause de la précision des détails qu'elle contient. — Tor^ nabuoni est plus abrégé, mais confirme les révélations de Ghintonay {Négoc, diplom. avec la Toscane, t. III, p. 409).

i. 15 mars suivant de Thou (1740, t. II, p. 762); 10 mars suivant La Planche {Estât de France sous François II, édit. du PantK. litt.^ p. 239). La date du 6 mars est donnée positivement dans la lettre de Chantonay au roi d'Espagne, du 19 mars 1560 (Arcfa. nat., K. 1493, n* 42). Ce qui prouve que cette indication est la vraie, c'est que, le 6 mars, la cour passa la journée dans les transes. Voyez plus loin. Cependant, dans une enquête sur les troubles de Lyon, que nous avons déjà citée, un témoin dépose que la conjn* ration devait éclater du 10 au 12 mars (Ârch. des Basses-Pyrénées, £. 582).

2. De Thou, t. II, p. 765. La Fredonnière, près de Mondoubiean (Loir-et-Cher).

3. De Thou (1740, t. Il, p. 762). — La Planche (fistot de France sous François II, p. 239).

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