Mémoires de d'Àubigné, édit. Lalanne, p
4. Solvant Brantôme, ce fut le baron d'Aubeterre qui envoya MrotdeMéré à Ck)ligny (Brantôme, t. IV, p. 251).
ne signalait particulièrement aux rigueurs des Guises, furent conduits la corde au cou sur le champ du supplice et eurent avis, au pied même de la potence, que leur peine était commuée en celle des galères à perpétuité MjC 29 mars, douze autres soldats, après avoir fait amende honorable, reçurent la même grâce '• Plusieurs prisonniers, mis à rançon par les officiers de justice, notanunent Stuart et Soubcelles^, réussirent à tromper la surveillance des gardiens. Au mois d'avril, pendant Tabsence du roi, à la faveur du désordre, ils s'évadèrent du château de Blois. D'autres brisèrent les portes des prisons de Tours. L'un d'eux, celui même qui se cachait sous le nom de bailli de Saint-Aignan, se blessa en s'enfuyant et fut repris le lendemain matin. Ses complices, plus heureux, eurent l'audace, quand ils se virent en sûreté, de railler le cardinal de Lorraine, et lui écrivirent c une plaisante c lettre, par laquelle ils l'advertissoient avoir entendu c l'évasion de ses prisonniers de Blois, de quoy ils € avoient reçu tel deuil, pour l'amour de luy, qu'ils c estoient aussitôt sortis des prisons pour aller les c chercher, i La lettre se terminait par la promesse de € revenir en bref » avec les autres conjurés qui avaient conspiré sa mort *.
Les demandes de renfort, les appels désespérés du duc de Guise avaient été entendus. La plupart des compagnies en armes dans l'Ile-de-France étaient
1 . Lettre de Michioli à la république de Venise, du 31 mars i&60 (Mss., dépêches vénit., filza 4, f. 32).