‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 54 sur 133 · La Planche, Estât de France sous François II, p · texte numérisé non relu

La Planche, Estât de France sous François II, p

que le roi promulgua des ordres pour les licenciera Les Guises, sachant qu*ils tenaient tous les hommes d*action du parti, entamèrent une enquête. Ds attendaient des circonstances le droit d'incriminer des coopables d'un plus haut rang que Gastelnau et que Mazères. Parmi les deux serviteurs de La Renaudîe, arrêtés dans la forêt de Ghàteau-Renaud, se trouvait son secrétaire, Jean de La Bigne ^, qui passait pour son confident. La Bigne portait de nombreux papiers dans sa valise, dont plusieurs étaient chiffinés. Il fut interrogé, avoua tout ce qu'il savait et livra luinnême le secret de son chiffre ^ ; mais ses réponses ne compromirent que des capitaines obscurs. Les officiers de justice firent passer devant ses yeux plusieurs capitaines suspects ^, qu'il aurait pu reconnaître, et l'accablèrent de questions sur la complicité, vraie ou prétendue, des princes du sang ^. L'objet de la conjuration

i. Lettre de Michieli à la république de Venise, du 28 mars i560 (Mss., dépêches vénit., filza 4, f. 32).

2. Sur Jean de la Bigne voyez une note dans les Mémoires de Condé, t. 1, p. 324.

3. Lettre de Michieli à la république de Venise, du 20 mars 1560 (Mss., dépêches vénit., filza 4, f. 20). La Planche analyse les pièces qui furent trouvées dans les papiers de La Bigne (p. 255).

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