Négociations sous François II, p
4. Brantôme, t. IV, p. 264. Le duc de Guise, flatté, faisait un ^nd éloge du capitaine Mazères et dit qu'il le jugeait capable <le remplir n'importe quelle mission (Lettre de Michieli à la république de Venise, du 17 mars 1560; Mss.; Dépêches vénit., filza 4, f. 16).
même qu'au sire de Baunay les officiers de justice lui promirent la vie à la condition de révéler la complicité des princes. Mazères ne compromit pas le roi de Navarre. Quant au prince de Gondé, Mazères avoua, d'après La Planche, qu'il avait entendu dire à La Renaudie que, si la conjuration réussissait, le priiioe s'en déclarerait le chef ^ . Mazères était interrogé par un maitre des requêtes, appelé Geoffroy de Hautedaire, dit C40ullaud. La crainte de la torturo ne le privait pas du plaisir de braver ses bourreaux. Brantôme reproduit ses vives réponses pendant qu'on le traînait à k chambre de la question ^. Gondanmé à mort, Mazères, le 27 mars, envoya dire à la reine mère qu'il avait à lui révéler c choses de très grande importance et qui c touchaient au bien et sûreté du roy. > Catherine, escortée du cardinal de Lorraine et du maréchal de Saint- André, se rendit à la prison, hors du château, par un chemin fangeux. Mazères la supplia de retarder son supplice d'un jour et lui narra qu'il entretenait depuis longtemps des intelligences à Alger et en Espagne parmi les Maures, qu'il connaissait le secret d'une conjuration qui devait être exécutée contre Philippe II au temps de la moisson ; il consentait à subir la mort la plus cruelle si ses révélations n'étaient pas justifiées par l'événement. Le cardinal de Lorraine fit minuter cette déposition et l'envoya à l'ambassadeur d'Espagne ^.
1 . La Planche, Estât de France som François II, p. 263. Brantôme conGrme le dire de La Planche. L'interrogatoire de Mazères et de Gasteinau est résumé avec assez de détail dans un sommaire de chancellerie de lettres de Chantonay d'avril 1560 (Espagnol ; K. 1493, u'26).