Brantôme, t. VI, p
3. Elle fut aussi communiquée officiellement au roi d'Espagne
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Ghantonay reçut la coofidence sans y ajouter foi et jugea que Mazères avait inventé ce prétexte pour prolonger sa vie de quelques mois ^. Rentré chez lui, Tambassadeur se prit même à douter du fait de la déposition, et Tempressement de la reine mère à se débarrasser de Mazères augmenta ses soupçons. Une heure en effet après sa conférence avec Catherine, Tinfortiiné capitaine fut conduit sur Téchafaud. Mais il gardait encore un reste d'espérance. Trois fois de suite il se fit débander les yeux ; à la quatrième fois il se releva si vigoureusement^ que les bourreaux eurent peine à fixer sa tète sur le billot. Enfin il fut décapité ^ et écartelé*.
Restait le baron de Gastelnau, d'une famille illustre de la Ghalosse, le seigneur le plus qualifié de tous les conjurés, n semblait à la cour qu'un Valois dût pardonner à ce gentilhomme, car le jeune Gastelnau, son frère, vingt-cinq ans auparavant, à Amboise, dans une rixe, était mort d'un coup d'épée dirigé contre le duc d'Or-
(Lettre de L'Aubespine à Philippe II, du 8 avril 1560 ; Arch. nat., K. 1493, n* 50). — Lettre de Michieli à la république de Venise, du 28 mars (Mss., Dépêches vénit., fîlza 4, f. 32).
i. Philippe II montra la même incrédulité (Lettre à Ghantonay, dn 16 avril 1560 ; Arch. nat., K. 1493, n9 53).
2. Voulait-il se saisir de l'épée du bourreau et s'ouvrir un chemin à travers les assistants stupéfaits ? Il courait des histoires de condamnés qui s'étaient sauvés de cette façon. On prête cette intention au maréchal de Byron sur Téchafaud. Voyez Zeller, Henri IV ^ Marie de Médicis, p. 163.
3. Lettre de Ghantonay à la duchesse de Parme, du 28 mars 1560 \RecueiI conservé aux arch. de Bruxelles, f. 59 v). — Lettre de Hichieli à la république de Venise (Mss., Dépêches vénit., fîlza 4, €. 32).