Mémoires de Vincent Carloix, liv. Vin, chap
3. La Planche, Estai de France sous François II, p. 263. — Calvin avait fait dos efforts pour empêcher Villemongis de prendre part à la conjuration. Voyez sa lettre à Coligny (Bonnet, Lettres de Calvin, t. II, p. 382).
\. Lettre de Michieli à la république de Venise, du 31 mars 1560 (Mss., Dépêches vénit., filza 4, f. 38).
BT JBANNB D'aLBRBT. 197
negarde lui céda le pas et le salua courtoisement, c S'il c ne m'eût salué, dit le duc de Guise à La Brosse, je c l'eusse tué tout roide^. »
Le diancelier Olivier disputait les coupables à la vengeanoe du duc de Guise ^, mais avec une faiblesse que la reine mère ne soutenait plus. Dans les interrogatoires qu'il faisait subir aux accusés, plusieurs lui rappelaient ses anciennes tendances et le sonunaient de mettre ses arrêts d'accord avec ses professions de foi. Deux surtout, un orfèvre, nommé Picard, et un c honune de lettres >, Pierre de Gampagnac, ergotèrent contre lui. Olivier avait à peine interrogé ce dernier : c Pendez, pendez cet honune, c ditril. — Gomment, pendre? répondit l'accusé; € le mot vous est bien aisé à dire. Mais qui vous € eut pendu dès que l'eustes mérité, il y a trente
< ans que fussiez sec, et n'eussiez esté ministre de tant
< de médiancetés ^. » Ges épreuves usaient les forces du diancelier. Terrifié, à la vue de ces exécutions sans jugement, par la crainte de l'horreur qui s'attacherait à son nom, il fut saisi d'une sorte de délire, que Ghantonay qualifie de fièvre double tierce *. Un jour, le cardinal de Lorraine étant venu le visiter, Olivier, dit lia Planche, ne put s'empêcher de s'écrier : c Ha ! ha !