‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 60 sur 133 · Le mariage de Jeanne d' Al bref, p · texte numérisé non relu

Le mariage de Jeanne d' Al bref, p

2« l^iiTft do Michieli à la république de Venise, en date du M rnani l'/jO (Mfs., Dépêches vénil., filza 4, f. 38).

3. Ij'Xtra de Throckmorton, du 21 mars, à la reine (Forbes, 1. 1, p. 376;. L'ambassadeur anglais, quoique très sympathique aux c^injun'îs, dit positivement que Castelnau avoua le projet de tuer le duc de Guise et le cardinal de Lorraine. — Cependant Michieli dit que Castelnau ne fit pas d'autres aveux que les autres accusés (lettre du 31 mars 1560 ; Mss., Dépêches vénit., filza 4, f. 38).— Dans une lettre précédente il avoue que Castelnau avait des griefs particuliers contre le duc de Guise (Lettre du 16 mars; ibid,, f. 16).

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les charges qui s'élevaient contre lui il ripostait qu'il ne pouvait être convaincu du crime de lèse-majesté puisqu'il n'avait pas conspiré contre le roi, mais seulement contre ses ministres ^ •

La reine mère, émue par les énergiques revendications de ce seigneur, d'autant plus autorisé qu'il par^ lait au nom de la noblesse du royaume, inclinait à lui sauver la vie. Goligny et d'Andelot, plusieurs autres courtisans, ses parents, intercédaient en sa faveur. A force d'instances, les amis de Gastelnau obtinrent qu'il ne serait condamné qu'à trois ans de galères^. Les Cruises se plaignirent de l'indulgence de la reine mère et pressèrent tellement le roi que l'arrêt fut révoqué. En vain Catherine supplia c les nouveaux rois jusques « à aller les chercher et caresser en leurs chambres. > lie dernier mot du cardinal, qui ne pardonnait pas aux conjurés la terreur qu'il avait éprouvée, fut un arrêt de mort : c Par le sang-Dieu ! il en mourra et « n'y a honmie qui l'en puisse empescher. » Suivant la Planche, le duc de Nemours ne défendit que faiblement la vie de son prisonnier ^ ; d'après Brantôme et Vincent Garloix, c il débattit fort la foy et la parole « qu'il luy avoit donnée ^ » • Un ordre du roi et un arrêt d'un tribunal d'honneur, composé des maréchaux de France et des chevaliers de l'ordre, releva de son

i. La Planche, Estât de France sous François II, p. 263.

2. Lettre de Throckmorton à la reine Elisabeth, du 6 avril 1560 i^Calendars, 1560, p. 505). Ce fait avait été connu de La Planche (p. 265). Les documents originaux nous fournissent à chaque pas la preuve de la certitude d'informations de cet historien.

3. La Planche, Estait de France sous François II, p. 264 et 265.

4. Brantôme, t. III, p. 182. — Vincent Garloix, Mémoires, liv. Vni, chap. 5.

serment cet illustre c parangon de toute chevalarie i. L'infortuné Gastelnau monta sur Téchafaud le 89 mars avec plusieurs autres capitaines et un prêcheur hugue^ not arrêté parmi les combattants ^ . Avant de livrer sa tète au bourreau, il interpella encore une fois le duc de Nemours et Tanathématisa des noms de c traistre, € meschant et indigne du nom de prince^ ». Après lui, le sire de Yillemongis, frère puîné de François de Beauvais, seigneur de Bricquemaut, trempant les maina dans le sang de ses compagnons et les élevant vars le ciel au moment de mourir, s'écria : c 0 Dieu tout puisc sant ! voilà le sang innocent de ceux qui sont à vous^ c dont vous ne laisserez pas la mort impunie '. »

Le supplice de Gastelnau fit plus d'ennemis au du(^ de Guise que la mort de beaucoup de capitaines obscurs, dont la culpabilité était moins démontrée^. Deux ans après vint à la cour, à la suite du prince de Gondé, un gentilhomme bigourdan, neveu de Gastelnau, appdé Bonnegarde, qui se vantait de venger la mort de son oncle. Le duc de Guise en fut informé. Un jour, accompagné de Jacques de La Brosse, il le rencontra avec un autre capitaine dans le parc du château de Saint- Germain et marcha bravement au-devant de lui. Bon-

1. Lettre de Throckmorton du 6 avril 1560 {Calendars, 1560, p. 505). — Lettre de Michieli à la république de Venise, du 31 mars 1560 (Mss., Dépêches vénit., filza 4, f. 38).

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