‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 63 sur 133 · La Planche, Estât de France sous François II, p · texte numérisé non relu

La Planche, Estât de France sous François II, p

2. Le Laboureur {Mémoires de Castelnau, t. I, p. 394) dit qaK)livier mourut le 30 mars et tous les historiens l*ont copié. Mais le journal de Bruslard porte la date du 28 mars (Mémoires de Condé, t. I, p. 14). Nous regardons cette date comme la bonne, puisqu'elle est la seule qui s'accorde avec le passage de la lettre de Ghantonay citée deux lignes plus bas. — On trouve dans le f. fr., vol. 5315, f. 1, une copie du journal de Bruslard qui présente quelques différences avec Timprimé.

3. Lettre de Ghantonay à la duchesse de Parme, du 6 avril 1560 (Recueil conservé aux arch. de Bruxelles, f. 61 v«). — La Planche a connu les conditions de cette triste un, mais elles auraient mérité d'être révoquées en doute si elles n'étaient pas attestées par un document original.

4. La Planche dit qu'on lui refusa les honneurs (p. 266) ; mais l'ambassadeur anglais nous apprend qu'il fut enterré avec les honneurs d'usage (Lettre du 6 avril 1560, citée par M. Baguenaultde Puchesse dans Jean de Morvillier, p. 118, note). — Enfin la lettre du roi conviant la ville de Paris à assister aux obsèques du chancelier en grande pompe, datée du 31 mars, est conservée dans un extraitde8registresderHôtel-de-Ville(VodeColbert, vol. 252, f. 189).

BT JEANNE D'ALBRBT. 199

et il fut enterré dans l'église de Saint-Germain-rAuxerrois, sa paroisse ^, lei6 avril suivant^.

Le choix de son successeur fut bientôt arrêté. Les Guises, fidèles à leur plan de ne s'entourer que de serviteurs d'un mérite élevé, offrirent les sceaux à Jean de Morvillier, évèque d'Orléans. Le prélat s'excusa moins par modestie que par sentiment des difficultés de l'heure présente, dont il était témoin à la cour. Sur son refus, à la recommandation de Jacqueline de Longvric, duchesse de Montpensier, le roi désigna Michel de L'Hospital, ancien conseiller d'État, alors chancelier de Marguerite de France, duchesse de Savoie^.

La conmiunication de l'attentat aux cours souveraines fut entourée de solennité. Le jeudi, 31 mars, de bonne heure, le connétable, assisté de son fils aîné, gouverneur de Paris, se rendit au Parlement par ordre du roi. Les conseillers, Charles de Dor^ mans et Antoine du Lyon, l'attendaient à la Sainte- Ghapelle et l'introduisirent en séance. La cour en robes rouges était présidée par MM. Baillet, Christophe de

Page 1