‹ Antoine de Bourbon et Jeanne d'AlbretChapitre 76 sur 133 · Bonnet, Lettres de Calvin, t. II, p · texte numérisé non relu

Bonnet, Lettres de Calvin, t. II, p

ET JBANNB d'aLBRBT. 233

fluenoe espagnole ne laissait aucune place aux nouveautés religieuses. Un seigneur du pays, le sire d'Ârambure, gouverneur du château de Mauléon-en- Soule, avait été dénoncé comme hérétique aux Guises, mais il s'en défendait comme d'une accusation monstrueuse ^ Dans le Béarn proprement dit, la reine Marguerite avait laissé fonder quelques égUses, principalement sous la direction de Roussel, mais elles portaient si peu de fruit que Jeanne d'Âlbret fut obligée, peu de temps après, de mettre toute son autorité de souveraine au service des ministres. Olhagaray ne cite, parmi les néophytes convaincus, gens de marque, qu'une demoiselle de la maison de Garmain-Négrepelisse, religieuse défroquée ^. Encore était-elle originaire du Languedoc. La réunion annuelle des États de Pau de 1 560 souleva pour la seconde fois la question de la réforme. L'assemblée, convoquée pour le 1 ^^ mai, se réunit le 5 ^ et prolongea la session jusqu'au 17^. Les premières séances furent occupées par les votes budgétaires. Les États accordèrent, comme l'année précédente, 1 0,000 écus pour les dépenses ordinaires, 8,000 écus pour les dépenses extraordinaires et 1 ,000 écus pour refaire les fossés de Navarreins. Us votèrent en faveur

1. Lettre d'Ârambure au roi, du 26 oct. 1560 (f. fr.., vol. 15871, f. 80). — Lettre du môme au card. de Lorraine (ibld., f. 82).

Page 1