Jousse, De la juridiction des Présidiaux
4. De lièzc dit trois ans après. Il y a là une faute d'impression comme le prouve la suite du récit. Des documents inédits que nous publions fixent aux environs du i*' juin l'arrestation de Fontaine.
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coUègues, les conseillers au présidial, ordonnèrent une descente dans sa maison. On y arrêta le ministre Jean Voisin et un procureur, nommé Pierre de Lagrange, oflBcier des finances du roi de Navarre, qui furent conduits aux prisons de révèché. Jean Voisin s'échappa pendant la nuit et se retira à Nérac. Jacques Fontaine, Tautre ministre, resta caché pendant deux jours. Au moment où il tentait de sortir de la ville sous un déguisement, il fut reconnu et arrêté à quelques pas des portes. Le parti catholique, d'après de Bèze, se vengea de l'évasion de Jean Voisin, en accablant Fontaine de traitements barbares. Il fut chaîné de fers si pesants qu'il ne les pouvait porter. Une cave humide et obscure lui servait de prison. Pendant deux jours on lui refiisa tout aliment. Il pouvait se croire condamné à périr de faim quand on vint le chercher pour le conduire devant une commission présidée par Biaise de Honluc ^ .
Ce capitaine, l'auteur des Commentaires ^ étranger à toute spéculation théologique, goûtait peu par caractère une doctrine indépendante et perturbatrice. Flatteur et courtisan habile sous une rude apparence, il était prêt à frapper sans relâche sur les réformés; ainsi s'accordaient ses intérêts avec ses devoirs. Tantôt à la cour, tantôt retiré au château d'Estillac, depuis la paix de Gâteau - Gambrésis , il n'exerçait encore aucun commandement en Guyenne, mais, dit de Bèze, c il aboyait après la lieutenance du € gouvernement, qu'il a depuis obtenue pour récomc pense de ses violements et pilleries sur ceux de la