Bèze, t. I, p
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c religion ^ . » Les ofBcIers du roi à Agen étaient Antoine Tholon , lieutenant criminel de la sénédiaussée, Pierre Redon , lieutenant principal ^ Bernard d'Aspremont, lieutenant particulier, et llartin de Las, procureur du roi*.
De Bèze trace un curieux tableau des séances de la commission catholique. C'était au printemps, dans Taprès-midi ; la chaleur était accablante. Monluc et les officiers de justice d'Agen étaient réunis autour d'une table chaînée de fruits, quand ils firent comparaître le ministre. Les juges, égayés par le vin et le beau temps, s'amusèrent d'abord des réponses du prisonnier. L'un d'eux lui demanda quelle était la plus jolie fille de son assemblée c et autres ordures par manière de passec temps » . Ces questions avaient un sens partioilier. Les ennemis de la réforme répandaient le bruit que les calvinistes ne se réunissaient que pour se livrer à la débauche^. En Guyenne, en Languedoc la calomnie avait cours, d'après les mémoires de Gâches. On racontait que, l'assemblée réunie, les portes fermées, les chandelles éteintes, les hommes disaient aux femmes : haut la cotte par charité \ Ces accusations avaient pour effet de soulever le peuple et de rendre les calvinistes odieux.
Lorsque Monluc et ses acolytes eurent épuisé leurs