‹ Antoine Wiertz etude biographiqueChapitre 13 sur 27 · Livre, sans bouger, deux provinces · texte numérisé non relu

Livre, sans bouger, deux provinces

Que n'allait-il se promener?

fi) Cette forme de louange, dont le penseur savait gré a l'envie, dura bien des années. Il est curieux de la retrouver en septembre 1842 et à d'autres dates, dans le même journal où l'écrivain avait publié, en 1837, le premier feuilleton consacré a l'artiste en Belgique. Ce journal, qui a son titre ancien de Courrier ajoutait alors celui de Final, avait pour rédacteur un Français, homme d'esprit, du nom de Jean Jobart.

(3) La lettre au jury du Louvre, a propos du refus du petit tableau de Kubens, dont »l a été donné nn extrait dans ee volume.

Savez-voos ce que j'ai pensé encore, à propos de leurs fanfaronnades littéraires ? Je vais ouvrir un concours aux littérateurs belges. Je donnerai un sujet qu'aura traité l'un on t'autre de ces blagueurs français, tels que Jules Janin, Théophile Gargolhier ou n'importe oui. Je veux que leurs ouvrages soient jugés avec ceux ées Beiges. Ils seront ainsi du concours, malgré eux, et, soit qu'ils l'emportent ou ne l'emportent pas, il suffira déjà, pour la réputation belge..., que le talent des uns et des autres ait été mis en parallèle... Vous allez me dire quel auteur il faudra écraser. Songez en peu au bruit que cela pourrait faire.

Ainsi qu'un lièvre est forcé de sortir de son trou, lorsqu'il entend s'approcher les cris féroces d'une meute enragée, mon manuscrit (I) a montré tout à coup le bout de son nez hors de la poche d'un des membres de la Société littéraire. La meute enragée des journalistes a fait son effet.

Allons, euro ttmico poêla, j'espère avoir bientôt de vos nouvelles. A propos, votre Palrocle est tranquillement roulé chez M. Wauters, à Malines.

AU MÊME

Liège, 20 décembre 1840.

On m'a accordé tout ce que je demandais (2). J'en suis fâché ; car je languis lorsque je n'ai rien à mordre... En ce moment, une seule proie va me tomber sous U main. Savez-vous que les messieurs de la Société littéraire ne m'ont pas encore renvoyé mon manuscrit, et qu'après avoir fait promesse, dans les journaux, de l'imprimer, il y a un mois, la Société vient de se dissoudre?

Eh bien ! vous ne me dites rien de mon concours littéraire ? Avcz-yous pensé que j'aie oublié de faire enrager nos Français ? N'avez-vous pas songé à un sujet, et comment nous organiserons cela ? Dans votre prochaine, ditesmoi quelque chose là-dessus.

J'ai terminé mon tableau des Vinyl et une jeunes fUlex, et viens d'en achever également un autre représentant une Bacchanale.

(1) Le manuscrit de l'Éloge deRubens, à peine lu eu séance publique, avait disparu sans que personne put en donner des nouvelles à l'auteur. Un beau matin, deux mois et demi après les tttes, le fils d'un employé de l'Hôtel-de-ville le rapporta a M. E. Van der Plassche, aujourd'hui avocat et juge suppléant a Bruxelles, qui s'empressa de Le transmettre au secrétaire de la Seciété littéraire. Il parait que, dans le tumulte soulevé r ar la protestation de M. Berthoud, le manuscrit était tombé sous le bureau, si qu'il venait seulement d'être retrouvé parmi des papiers balayés. Nous tenons ces détails de M. Vander Plassche lui-même.

(2) Subside pour subvenir aux frais d'exécution de la RévoUedet Enfers.

Adieu. Je termine; car je ne sens plus mes doigts. Il fait un froid de chien. Il est neuf heures du matin, et je suis de cuisine. Adieu. A la manière des héros d'Homère, je vais souffler le feu.

AU MÊME

Liège, 21 février 1841.

Depuis que je vous ai écrit, j'ai été malade. Ce n'est seulement qu'aujourd'hui que je puis vous écrire. Je dois d'abord vous remercier de votre complaisance, de votre patience et de votre promptitude. Je suis charmé de tout ce que vous me dites au sujet de ma lettre (I), d'autant plus charmé que je vois maintenant que j'avais raison de me condamner moi-même.

Avec un peu d'exercice, dites-vous, je ferai quelque chose. Et moi, je vous dis que je ne ferai rien. Je ne me fais point d'illusion là-dessus. Je vois tous les jours des écoliers qui font mieux , avec infiniment moins d'exercice que moi. Je regrette de ne pouvoir dire plus élégamment ma pensée a toute celle canaille de là-bas. Vous ne sauriez croire combien j'en ai besoin, combieu cela me deviendra utile. Vous ne sauriez croire non plus tout ce que mon silence forcé a de cruel. Si quelqu'un se sentait plus fort qu'un lion, n'aurait-il pas un plaisir inûui ù dire : « Cet animal que vous redoutez, eh bien ! moi, je le terrasserais avec toule la facilité du monde ? »

Que faire, maestro ? Irai-je monter sur les tours de .Notre-Dame pour dire au peuple d'atomes : Je vous défie ? Il faut pourtant qu'il le sache un jour, et si ce n'est moi qui le dis, ce seront les roseaux qui s'en acquitteront.

Je me suis amusé à refondre mon thème. Condamnez-le sans cérémonie, s'il ne vous plaît pas. Vous ne savez pas ce que j'envoie à l'Exposition ? Devinez. — Le même tableau que l'an passé. Je le signerai du nom de Lerailkur. Je veux prouver que je me moque d'eux, cette année, comme de l'an 40. Il est bien déeidé dans mon esprit que ce sera , chaque année, la même chose. Je veux que cela fasse cancan et devienne historique.

Je n'ose pas croire à la promesse que vous me faites de venir me voir (2). Toutefois, je vous engage à venir promptement. Mais prévenez-moi de l'époque. J'aurai bien du plaisir à vous parler de tous mes projets , de toutes mes rêveries.

(I) Au jury du Louvre.

(2; A cause de l'tloignemeut, M. Labarre se trouvant alors a Hë>r.

— SHG —

Je vois avec plaisir que vous laissez là de temps en temps le jeu de quilles, pour faire des comédies et des romans. ..

Je suis curieux de connaître le résultat de vos négociations au sujet de Patrocle (I). J'ai bien peur. Il n'est pas assez vieux.

AU MÊME, à, Bruxelles.

Ltfge, 23 juillet 1841.

Que vous êtes enfant ! moi, vous oublier! Si je ne vous ai pas écrit, est-ce a dire pour cela que je ne pense pas à vous? Écoutez. Vous savez que je suis terriblement paresseux pour écrire. Ensuite, je le suis plus terriblement encore quand je suis lancé sur une toile, et surtout une toile de 40 pieds (2). Comment n'avez-vous pas pensé à tout cela?

Je vous dirai encore, pour me justifier, que j'ai chargé M..., il y a quelques jours, de vous faire souvenir que je continue toujours mon infime paresse. J'étais fort tranquille sur ce point, lorsque, tout a coup, vous m'écrivez une lettre désespérante, comme si l'on vous en voulait a mort ! Mon Dieu ! encore une fois, vous êtes bien enfant! Loin de vous oublier, au contraire, je pense tous les jours a vous; je maudis mille fois le sort qui nous poursuit. Comment cela se fait-il que Patrocle ne puisse pas vous venir en aide (5) ? Si j'avais de la fortune, ce serait moi qui vous l'achèterais.

Croyez-vous que vouspuissiei faire jouer de suite, à l'Odéon ou aux Français, l'une ou l'autre de vos compositions ? Arrivé à Paris, ville infernale, croyezvous ne pas devoir battre le pavé, pendant dix ou vingt ans, avant de vous faire comprendre du peuple le plus spirituel qu'il y ait sur la terre? S'il admire Molière, c'est que c'est la mode de l'admirer. Si Molière se présentait à eux sous un autre nom, il serait sifflé.

Je suis charmé de ce que tout le monde demande ce que je fais, que personne ne sache où j'en suis à ma grande toile. Je liens la-dessus le plus grand secret. J'aurais voulu vous faire une surprise, en vous annonçant tout à coup que le tableau était terminé. Mats vous me forcez en quelque sorte de rompre le silence, et je vous annonce que l'ouvrage va à sa fin.

Je vous prie de n'en rien dire. Au moment où tout le monde croira que j'ai abandonné le projet, que les ricaneurs me demanderont : Kh bien ! où en est la toile? je répondrai : La voilà ! Encore un peu de patience. Je vous ferai voir cela.

(1) Pour la vente.

(2) La Révolte des Enfcrt.

(3) Pour aller tenter les chauces de la carrière littéraire, à Pari*.

rirai vous chercher a Bruxelles pour passer ici quelques jours avec moi. Je ne puis, avant d'avoir terminé.

Je suis, dans ce moment, comme un loup. Je ne vois personne. J'oublie de me raser, et je ne sais plus ni jour, ni heure, ni date. Je ne sais plus discerner que deux choses : le moment du travail et celui du repos ; le jour, ta nuit.

AU MÊME

Liège, 0 août 1S4I.

Je suis si pressé que je ne puis vous dire qu'un mot.

Faites ce que vous voulez (1) pour tirer un parti utile. Je ne puis cependant pas vous répondre de Htbographier moi-même le tableau. Je trouve tout à fait inutile d'exposer Patrocle maintenant : il est assez connu. Je crains bien que le moyen que vous avez imaginé ne remplisse pas entièrement le but. Si peu de gens songent à de tels tableaux ! Où voulez-vous qu'ils placent des toiles de cette dimension ? Si c'était une bambochade, vous auriez grand succès. Enfin, je désire que cela puisse réussir.

Ma grande toile est terminée. Mais je suis plus que jamais cloué... Il faut que je surveille ici. Je ne puis quitter. Pouvez-vous venir ? Un mot.

Adieu. 11 faut nous voir bientôt.

(I) Quelques journaux de Bruxelles annonçaient, la veille, que le Patrocle était mis en vente par actions ; que le nombre des actions était limité a t ,500, et le prix fixé a

10 francs ; que le tirage au sort aurait lieu le 15 janvier suivant, et que chaque souscripteur recevrait en prime la lithographie du grand tableau, qui serait dessinée par l'auteur lui-même.

Cette nouvelle avait à peine paru, que les ennemis de Wierlz y trouvaicut l'occasion d'une accusation nouvelle, disant que le peintre devait partager avec l'écrivain le produit de la souscription. Nous avons sous les yeux deux des journaux du temps, la Tribune de Liège et YOb$ervateur de Bruxelles, qui, tout en repoussant ceUe déloyal" arme de guerre, constatent qu'après et avant bien d'autres, celle-la aussi eut son jour.

Le tirage au sort eut lieu, a Bruxelles, dans la grande salle du Waux-Hall. Le Pe/rvcfc échut a un ingénieur liégeois, M. Cartier, qui l'échangea contre plusieurs tableaux du cabinet de son compatriote, M. te docteur Lombard. Après la mort de cet amateur,

11 fut acheté par un marchand de Tournai, M. Van Peteghera, qui, de son côté, l'a revendu h M. Van Zuylen, d'Anvers.

Au moment où ces pages sont sous presse, il doit être exposé à Londres, au Palaisdr cristal, et nul ne saurait dire où finira pour lui l'Odyssée commencée à Rome en t837.

AU MÊME

Liège, il octobre 1841.

Mercredi, 13, M. Wauters et moi, nous vous attendons à Malines. Faites bien Attention de ne pas manquer de venir par le convoi qui arrive à Malines le quart avant 1 1 heures. A celte heure-la juste, je serai a la station. Nous nous proposons d'aller faire une petite promenade à la campagne, chez un des amis de M. Wauters. Il y a là des souscriptions à perte de vue, c'est à-dire à ne pas perdre de xue.

A 1 i heures; c'est-à-dire le quart avant.

Per Baccho ! ne manquez pas, au moins. Adieu. Nous aurons de quoi causer.

AU MÊME

Liège, 27 octobre 1841.

J'ai appris indirectement que le représentant de la France (I), aux fêtes de Rubens, ne se contente pas d'écrire tout ce qu'il peut contre moi, mais encore fait jouer la langue autant que possible, quand il en trouve l'occasion. .. Je viens de lui envoyer, pour le corriger un peu, une petite boulette de mou invention. Vous lirez demain dans le Fanal

a Nous apprenons que M. H. Berthoud, représentant de la littérature française à Anvers, lors des fêtes de Rubens, voulant donnera M. VYieriz un témoignage de sa satisfaction pour le beau succès que cet artiste a obtenu au concours littéraire ouvert pour l'éloge du grand peintre, vient de lui envoyer une magnifique coupe en vermeil, ornée de ciselures gothiques. Nous aimons d'autant pins à rapporter ce fait, que M. Berthoud était un des concurrents, et qu'il donne par là l'exemple decette modestie et de cette confraternité si rares de nos jours parmi les artistes et les hommes de lettres. Ce trait tait le plus grand honneur au caractère de M. Berthoud. »

(1) C'était la qualification honorifique que portait, dans cette affaire, M. Henry Berthoud, inoffensif et digne homme qui craignait de manquer au devoir chatouilleux de son titre d'occasion. C'est ainsi qu'il avait pris pour un outrage a la France le passage de VÊloge où WicrU rappelait comment des artiste», des écrivains et des badauds français avaient accueilli Rubens, et que, poussant la chose aux conséquences extrêmes, il preuaitpour une insulte personnelle ce soi-disant outrage à la France auquel le peintre belge n'avait jamais pensé.

Voilà... Une fois celte affaire connue, je tiens mon homme comme an bout d'une ficelle, et le ferai jouer comme je voudrai. S'il proteste contre cette vérité, je soutiendrai en diable que cela est, et jedirai en publicque, si M. Rerthoud désavouecela, ce n'est que par pure modestie. S'il veut le faire démentir par d'autres, j'accuserai ces gens-la d'en vouloir à M. Berthoud, puisqu'ils veulent nier un trait qui lui fait honneur et relève ses belles qualités. Enfin, j'espère que nous allons rire... i'en médite encore une autre, si celle-ci manque.

Je n'ai encore rien vu de W... dans Y Émancipation (1). Je crois que nous sommes encore condamnés pour longtemps a ne pas connaître les tendances de nos artistes vers le beau. J'ai pourtant une furieuse envie, moi, d'expliquer pourquoi les Allemands trouvent laid ce que nous trouvons beau, et beau ce que nous trouvons laid. J'entrevois que nous pourrions bien avoir tous raison, et que les Chinois n'ont pas tort, eux, de se trouver de lort jolis garçons.

Pauvre nature humaine ! que j'aurais d'envie de la souffleter ! N'est-ce pas désolant de voir tous ces mioches d'hommes ne pouvoir s'entendre sur une question si simple : Sommes-nous beaux ou sommes-nous laids ? Parole d'honneur, on aurait peur de voyager, tant les pays ont des idées différentes sur la beauté! Oseriez-vous parier, vous qui êtes assez bien tourné, de ne pas faire peur à une Égyptienne, ou de vous trouver un homme passable au pays des Esquimaux ?

Vous allez trop loin, me direz-vous. Soit. Allez alors en Angleterre ou en Allemagne, et s'ils sont également d'accord sur la beauté de votre nez ou l'ex- t pression de vos yeux, je suis content de croire que la Vénus de Médicis est laide à faire peur, et que les Grecs ne sont que des imbéciles. Adieu. Nous parlerons de cela un peu plus sérieusement une autre fois.

Adieu. Piccolo vous embrasse. Ma mère et moi aussi.

Liège, 25 novembre 1841.

Où en est la souscription? Il parait que Petrus (2) y travaille comme quatre. Il m'écrit a chaque instant là-dessus, et il désire savoir si cela avance dans les autres villes... Je fais, dans ce moment, une répétition en petit du Patrocle, d'après laquelle je compte faire la lithographie.

(1) M. W... avait été chargé par le gouvernement d'un travail sur l'état de l'art en Allemagne.

(-»; M. Pierre Wautcrs.

Je ne sais pas encore quanti je pourrai exposer aux Augustin* (1). \V... m'a promis de demander la permission an ministre, et depuis longtemps, je n'ai pas de nouvelles.

Avez-vous entendu tous les contes bleus qu'on a faits sur moi, a propos de la coupe? Le représenta* de la France vient encore d'écrire contre moi el de nier le fait. Je viens de répondre de manière a l'enfoncer de plus en plus. Mais, chose étrange ! on n'a de blâme que pour moi. Un Français, sous prétexte de patriotisme, venge son amour-propre blessé sur un Belge qui ne Ta jamais vu ni connu. Ce Français publie dans les journaux toutes les insultes possibles à ce Belge, qu'il traite d'étranger et qu'il cherche a rabaisser dans l'opinion de ses compatriotes. Tout cela peut être très-indifférent aux Belges, qui aiment leur pays, il est vrai. Mais quand on songe que des centaines de Français ont jeté à la face de la nation belge le mépris et les quolibets, et qu'après cela, cette nation n'a qu'une voix pour blâmer une plaisanterie adressée à un Français qui fait parade de patriotisme, cela passe toute croyance.

Comment, diable ! le dévouement de ce Français ne donnera donc pas assez de cœur a un Belge pour applaudir un compatriote qui a osé dire, un jour, qu'ils (les Français) avaient eu du mépris pour Rubens ! Vraiment, les Belges méritent d'être traités par les Français comme des esclaves qu'ils sont!

Combien je regrette que vous n'ayez pas été ici pendant tous ces débats ! J'ai dû agir sans les conseils del maestro, et me défendre seul contre en tas de traîtres et d'imbéciles qui n'avaient malheureusement pas lefameux patriotisme du fameux représentant de la France. Je soutiens toujours que j'ai reçu... une coupe. Vous comprenez ce qu'il faudra répondre à ceux qui vous en parleront...

Tout cela n'empêche pas que je barbouille de la toile, et je n'ai jamais travailleuavec plus de courage que tous ces jours-ci où le patriotisme d'un Français s'est montré si grand en présence de la Belgique.

Adieu. Je joint ici un mot de L...

J'ai admiré le mot que vons avez répondu au monsieur du théâtre (i). Cela me rappelle la réponse des Grecs à ceux qui leur annonçaient que les ennemis étaient si nombreux, que leurs traits lancés en Uair pourraient obscurcir le soleil. — Tant mieux ! répliquèrent les Grecs, nous combattrons à l'ombre !

vl) La Révolte de* Enfers fut exposée en 1842.

(S; Ce mot devait avoir trait a une pièce a la mode siffléc par un ou deux spectateurs qui avaient en le courage de protester seuls contre les applaudissements du public de la .Monnaie.

2ii —

AU MÊME

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