‹ Antoine Wiertz etude biographiqueChapitre 15 sur 27 · A M. P. WAUTERS · texte numérisé non relu

A M. P. WAUTERS

Liège, 8 novembre 1844.

Mon cber Pierre, j'ai terminé depuis quelques jours ma grande toile (i). Je cherche maintenant une place pour l'exposer. Je pense que l'église de Saint-André fera mon affaire. Mais les gens à qui j'aurai affaire pour en obtenir la permission ne sont pas mes cousins. Je ne sais encore quel sera le résultai de ma demande.

Que faites-vous à présent, cher ami? Voila le temps d'hiver qui vient mettre un terme aux plaisirs du jardinage. Je suppose maintenant que vous allez vous livrer à ceux de la lecture. Heureux philosophe que vous êtes ! les dieux de l'Olympe doivent être jaloux de votre bonheur.

J'ai reçu la poire monstre que vous m'avez envoyée. Est-ce un produit du nouveau jardin, et y en a-t-il eu beaucoup comme cela ? Je voudrais pouvoir me transporter dans ce moment à Malines. Mais quelques jours encore sont nécessaires à ma grande toile, que je voudrais que vous pussiez voir ici bien exposée. Chaque chose a son temps. Je vais m'occuper maintenant des choses mignonnes dont nous avons parlé si souvent.

Je viens d'écrire à Labarre... Adieu, cher chevalier. Portez-vous bien. Je vous embrasse mille fois de cœur.

AD MÊME

Bruxelles, 27 août 1815.

Mon cher Pierre, mon tableau vient seulement d'être placé à une distance convenable. Si vous pouvez venir demain, nous irons voir l'Exposition ensemble... Et puis, je vous dirai que j'ai bien envie de consulter quelques médecins de Bruxelles. Toujours ma terrible maladie me trouble la, tète. Quand serai -je donc quitte de toutes mes misères ?

(!) La reproduction du Patrocle.

A M- V* GILÀIN DISIÈRE.

Bruxelles, 6 juillet 1846.

Ayant dans ce moment beaucoup de dépenses à faire, j'ai dit au ... (1) : « Cherchez une personne à Dinant qui veuille bien vous prêter une somme de cent francs, et je m'engage a Caire de mon mieux le portrait de cette personne. » Bien entendu que ce sera dans un temps que je ne puis préciser maintenant (2).

Je ne puis me rendre a votre aimable invitation, ma chère cousine, malgré mon vif désir de vous revoir tous. Une toile de 40 pieds (5) me clouera ici pendant les grands jours de l'été.

Adieu, chère cousine, je vous embrasse, ainsi que la petite famille, du plus profond de mon cœur.

Ayez la bonté de m'envoyer les quatre tableaux. Des retouches y sont nécessaires pour les Expositions prochaines.

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