‹ Antoinette Sabrier. L'enfant chérieChapitre 19 sur 111 · ACTE DEl XIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEl XIÈME

M'"" SAVERGNE

Je viens vous dire bonjour en passant et en même temps vous faire mes adieux. Nous quittons Villennea dans trois jours.

Déjà!

M'"*^ SAVERGNE

On n'y tient plus ! Brrr ! Quel automne ! Mais ça va être l'hiver tout de suite. Et nous sommes à peine à la fin de septembre. Dans le temps, on pouvait rester à la campagne jusqu'au 15 octobre. Maintenant on en est réduit à de pauvres petits étés de rien du tout. L'étés'en va, comme le reste. (EUe s'assied.) Et vous, quand rentrez-vous ?

Bientôt aussi.

M"'® SAVERGNE

Comment va M. Sabrier?

Très bien, je vous remercie.

M"^^ SAVERGNE

Toujours très occupé?

Plus que jamais. Il est à Londres pour le moment.

Mme SAVERGNE

Ah ! Et quand revient-il ?

Demain probablement.

j^me SA VERONE

Il est sans doute allé là-bas pour sa grande affaire ?

Sans doute. Mais, vous savez, mon mari ne me lait pas ses confidences.

jjme SAVERGNE

Et VOUS pouvez supporter cela?

Il faut bien. •

jjme SAVERGNE

Oh ! moi, je ne pourrais pas vivre avec un monsieur qui ne me dirait pas de quoi il retourne. Je sais tout ce que fait mon époux. Il ne manquerait plus que cela ! Que diable I on est marié ou on ne Test pas.

ANTOINETTE, nuance dironie.

Et vous l'êtes.

M"'^ SAVERGNE

Voulez-vous parier que je suis plus renseignée que vous sur vos propres affaires?

C'est bien possible.

M™" SAVERGNE

C'est honteux !

Je ne suis pas curieuse.

M'"® SAVERGNE

Ce n'est pas une raison. Eh bien, vous pouvez vous attendre à des surprises... agréables. Un de ces ma-

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