‹ Antoinette Sabrier. L'enfant chérieChapitre 21 sur 111 · ACTE DEUXIKME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIKME

M"'« SAVERGNE

Alors, VOUS l'avez civilisé. Mes compliments.

antoiinette Il n'aime pas le monde. C'est son droit.

M"'*' SAVERGNE

Sans doute. D'autant plus qu'on peut fort bien détester le monde et ne pas détester... les femmes- du monde.

ANTOINETTE, souriant.

Les femmes du monde, c'est beaucoup.

M'"^ SAVERGNE /

Pas toutes, évidemment.

ANTOINETTE, souriant.

Ah ! vous m'aviez fait peur.

M'"'^ SAVERGNE

On prétend qu'il est maintenant de vos grands amis.

C'est vrai.

M'"'' SAVERGNE

Si vite ?

Tous les avancements ne se font pas à l'ancienneté.

M™^ SAVERGNE, ironique.

Il y a le choix.

ANTOINETTE, très simple.

Heureusement!

70 ANTOIiNETTE SABHIER

M"'^ SAVERGNE

Le coup de foudre, alors?

Le coup de foudre de l'amitié, je l'avoue.

M°'® SAVERGNE

Ne m'en veuillez pas de ma franchise, mais je n'y crois pas à ce coup de foudre-là.

Tant pis pour vous... Cependant il me semble que Rumilles...

M"^*' SAVERGNE, vivement.

Pardon ! il n'a jamais été mon ami.

Ah ! bah.

M"*® SAVERGNE

Il est « notre » ami, l'ami de mon mari et le mien en même temps. C'est bien diflérent.

Oh ! oui.

LOUIS, annonçant.

Madame Candes,

M™® SAVERGNE

Parfait ! Je me sauve... J'avais des remords de vous laisser seule.

Vous êtes trop gentille. Voyons, vous prendrez bien une tasse de thé avec nous?

j^juie SAVERGNE

Non, sérieusement, je vous remercie.

ACIi: DEUXitMK 71

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