ACTE PHEMIEH KJî
une Fiat vingt-quatre poneys qui fera sa joie et votre désespoir.
PIERRE, liant.
Merci I
BOURNERON
Et les affaires ?
PIERRE
Bonnes. Notre nouveau produit, l'électricine, fait fureur. On nous l'arrache.
BOURNERON
Tous mes compliments. Que dit Gardan?
PIERRE
Rien. Il se contente de rayonner.
BOURNERON
Parfait. Parfait. Alors, tout va bien?
PIERRE, bizarre.
Tout.
BOURNERON
Non. Il y a quelque chose qui cloche?
PIERRE
Rien... rien !
BOURNERON
Mais si. Parle, voyons. J'arrive. J'ai le droit d'être mis au courant. Tu es maintenant le chef de la maison. Je reste le chef de la famille.
PIERRE
Sans doute. Mais il y a temps pour tout. Nous nous reverrons. Aujourd'hui tu es fatigué ; tu reviens de voyage : je m'en voudrai?...
BOURNERON
Allons, pas de phrases. Je n'ai plus l'âge de ces petits ménagements ridicules. Tu as dit un mot de trop. Explique-le, je t'en prie.
PIERRE
Tu le veux ?
BOURNERON
Je l'exige.
PIERRE
Eh bien, mon cher papa, tu vas être très surpris. 11
BOURNERON, très surpris en effet.
s'agit de toi.
De moi ?
PIERRE
Oui, de toi. Tu es quelqu'un dans Paris, une des plus importantes personnalités du monde industriel. Ne t'étonne donc pas qu'il puisse s'agir de toi.
BOURNERON
Je m'étonne tout de même ; mais va, va, je t'écoute.
PIERRE
Ton absence a été très commentée.
BOURNERON
Par qui ?
PIERRE
Probablement par des gens qui n'ont rien à faire ; mais, comme ils sont légion...
BOURNERON
Et qu'est-ce qu'ils ont dit ?
Acri: im{i:mii.i{ 171
IMERRi:
Ce qu'ils oui appris. La vérité, sans doute. Dispensemoi de te la répéter.