‹ Antoinette Sabrier. L'enfant chérieChapitre 64 sur 111 · SCENE IX Les MÊMES, BOURNERON · texte numérisé non relu

SCENE IX Les MÊMES, BOURNERON

Dès qu'il est entré, Émilienne se précipite sur son père, qu elle embrasse à plusieurs reprises. Baisers sonores.

ÉMILIENNE

C'est moi!

BOURNERON, étourdi.

Je t'aurais reconnue les yeux fermés. Je dois être joli! Tu m'as saccagé.

Acii; i>in:.Mii;i! 170

KMILIKNNIi

Pauvre papal Je te plains!

.le vous laisse.

liOURNERON

Attends un moment, Louis fait le paquet et te l'ap- )orte.

KMir.lENNE

Ah! pendant que j'y pense, tire donc ton carnet, ton nséparable carnet, et écris : déjeuner dimanche, pas limanche prochain, l'autre dimanche, dimanche en mit, Saint-Germain. Vous déjeunez tous à Saint-Gernain, dimanche en huit. (A son père.) Toi aussi. Oh î lous n'acceptons pas d'excuses, Georges et moi. (eiic le

orcc à écrire sur un bloc noU-s. — A -Pierre.) J'allais VOUS Cn-

^oyer un mot. Nous comptons sur vous. D'ailleurs, il y lura une surprise, qui n'en sera pas une, car je vais ont de suite soulever le couvercle du pot aux roses : lous aurons les Grossmuller.

BOURNERON, très étonné.

: Non!

ÉMILIENNE

Si, ils arrivent de leur Alsace samedi en huit et nous es possédons le dimanche. Qu'on se le dise ! Léopold ^ient pour atïaires et Jeanne l'accompagne. .Je ne sais Das si on rira. Mais on sera tous les fous de la famille. Cl'est inscrit ?

PIERRE C'est inscrit. (Louis entre avec le paquet.) Merci.

ÉMILIExNNE

Embrasse bien Jenny pour moi et le petit.

180 l'enfajjt chérie

PIERRE

Je n'y manquerai pas (a son père.) Au revoir I

BOURNERON

A bientôt ! Je passerai demain au bureau vous serrer la main.

PIERRE

Tu nous feras plaisir.

ÉMILIENNE

En tout cas, à dimanche en huit. Prenez le train de onze heures cinq. C'est le meilleur. On ira vous cher-|i cher à la gare.

PIERRE I

Merci. *

Il sort, reconduit par Bourneron.

Page 1