‹ Antoinette Sabrier. L'enfant chérieChapitre 89 sur 111 · SCÈNE II Les mêmes, JEANNE · texte numérisé non relu

SCÈNE II Les mêmes, JEANNE

JEANNE

Eh bien, quoi? Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi ces cris?

MARCEL, pleurant.

Bon-papa m'a battu.

BOURNERON

Ce marmot est absurde. Il m'a lancé son cerceau dans les jambes. Je l'ai grondé. En avant, le déluge et les abois!

JEANNE

Allons! allons! ça ne sera rien.

MARCEL, de même.

Bon-papa m'a fait mal, très mal. Il m'a battu.

BOURNERON

Menteur! Fi! que c'est laid de mentir!

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MARCEL

Je ne mens pas. Il m'a battu parce que je n'avais pas rencontré le facteur sur la route.

BOURNERON

j|. Marcel !

MARCEL

Ce n'est c'pendant pas de ma faute, si l'facteur est en retard.

Houineron marche, énervé.

BOURNERON

Emmène-le ; il me tape sur les nerfs; cette fois, je pourrais bien finir par lui tirer les oreilles.

JEANNE, à Marcel.

Allons, viens et tais-toi. (a Bourneron.) Faut-il faire atteler? Veux-tu faire une promenade avant le dîner?

BOURNERON

Non, merci. Je préfère rester à la maison.

JEANNE

Comme tu voudras.

MARCEL, revenant sournoisemenU

J'aurai tout de même ma casquette de télégraphiste, dis?

BOURNERON

Oui, oui, oui. Mais, pour l'amour de Dieu, disparais!

(Jeanne emmène Marcel.) Et CCtte lettre, CCttC lettre qui

n'arrive pas. C'est à devenir enragé!

Emilienne descend au moment où Jeanne remonte. JEANNE, à Emilienne, à part.

Va lui tenir compagnie, il ne tient pas en place.

Elle sort avec Marcel.

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ÉMILIENNE

Pauvre papa !

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