SCÈNE II Les mêmes, JEANNE
JEANNE
Eh bien, quoi? Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi ces cris?
MARCEL, pleurant.
Bon-papa m'a battu.
BOURNERON
Ce marmot est absurde. Il m'a lancé son cerceau dans les jambes. Je l'ai grondé. En avant, le déluge et les abois!
JEANNE
Allons! allons! ça ne sera rien.
MARCEL, de même.
Bon-papa m'a fait mal, très mal. Il m'a battu.
BOURNERON
Menteur! Fi! que c'est laid de mentir!
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MARCEL
Je ne mens pas. Il m'a battu parce que je n'avais pas rencontré le facteur sur la route.
BOURNERON
j|. Marcel !
MARCEL
Ce n'est c'pendant pas de ma faute, si l'facteur est en retard.
Houineron marche, énervé.
BOURNERON
Emmène-le ; il me tape sur les nerfs; cette fois, je pourrais bien finir par lui tirer les oreilles.
JEANNE, à Marcel.
Allons, viens et tais-toi. (a Bourneron.) Faut-il faire atteler? Veux-tu faire une promenade avant le dîner?
BOURNERON
Non, merci. Je préfère rester à la maison.
JEANNE
Comme tu voudras.
MARCEL, revenant sournoisemenU
J'aurai tout de même ma casquette de télégraphiste, dis?
BOURNERON
Oui, oui, oui. Mais, pour l'amour de Dieu, disparais!
(Jeanne emmène Marcel.) Et CCtte lettre, CCttC lettre qui
n'arrive pas. C'est à devenir enragé!
Emilienne descend au moment où Jeanne remonte. JEANNE, à Emilienne, à part.
Va lui tenir compagnie, il ne tient pas en place.
Elle sort avec Marcel.
±7rl l'enfant ciiÉniE
ÉMILIENNE
Pauvre papa !