‹ Antoinette Sabrier. L'enfant chérieChapitre 91 sur 111 · ACTE TuoisiKMi: :li · texte numérisé non relu

ACTE TuoisiKMi: :li

HOUnXKItON, vixrniciil.

Je te le défeuds bien.

ÉMILIENNE

Klle arrive peut-être trop lard, ta défense... mon cher papa. Tu as du chagrin. Oh ! si, j'en suis sûre, .le devrais même t'en vouloir d'avoir ce chagrin-là. C'est un chagrin qui ne devrait pas me toucher, qui devrait me faire horreur, dont j'aurais le droit d'être jalouse... et j'en suis jalouse, au fond. Seulement, je t'aime tant que, malgré tout, de te sentir triste, si inquiet, ça me bouleverse. Avoue. Avoue au moins que tu es malheureux.

BOURNERON

C'est vrai. .Je ne suis pas très heureux en ce moment.

ÉMILIENNE

Et je ne peux rien faire pour toi ?

BOURNERON

Rien que continuer à être toi, à être l'enfant exquise et tendre que tu es, que tu as toujours été, et sans laquelle je serais bien vieux. Heureusement, tu es là, tu me rajeunis.

ÉMILIENNE

Hélas! Hy a beaucoup d'heures maintenant où le charme n'opère pas. Il existe quelque part une influence mystérieuse qui paralyse la mienne. J'ai une rivale.

BOURNERON, vivement.

Ne dis pas de bêtises.

ÉMILIENNE

Je t'assure que j'ai... un peu deviné.

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bourneron

Trop. Tu ne veux pas que je rougisse devant toi, n'est ce pas ?

ÉMILIEXNÉ

Aussi, je ne te demande rien. Ne me dis rieU) quoique... tu pourrais très bien... à demi mot ; vois-tu, je serais discrète ; je comprendrais le moins possible, juste assez pour te consoler. Une grande fille, est-ce que ce n'est pas un peu une petite maman à qui on peut confier bien des choses? Je trouverais les mots qui bercent, les gestes qui endorment le chagrin. Allons ! pourquoi as-tu de la peine?

BOURNERON

Je te le dirai... plus tard.

ÉMILIENNE

Non 1 non 1 tout de suite ! C'est trop grave ! Je commence à avoir des remords de t'avoir amené ici. Tu es trop triste ; je ne peux pas supporter de te voir comme ça. Vraiment, elle te manque tant que cela?

BOURNERON

Je t'en prie...

ÉMILIENNE

Si tu savais comme je suis près de toi en ce moment, comme je comprends ton chagrin.

BOURNERON

Non. tu ne peux pas ; tu crois, mais tu ne peux pas.

ÉMILIENNE

Oh ! si !

Bouineioii regarde sa montre.

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