‹ Antoinette Sabrier. L'enfant chérieChapitre 97 sur 111 · JEAN NI · texte numérisé non relu

JEAN NI

Enfin, tout à l'heure, lu ne partais pas.

BOUIîNEMON

C'est toujours possible !

JEANNE

Alors, pourquoi ce départ précipité?

BOURNERON

J'ai à faire à Paris ; on me rappelle.

U montre sa lettre.

JEANNE

Oui, connu, un prétexte. Tu t'ennuies ici; tu saisis la première occasion de t'évader. C'est charmant, c'est aimable pour nous. Pour une fois que tu nous honores de ta visite, tu ne la fais même pas complète; tu 'écourtes. Si tu crois que c'est gentil !

ACTt: TIIOISIKMK

HOURNERON

NoQ, je crois que ça n'est pas gentil, mais je n'y peux rien, ('.e qui m'arrive n'est pas gentil non |)lus, je t'assure.

GROSSMULLKU

Nous ne pouvons cependant p is le retenir de force.

liOURNÉRON

Très juste. Excellente pensée! Écoute ton mari, Jeanne, c'est un homme de sens.

JEANNE

11 ferait mieux de se taire. On ne lui demande rien. Ce n'est pas son baragouin qui arrangera les choses.

GROSSMULLER

Baragouin !

JEANNE

Peut-on savoir ce qui t'arrive ?

BOURNERON

Non, on ne peut pas.

JEANNE

Tu ne le diras même pasàÉmilienne ?

Non.

JEANNE

C'est elle qui va avoir une surprise agréable! Tu viens ici avec elle; tu t'engages à lui tenir compagnie, et pan! brusquement, tu la lui fausses!

BOURNERON

11 y a des cas de force majeure.

grossmuller La voici : mettez-la au courant.

ÉMILIEXXE, descendant.

Pourquoi ces mines consternées? Qu'est-ce qui se passe?

JEANNE

Papa s'en va. Il prend le train de huit heures.

ÉMILIENNE

C'est vrai?

BOURNERON

C'est vrai.

ÉMILIENNE

Tu as reçu la lettre que tu attendais?

BOURNERON

Oui.

Et elle te rappelle?

BOURNERON

D'urgence.

ÉMILIENNE

Ah I

JEANNE

Voyons 1 Emilienne, insiste auprès de papa. Tâche de le retenir.

BOURNERON

Inutile. J'ai donné à Émilienne et à vous une grande preuve de tendresse en quittant Paris à un moment où j'aurais dû y rester. J'y retourne. Il faut que je parte.

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