JEAN NI
Enfin, tout à l'heure, lu ne partais pas.
BOUIîNEMON
C'est toujours possible !
JEANNE
Alors, pourquoi ce départ précipité?
BOURNERON
J'ai à faire à Paris ; on me rappelle.
U montre sa lettre.
JEANNE
Oui, connu, un prétexte. Tu t'ennuies ici; tu saisis la première occasion de t'évader. C'est charmant, c'est aimable pour nous. Pour une fois que tu nous honores de ta visite, tu ne la fais même pas complète; tu 'écourtes. Si tu crois que c'est gentil !
ACTt: TIIOISIKMK
HOURNERON
NoQ, je crois que ça n'est pas gentil, mais je n'y peux rien, ('.e qui m'arrive n'est pas gentil non |)lus, je t'assure.
GROSSMULLKU
Nous ne pouvons cependant p is le retenir de force.
liOURNÉRON
Très juste. Excellente pensée! Écoute ton mari, Jeanne, c'est un homme de sens.
JEANNE
11 ferait mieux de se taire. On ne lui demande rien. Ce n'est pas son baragouin qui arrangera les choses.
GROSSMULLER
Baragouin !
JEANNE
Peut-on savoir ce qui t'arrive ?
BOURNERON
Non, on ne peut pas.
JEANNE
Tu ne le diras même pasàÉmilienne ?
Non.
JEANNE
C'est elle qui va avoir une surprise agréable! Tu viens ici avec elle; tu t'engages à lui tenir compagnie, et pan! brusquement, tu la lui fausses!
BOURNERON
11 y a des cas de force majeure.
grossmuller La voici : mettez-la au courant.
ÉMILIEXXE, descendant.
Pourquoi ces mines consternées? Qu'est-ce qui se passe?
JEANNE
Papa s'en va. Il prend le train de huit heures.
ÉMILIENNE
C'est vrai?
BOURNERON
C'est vrai.
ÉMILIENNE
Tu as reçu la lettre que tu attendais?
BOURNERON
Oui.
Et elle te rappelle?
BOURNERON
D'urgence.
ÉMILIENNE
Ah I
JEANNE
Voyons 1 Emilienne, insiste auprès de papa. Tâche de le retenir.
BOURNERON
Inutile. J'ai donné à Émilienne et à vous une grande preuve de tendresse en quittant Paris à un moment où j'aurais dû y rester. J'y retourne. Il faut que je parte.