‹ Antomie comparée de cerveau, dans les quatre classes des animaux vertébrès, appliquée à la physiologie et à la pathologie du système nerveuxChapitre 1 sur 48 · i'o’i <W; 3 b cl ,oh · texte numérisé non relu

i'o’i <W; 3 b cl ,oh

mm ; f JndijrjpatJuji}:} »mim Î ?*} i' V..2* ; \ ‘»b 9 pi-f -î «ifo »•: ’<»({ I I ** • < *i

i ". «• te J r

■ f Ij '.lit A

mon tfete

Jacques Christophe SERRES,

*yf&ec/eccn c/e / J//Zo<ÿuce c/e /a vi//e c/e ffla

acrcuc.

a mémo ne

de

vU \

<J -te*

mon u tetcj

Antoine SERRES,

t Æej /trem/erj matérej </a)U / étude/ c/c4 jc/enccd anaéom/yucj .

V\ . Ci . Seitccu.

v , ' ■ \ ' . f ?T ' J ' ' ■ t lf' ' ■ • ! ' >’

PRÉFACE

Cet ouvrage, sur l’Anatomie comparée du Cerveau , dans les quatre classes des animaux vertébrés , a été composé à l’occasion du prix proposé en 1818 par l’Académie royale des Sciences. Jusqo’à ce jour, personne n’a songé à réunir en corps de doctrine les connaissances acquises sur l’anatomie, la physiologie et la pathologie du système nerveux. Je vais essayer de parcourir ce vaste sujet , sur lequel nos idées sont encore loin d’être arrêtées.

Dès mon entrée dans la carrière médicale, je puisai dans les leçons de M. le baron Cuvier, au Jardin du Roi, et de M. le professeur Duméril à la Faculté de Médecine, le goût de l’anatomie comparative j plus lard , mes liaisons intimes avec M. le professeur Geoffroy -Saint -Hilaire me facilitèrent les moyens de me livrer à l’étude de cette belle science, si peu cultivée en France par les médecins.

PRÉFACE

YÜj

Nommé en 1812 chef des travaux anatomiques à l’amphithéâtre des hôpitaux, et chargé de professer dans cet établissement l’anatomie et la physiologie, je m’efforçai d’appliquer à la science de l’homme les notions acquises sur l’anatomie comparée. Le succès qu’obtinrent en peu d’années ces leçons , fut dû en grande partie à cette direction.

L'anatomie et la physiologie du système nerveux furent toujours le sujet favori de mes études , à cause de ma position dans les hôpitaux et de mes principaux travaux en médecine. Dès 1810 et 1811, j’avais commencé à l’Hôtel-Dieu mes recherches sur les maladies organiques de l’encépliaîe. En i8i3, je fus placé, par des circonstances qui sans doute ne se renouvelleront jamais , sur le plus grand théâtre de ces maladies.

Chacun sait qu’à cette époque les hôpitaux civils de Paris furent convertis en partie en hôpitaux militaires. Le Conseilgénéral qui les dirige , et qui s’est toujours montré le père des pauvres, désirant concilier leurs intérêts avec les besoins près-

PKÉFACE.

sans de l’Etat , arrêta que le vaste hôpital de la Pitié , dont j’étais un des médecins , serait spécialement consacré aux maladies du système nerveux , pour en faciliter le placement définitif dans ses hospices.

Pendant sept ans que notre hôpital a conservé cette destination, deux mille de ces maladies environ ont été soumises à mon examen.

Tous les ans, je consacrai dans mes cours une partie des leçons à l’anatomie , à la physiologie et à la pathologie du système nerveux. Après avoir exposé chez l’homme les changemens qui survenaient dans les diverses fonctions de l’encéphale, selon que telle ou telle partie avait été désorganisée par les maladies, je cherchais à les produire artificiellement sur les animaux composant les quatre classes des animaux vertébrés. J’éclairais ainsi les recherches pathologiques par la physiologie , et la physiologie par la pathologie.

Je fus souvent arrêté dans celte partie de mes travaux , par l’indétermination des parties dont cet organe se compose dans les trois classes inférieures. Je conçus des

PRÉFACE

cloutes sur la valeur des rapports qui avaient dirigé les anatomistes dans cette partie de la science ; il me sembla qu’on pouvait faire mieux , d’apres les résultats mêmes fournis par la pathologie et la physiologie expérimentale.

Sur ces entrefaites , l’Académie royale des Sciences mit au concours ce sujet. Préparé par mes études antécédentes, aux recherches multipliées que devait uécessiter la solution de cette grande question , je n’hésitai pas un instant à y consacrer toutes mes veilles, secondé d’ailleurs comme je l’étais par les deux prosecteurs habiles de l’amphithéâtre des hôpitaux , MM. Caillard aîné et Manec.

Les anatomistes n’ont pas oublié avec quel rare bonheur M. le professeur Geoffroy- Sainl-Hilaire, et ensuite M. le baron Cuvier, étaient parvenus à expliquer les os composant la tête des animaux des trois classes inférieures , par leur comparaison avec la tête des embryons des mammifères. Frappé de cette idée et de ses résultats , je crus apercevoir dans l’encéphale des classes inférieures l’état permanent des formes fugi-

Page 1