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signer sous le nom de ventricule ou du canal de la moelle épinière : ce canal se remplit quelquefois d’un liquide , ce qui constitue l’hydropisie de la moelle épinière , maladie assez commune chez les embryons des mammifères.
» Ce canal s’oblitère au cinquième mois de l’embryon humain, au sixième de l’embryon du veau et du cheval , au vingt-cinquième jour de l’embryon du lapin, au trentième jour du chat et du chien ; on le retrouve sur le têtard de la grenouille et du crapaud accoucheur jusqu’à l’apparition des membres antérieurs et postérieurs.
» Cette oblitération a lieu dans tous ces embryons par la déposition de couches successives de matière grise , sécrétée par la pie-mère qui s’introduit dans ce canal.
» La moelle épinière est d’un calibre égal dans toute son étendue , chez les jeunes embryons de toutes les classes : elle est sans renflement anté^rieur ni postérieur, comme celle des reptiles privés des membres (vipères, couleuvres, anguis fragilis ) , et de la plupart des poissons.
» Avec cette absence des renflemens de la moelle épinière coïncide, chez tous les embryons, l’absence des extrémités antérieures et postérieures; les embryons de tous les mammifères , des oiseaux et de l’homme , ressemblent sous ce rapport au têtard de la grenouille, et des batraciens en général.
» Avec l’apparition des membres coïncide , chez tous les embryons , l’apparition des renflemens
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antérieurs et postérieurs (le la moelle épinière cet effet est surtout remarquable chez le têtard des batraciens à l’époque de sa métamorphose; les embryons de l’homme , des mammifères , des oiseaux et des reptiles éprouvent une métamorphose entièrement analogue à celle du têtard.
» Les animaux qui n’ont qu’une paire de membres n’ont qu’un seul renflement de la moelle épinière ; les cétacés sont particulièrement dans ce cas : le renflement varie par sa position selon la place qu’occupe sur le tronc la paire de membres : le genre bipes a son renflement situé à la partie postérieure de la moelle épinière. Le genre bimane l’a au contraire à la partie antérieure.
» Dans les monstruosités que présentent si fréquemment les embryons des mammifères , des oiseaux et de l’homme, il se présente souvent des bipes et des bimanes , qui, comme les cétacés et les reptiles que nous venons de citer , n’ont qu’un seul renflement situé toujours vis-à-vis de la paire de membres qui reste.
» La moelle épinière des poissons est légèrement renflée vis-à-vis du point qui correspond à leurs nageoires. Ainsi les jugulaires ont ce renflement derrière la tête, à la région cervicale de la moelle épinière, les pectoraux vers la région moyenne ou dorsale , et les abdominaux vers la partie abdominale de la moelle épinière.
» Les trigles , remarquables par les rayons détachés de leurs pectorales , le sont aussi par une
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série de renflemens proportionnés, pour le nombre et le volume , au volume et au nombre de ces mêmes rayons auxquels ils correspondent.
» Les poissons électriques ont un renflement considérable correspondant au nerf qui se distribue dans l’appareil électrique (raye, silure électrique).
» La classe des oiseaux offre des différences trèsremarquables dans la proportion de ces deux renflemens.
» Les oiseaux qui vivent sur la terre, comme nos oiseaux domestiques, et ceux qui grimpent le long des arbres , ont le renflement postérieur beaucoup plus volumineux que l’antérieur. L’autruche est surtout remarquable sous ce rapport.
» Les oiseaux qui s’élèvent dans les airs , et y planent souvent des journées entières, offrent une disposition inverse ; c’est le renflement antérieur qui prédomine sur le postérieur.
» M. Gall a avancé que la moelle épinière était renflée à l’origine de chaque nerf ; M. Serres ne croit pas que cette opinion soit confirmée par l’examen de la moelle épinière des vertébrés , à quelque âge de la vie , intra ou extra-utérine , qu’on la considère.
» M. Gall cherchait dans ces renflemens supposés l’analogue de la double série de ganglions qui remplacent la moelle épinière dans les animaux articulés.
» Cette analogie se trouve , comme d’autres auteurs l’ont déjà avancé , non dans la moelle
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épinière, mais dans les ganglions intervertébraux.
* Ces ganglions , qui ont peu occupé les anatomistes , sont proportionnés dans toutes les classes au volume des nerfs qui les traversent : ils sont beaucoup plus forts vis-à-vis des nerfs qui se rendent aux membres, que dans aucune autre partie.
» La moelle épinière est étendue jusqua l’extrémité du coccyx , chez l’embryon humain , jusqu’au troisième mois. A cette époque , elle s’élève jusqu’au niveau du corps de la seconde vertèbre lombaire, où elle se fixe à la naissance.
» L’embryon humain a un prolongement caudal signalé par tous les anatomistes, qui persiste jusqu’au troisième mois de la vie utérine ; à cette époque , ce prolongement disparaît , et sa disparition coïncide avec l’ascension de la moelle épinière dans le canal vertébral , et l’absorption d’une partie des vertèbres coccygiennes.
» Si l’ascension de la moelle épinière s’arrête , le fœtus humain vient au monde avec une queue , ainsi qu’on en rapporte un grand nombre de cas : le coccyx se compose alors de sept vertèbres.
» Il y a donc un rapport entre l’ascension de la moelle épinière dans son canal , et le prolongement caudal du fœtus humain et des mammifères.
» Plus la moelle épinière s’élève dans le canal vertébral, plus le prolongement caudal diminue , comme dans le cochon , le sanglier , le lapin ; au
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contraire , plus la moelle épinière se prolonge et descend dans son étui , plus la queue augmente de dimension, comme dans le cheval, le bœuf, l’écureuil.
» L’embryon des chauve-souris sans queue ressemble , sous ce rapport , à celui de l’homme ; il a d’abord une queue qu’il perd rapidement , parce que chez ces mammifères l’ascension de la moelle épinière est très-rapide , et qu’elle s’élève très-haut.
» C’est surtout chez le têtard des batraciens que ce changement est remarquable; aussi long-temps que la moelle épinière se prolonge dans le canal coccygien, le têtard conserve sa queue. A l’époque où le têtard va se métamorphoser , la moelle épinière remonte dans son canal , la queue disparaît , et les membres se prononcent de plus en plus.
» Si la moelle épinière s’arrête dans cette ascension , le batracien conserve sa queue comme le fœtus humain.
» Le fœtus humain , celui des chauve-souris et des autres mammifères , se métamorphosent donc comme le têtard des batraciens. •
» Chez les reptiles qui n’ont pas de membres ( les vipères , les couleuvres ) , la moelle épinière ressemble à celle du têtard avant sa métamorphose.
» Chez tous les poissons , la moelle épinière présente le même caractère ; elle offre souvent à sa terminaison un très-petit renflement.
» Parmi les mammifères, les cétacés ressemblent sous ce rapport aux poissons.
PRÉFACE
» Les embryons humains monstrueux qui n’ont pas les membres inférieurs , se rapprochent, sous ce rapport, des cétacés et des poissons.
» L’entrecroisement des faisceaux pyramidaux est visible chez l’embryon humain dès la 8e semaine.
» Chez les mammifères l’entrecroisement devient de moins en moins apparent en descendant des quadrumanes aux rongeurs.
» Chez les oiseaux on ne remarque qu’un ou deux faisceaux tout au plus dont l’entrecroisement soit distinct.
» Chez les reptiles il n’y a point d’entrecroisement.
» Chez les poissons l’entrecroisement n’existe pas.
» Le volume de la moelle épinière et celui de l’encéphale sont , en général , en raison inverse l’un de l’autre chez les vertébrés.
» L’embryon humain ressemble , sous ce rapport. aux classes inférieures ; plus il est jeune , plus la moelle épinière est forte , plus l’encéphale est petit.
«Dans certaines circonstances la moelle épinière et l’encéphale conservent un rapport direct de volume ; ainsi , plus la moelle épinière est effilée , étroite , plus l’encéphale est étroit et effilé , ce qu on voit surtout dans les serpens. La moelle épinière diminuant de longueur et augmentant de volume , le cerveau s’accroît dans des proportions égales : c’est ce qui arrive dans les lézards , les tortues.
» Chez les oiseaux , plus le col est allongé,
PRÉFACE
plus la moelle épinière est étroite , plus le cerveau est effilé.
Ce rapport direct de volume entre la moelle épinière et le cerveau , ne porte pas sur tout 1 encéphale ; il a lieu uniquement avec les tubercules quad ri j umeau x .
» La moelle épinière et les tubercules quadrijumeaux sont rigoureusement développés en raison directe l’un de l’autre; de telle sorte que le volume ou la force de la moelle épinière étant donné dans une classe ou dans les familles de la même classe , on peut déterminer rigoureusement le volume et la force des tubercules quadrijumeaux.
» L’embryon humain est dans le même cas; plus il est jeune, plus la moelle épiniere est forte , plus les tubercules quadrijumeaux sont développés.
» Les tubercules quadrijumeaux sont les premières parties formées dans 1 encéphale ; leui loimalion précède toujours celle du cervelet , chez l’embryon des oiseaux , des reptiles , des mammifères et de l’homme.
» Chez les oiseaux , les tubercules quadrijumeaux ne sont qu’au nombre de deux ; et ils occupent , comme on le sait, la base de l’encéphale , ce qui les a long-temps fait méconnaître.
» Ils ne parviennent à cet état qu’après une métamorphosé très-remarquable. Dans les premiers jours de l’incubation , ils sont, comme dans les autres classes , situés sur la lace supérieure de l’encéphale , formant d’abord deux lobules , un de chaque côté; au dixième jour de l’incubation ,
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un sillon transversal divise ce lobule , et à cette époque il y a véritablement quatre tubercules situés entre le cervelet et les lobes cérébraux.
» Au douzième jour commence le mouvement très-singulier , par lequel ils se portent de la face supérieure vers la face inférieure de l’encéphale.
» Pendant ce mouvement , le cervelet et les lobes cérébraux , séparés d’abord par ces tubercules , se rapprochent successivement , et finissent par s’adosser l’un contre l’autre , comme on l’observe sur tous les oiseaux adultes.
» Chez les reptiles, les tubercules quadrijumeaux ne sont qu’au nombre de deux dans l’état adulte ; mais au quinzième jour du têtard delà grenouille , ils sont divisés comme ceux de l’oiseau au dixième jour.
» Dans cette classe les tubercules ne changent pas de place ; ils restent toujours situés à la face supérieure de l’encéphale , entre le cervelet et les lobes cérébraux , et leur forme est toujours ovalaire.
» Chez les poissons , le volume considérable que prennent les tubercules quadrijumeaux , les a fait considérer, jusqu’à ce jour, commeles hémisphères cérébraux de l’encéphale.
■ Ce qui a contribué à accréditer cette erreur , c est qu’ils sont creusés d’un large ventricule, présentant un renflement considérable analogue pour sa forme et sa structure au corps strié de l’encéphale des mammifères.
«Ces tubercules sont toujours binaires chez les
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poissons , et leur forme se rapproche de celle d’un sphéroïde légèrement aplati en dedans.
» Chez les mammifères et l’homme, les tubercules quadrijumeaux ne sont qu’au nombre de deux pendant les deux tiers environ de la vie utérine; ils sont alors ovalaires et creux intérieurement comme chez les oiseaux , les reptiles et les poissons.
* Au dernier tiers de la gestation , un sillon transversal divise chaque tubercule , et alors seulement ils sont au nombre de quatre.
» La diversité que présentent ces tubercules dans les différentes familles des mammifères , dépend de la position qu’occupe ce sillon transversal.
» Chez l’homme, il occupe ordinairement lapartie moyenne ; les tubercules antérieurs sont égaux àpeu-près aux postérieurs.
» Chez les carnassiers, le sillon se porte en avant, ce qui fait prédominer les tubercules postérieurs.
» Chez les ruminans et les rongeurs , le sillon se porte en arrière , et alors ce sont les tubercules antérieurs qui prédominent sur les postérieurs.
» Dans certains encéphales de l’embryon humain et des mammifères , les tubercules restent jumeaux 3 ce qui rapproche ces encéphales de celui des poissons et des reptiles.
» Observons que, primitivement, les tubercules quadrijumeaux de l’homme et des mammifères sont creux comme chez les oiseaux., les reptiles et les poissons. Remarquons aussi que l’oblitération de leur cavité s’opère comme l’oblitération de la
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moelle épinière , c’est-à-dire par la déposition dë couches de matière grise , sécrétée par la pie-mère qui s’introduit dans leur intérieur.
» Les tubercules quadrijumeaux sont développés, dans toutes les classes et les familles de la même classe , en raison directe du volume des nerfs opti- ' ques et des yeux.
» Les poissons ont les tubercules quadrijumeaux les plus volumineux, les nerfs optiques et les yeux les plus prononcés.
» Après lespoissons viennent, en général , les reptiles , pour le volume des yeux , des nerfs optiques et des tubercules quadrijumeaux.
«Les oiseaux sont également remarquables par le développement de leurs yeux ; ils le sont aussi par le volume de leurs nerfs optiques et des tubercules quadrijumeaux.
» Chez les mammifères , les yeux, les nerfs optiques et les tubercules quadrijumeaux , vont toujours en décroissant des rongeurs aux ruminans , des ruminans aux carnassiers , aux quadrumanes et à l’homme, qui occupe , sous ce rapport, le bas de l’échelle animale.
«Comme les tubercules quadrijumeaux servent de base à la détermination des autres parties de l’encéphale, nous avons dû accumuler toutes les preuves qui s’y rapportent.
» Les poissons ayant des tubercules quadrijumeaux les plus volumineux , ont aussi les interpariétaux les plus prononcés*;
» Après les poissons viennent les reptiles , puis les
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oiseaux ; enfin , parmi les mammifères, les rongeurs ont les interpariétaux les plus grands: viennent ensuite les ruminans, les carnassiers, les quadrumanes et l’homme, sur lequel on ne les rencontre qu’accidentellement.
» Il pourra paraître singulier que le cervelet ne se forme qu’après les tubercules quadrijumeaux ; mais ce fait ne présente d’exception dans aucune classe.
» Pour avoir des notions exactes sur le cervelet des classes supérieures , il faut d’abord les emprunter aux poissons.
» Chez les poissons, cet organe est formé de deux parties très-distinctes :
» D’un lobule médian, prenant ses racines dans le ventricule des tubercules quadrijumeaux ;
» Des feuillets latéraux provenant du corps restiforme. •
» Ces deux parties sont isolées , disjointes dans
toute la classe des poissons , ce qui les avait fait méconnaître.
» La grande différence que présente le cervelet des classes supérieures , dépend de la réunion de ces deux élémens , dont l’un conserve le nom de processus vermiculaire supérieur du cervelet , et provient , comme chez les. poissons , des tubercules quadrijumeaux (Processus cerebelli ad testes); tandis que l’autre , provenant des corps res ti formes , constitue les hémisphères du même organe.
«Quoique réunis, ces deux élémens conservent une entière indépendance l’un de l’autre.
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» Le processus vermiculaire supérieur du cervelet (le lobe médian) et les hémisphères du même organe sont développés dans toutes les classes , en raison inverse l’un de l’autre.
9 Dans Tes familles composant la classe des mammifères , le même rapport se remarque rigoureusement : ainsi les rongeurs , les ruminans , les carnassiers , les quadrumanes et l’homme , ont ce processus et les hémisphères du cervelet développés en raison inverse l’un de l’autre.
» Dans toutes les classes ( les reptiles exceptés ) , le lobe médian du cervelet (processus vermiculaire supérieur) est développé en raison directe du volume des tubercules quadrijumeaux.
» Dans toutes les classes , les hémisphères du cervelet sont développés en raison inverse de ces mêmes tubercules.
» Dans les familles composant tla classe des mammifères, ce double rapport est rigoureusement le même : ainsi les rongeurs , qui ont des tubercules quadrijumeaux les plus volumineux , ont le lobe médian du cervelet le plus prononcé , et les hémisphères du même organe les plus faibles.
«L’homme , au contraire , qui occupe le haut de l’échelle, pour le volume des hémisphères du cervelet , a le plus petit lobe médian et les plus petits tubercules quadrijumeaux.
»Le cervelet se développe dans toutes les classes par deux feuillets latéraux non réunis sur la ligne médiane.
» La moelle épinière est développée dans toutes
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les classes , en raison directe du volume du lobe médian du cervelet.
» La moelle épinière est développée dans toutes les classes , en raison inverse des hémisphères du même organe. -
»Ces faits généraux sont surtout importuns pour apprécier les rapports de la protubérance annulaire.
t> La protubérance annulaire est développée en raison directe des hémisphères du cervelet.
» La protubérance annulaire est développée en raison inverse du lobe médian du même organe. (Processus vermiculaire supérieur. )
» La protubérance annulaire est développée en raison inverse des tubercules quadrijumeaux et de la moelle épinière.
» La couche optique n’existe pas chez les poissons ; ce qu’on avait pris pour elle est un renflement propre aux tubercules quadrijumeaux.
«Chez les reptiles, les oiseaux , les mammifères et l’homme , le volume de la couche optique est en raison directe du volume des lobes cérébraux.
» Dans ces trois classes , la couche optique est développée en raison inverse des tubercules quadrijumeaux.
» Chez l’embryon humain, ce rapport est le même; les tubercules quadrijumeaux décroissent à mesure que la couche optique augmente. Chez les embryons des autres mammifères, chez le fœtus des oiseaux
XXXiv PRÉFACE.
et le têtard des batraciens , ce mouvement inverse s’observe également.
» Ainsi , la couche optique est développée dans les trois classes où elle existe , en raison directe des lobes et en raison inverse des tubercules quadrijumeaux.
» La glande pinéale existe dans les quatre classes des vertébrés.
» Elle a deux ordres de pédoncules , les uns provenant de la couche optique, les autres des tubercules quadrijumeaux.
» Les corps striés n’existent pas chez les poissons , les reptiles et les oiseaux.
» Chez les mammifères , leur développement est proportionné à celui des hémisphères cérébraux.
» Les hémisphères cérébraux sont développés en raison directe du volume de la couche optique et des corps striés.
» Chez les poissons , ils forment un simple bulbe arrondi , situé au-devant des tubercules quadrijumeaux , et dans lequel s’épanouissent les pédoncules cérébraux.
» Chez les poissons , les reptiles et les oiseaux , les lobes cérébraux constituent une masse solide , sans ventricule intérieurement.
» La cavité ventriculaire des lobes cérébraux dis-
tingue exclusivement les mammifères et l’homme.
» Un rapport inverse très-curieux s’observe , à cet égard , entre les trois classes inférieures et les
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mammifères, relativement aux tubercules quadrijumeaux et aux lobes cérébraux.
» Dans les trois classes inférieures, les tubercules quadrijumeaux sont creux et conservent un ventricule intérieur ; les lobes cérébraux sont solides et sans ventricule.
» Dans les mammifères et l’homme, au con-
traire , les tubercules quadrijumeaux sont solides , forment une masse compacte, et les lobes cérébraux se creusent d’un large ventricule.
» Dans les trois classes inférieures , les lobes cérébraux sont sans circonvolutions , ce qui se lie avec leur masse compacte intérieure.
» Dans les mammifères , au contraire , avec la cavité des lobes apparaissent les circonvolutions cérébrales.
» La corne d’Ammon n’existe ni chez les poissons , ni chez les reptiles , ni chez les oiseaux.
» Elle existe chez tous les mammifères; elle est plus développée chez les rongeurs que chez les ruminans, chez ces derniers que chez les carnassiers , les quadrumanes et l’homme , où elle est , toutes choses d’ailleurs égales, moins prononcée.
u M. Serres n’a rencontré le petit pied d’Hippocampe dans aucune famille des mammifères.
» Chez l’homme , il manque quelquefois aussi.
» La voûte à trois pilier:* manque chez les poissons et les reptiles.
» Elle manque aussi chez la plupart des oiseaux; mais on en rencontre les premiers vestiges sur