‹ AntoniellaChapitre 29 sur 32 · CX VII · texte numérisé non relu

CX VII

Le vent souffla favorable; le soir même, la felouque militaire vola comme un oiseau de proie sur l’écume de la mer;' il changea la nuit suivante, souffla en foudre et les conduisit loin de la côte napolitaine, au delà du cap Bon et du rivage sicilien, dans le bras de mer orageuse qui sépare de l’ancienne Carthage Tripoli d’Afrique et les lagunes de Tripoli.

Le pilote calabrais, ignorant de ces parages, sentit la vague se calmer; mais en

ANTO NIELLA.

doublant le cap Bon pour regagner la mer d’Italie, il fut aperçu par un brigantin du Maroc, en guerre alors avec Naples, et enlevé comme une proie pour être conduit au port.

Page 1