André, né le ^27 juillet
o*^ Louis, né le lo octobre 1789;
6o Gabrielle, née le 13 avril 1791;
1" Paul, né le lo avril 1792;
8^^ Pierre, né le is brumaire an III (8 novembre 1794);
9^' Antoine-Marie, dit Antonin, né le 12 messidor an IV (30 juin 1796);
n> Pierre-André, né le 13 prairial an VIII (2 juin 1800).
Sept garçons et trois filles.
(1) On trouve à Télat civil un Jacques Moine, né à Saint- Victor-Malescourt et mort à Saint-Etienne le 14 mars 1828, à lâge de 64 ans, laissant au moins deux lils : Jean et Denis. Jignore si la similitude du nom et du lieu d'origine indique quelque pareiiti' avec André Moine.
ANTONIX MOINE 2^25
Sur rua des frères d'Antonin Moine, Aimé Royet a donné le renseignement suivant alors qu'il écrivait au lendemain de la mort tragique :
Il laisse aussi un frère aîné, Aimé Moine, qui entra d'abord dans les Gardes d'honneur et puis dans les ordres religieux. 11 aj^prendra la mort dAntonin au fond de quelque vieux cloitre et il aura une prière et une larme pour ce frère qu'il a à peine revu depuis l'adolescence.
Il y a évidemment sur le prénom une erreur qui peut s'expliquer par le souvenir du nom de religion ou d'une apellation familière.
M. Vincent Durand, dont le nom est attaché à tant d'éminents travaux d'histoire forézienne, a bien voulu me donner les renseignements qui suivent sur l'une des sœurs d'Antonin Moine, entrée aussi en religion :
Celle sœur était, sous la Restauration, religieuse du couvent de Pradines et elle y enseignait le dessin aux pensionnaires. Ma mère a été son élève et en parlait comme de la meilleure et de la plus aimable des femmes. Le nom de religion m'échappe, mais je me rappelle parfaitement de celui de Moine et de cette circonstance que la religieuse qui le portait avait un frère artiste qui lui envoyait des modèles pour son enseignement. Quel était son talent à elle-même? 11
ne serait pas impossible den juger car, toujoiud'après ma mère. Mademoiselle Moine pratiquait la peinture à l'huile et a exécuté, pour la maison de Pradines, des tableaux qui doivent y être encore aujourd'hui; mais j'ai peine à croire qu'ils puissent être autre chose que des copies. Gomme professeur de dessin, elle ne paraît pas avoir été de grand vol. Ce que j'ai vu des travaux exécutés par ses élèves sont des fleurs proprement et patiemment peintes à l'aquai-elle et des copies de gravure ou des lithographies dont le principal mérite consiste en des « hachures ou des « grenés » secunclnni artem. Il ne semble pas que l'étude directe de la nature ait tenu grand place dans cet enseignement. Mais il faut tenir compte de l'époque et aussi du programme imposé à la maitresse.
Je vais (Ujiitier ici, in extenso, les études sur Antotiin Moine que fat citées en partie au cours de mon travail et qui sont insérées da/is des recueils ([u'il n'est pas toujours facile de se procurer.
f aurais bien voulu terminer ces pages par un catalogue de Vœuvre du maître; c'est vainement ([ue j'ai tenté de rétablir. Il m'est impossible d'ajouter aux indications contenues dans les j)ag es qui précèdent et (pie la table permettra de retrouver aisément. J'ai pu, cependant, donner un extrait des inventaires de la BibliotJœque nationale pour les estampes de Moine et les estampes qui 7'eproduisent ses œuvres : il y a des raisons de croire que les coj'tons de la Bibliothèque nationale ne contiennent pas tout.
Avant de terminer ce petit livre, qu'il me soit permis de remercier les amis qui ont bien voulu ni aider à l'établir : M. Maissiat, mon ami Marius Dame et M. Joseph Dumas à qui on devra ^ un jour, les plus curieuses rerherc/œs sur les romantiques.
Bibliothèque Nationale. — Département DES Estampes. — De. 119, AA"2 et Suppléments non reliés
§ 1er. — Estampes cVAntonin Moine.