PAGE
Chapitre VIII. Le peintre dans sa vie privée. — Sa famille. — Son portrait (Musée des Offices, à Florence). — Portrait de sa femme (Galerie du Prado, à Madrid). — Portrait de Jean Lecocq [GallusJ et de sa femme (Galerie de Cassel). — Philippe Mor van Dashorst, chanoine d’Utrecht par la grâce du roi. — La médaille de Moro. — Un mot sur « Etienne de Hollande » . 99
Chapitre IX. Nouveau départ de Moro pour l’Espagne. — Il fait le portrait du roi. — La « Sala real de los Retratos ». — Portrait du peintre, exécuté pour le roi. — Portrait de Jeanne d’Autriche, veuve. — Le 0 Don Carlos » de la Galerie de Cassel. — Troisième mariage du roi. — « La reine de la Paix et de la Bonté ». — Son portrait par Moro. — Portrait de Jacopo da Trezzo.
— Nains et bouffons. — Sujets humoristiques exécutés pour Philippe II. — Incartade de Moro. — Sa fugue no
Chapitre X. Moro dans les Pays-Bas. — Son portrait de Jean van Scorel. —
Il est au service de Marguerite de Parme. — Portraits de Sir Thomas et de Lady Gresham 124
Chapitre XI. Fin de la puissance de Granvelle. — Le roi insiste pour le retour de Moro. — Arrivée du duc d’Albe dans les Pays-Bas. — Son portrait par Guillaume Key. — Moro au service du dictateur. — Nouveau portrait du lieutenant de Philippe IL — Moro chargé de peindre ses maîtresses. — Portrait de Sir Henry Lee. — Ferdinand de Tolède, grand prieur de Castille. — Son portrait. — Portraits d’Antoine del Rio et de sa femme. —
La fiancée de Philippe II à Anvers ; ses portraits par Moro. — Son départ pour l’Espagne i36
Chapitre XII. Dernières années. — Moro à Anvers. — Joachim Beuckelaer à son service. — Son élève Guillaume van Wyberghen. — Portraits de Jacques De Moor et de sa femme. — Relations avec Hubert Goltzius ; son portrait.
— Tableau d’autel de « la Circoncision », pour l’église de Notre-Dame. —
« Mort d’ Adonis », pour la municipalité. — Décès du maître. — Son héritage i52
Appendice 160
Addenda . 162
Liste des œuvres de Moro • i63
Index alphabéthique i83
Bien que, du suffrage unanime des hommes de goût, admis à compter parmi les plus grands portraitistes d’une période illustrée par le Titien même, le remarquable artiste qui fait l’objet de ce volume, n’a obtenu qu’à une époque tardive les honneurs de la célébrité.
En quelque sorte isolé de ses contemporains, Moro apparaît dans l’histoire environné d’un mystère impénétrable, ou peu s’en faut. Quand, au lendemain de la mort de l’artiste, le conscienceux historien des peintres néerlandais, van Mander, essaya d’obtenir des héritiers du maître les éléments d’une biographie, le plus obstiné silence accueillit sa démarche. Ses continuateurs n’ont pu suppléer, que dans une faible mesure, à l’absence initiale d’informations sur une carrière, active autant que féconde et dont l’intérêt se devine (i).
En de telles conditions, à peine notre œuvre pouvait-elle être mieux qu’une reconstitution, soumise aux hasards et aux perplexités de toute entreprise similaire.
Loin de nous la prétention de revendiquer, pour le maître, une place plus éminente encore dans l’admiration des connaisseurs. Notre apport personnel à son histoire pourra, néanmoins, nous l’osons croire, concourir à le situer d’une manière plus effective parmi les grands artistes reconnus.
Il y avait utilité, ce nous semble, à mieux faire valoir le rôle d’un peintre que, durant l’espace de plus de trente années, l’on voit se produire dans le voisinage de quelques unes des plus saillantes
(i) Van Mander, pourtant, fut à même de se documenter auprès de son ami Barthélemy Ferreris, ancien élève de Moro. Il lui dédia l’important chapitre sur les peintres italiens, de son Schildet Boeck.
personnalités d’une phase de nos annales, à l’étude de laquelle ne cessent de se vouer, avec passion, les érudits.
S’il demeure vrai que les œuvres d’un artiste constituent, par excellence, les sources de son histoire, à plus forte raison en sera-t-il ainsi d’un maître adonné presque exclusivement à la traduction de la physionomie de ses contemporains et dont les traces se relèvent, brillantes, non seulement dans son pays d’origine, mais, tour à tour, en Italie, en Angleterre, dans la Péninsule.
De l’étude d’une œuvre infiniment éparse devait donc résulter un aperçu passablement concret des étapes d’une carrière digne, à tous égards, qu’on s’attachât à la dégager, autant que faire se pouvait, des incertitudes qui l’environnent. Nous nous y sommes appliqué sans épargner notre effort.
A ceux qui, de toutes parts, et, avec la plus aimable obligeance, ont accueilli ses demandes de renseignements, l’auteur exprime sa gratitude. Il se plaît à reconnaître, particulièrement, la gracieuseté du Dr H. Zimmermann et de son collègue le Dr Glück, des Musées impériaux; du Dr Jules Hofmann, à Vienne; du Comte Yarborough, à Brocklesby, du vicomte Dillon, à Ditchley, de M. Lionel Cust, à Windsor. Le chevalier Victor de Stuers, à La Haye, le chevalier Alph. de Stuers, ministre des Pays-Bas, à Paris; le Dr Max J. Friedlànder et le Dr von Loga, du Musée royal, à Berlin, lui ont prêté la plus généreuse assistance.
Que le général Rush C. Hawkins, le Dr Valentiner, à New York; M. Paul Leprieur, conservateur des peintures du Musée du Louvre ; M. H. Gossart, de l’Académie royale de Belgique; le Dr S. Muller, l’éminent archiviste d’Utrecht; le Dr Bredius, à La Haye; M. E. W. Moes, le distingué conservateur des Estampes du Musée d’Amsterdam, trouvent ici l’expression la plus cordiale de sa reconnaissance.
Bruxelles, le 25 novembre 1909.