CHAPITRE IX
de son orthodoxie et de sa fidélité, le témoignage du connétable de Castille et de son neveu don Balthazar de Zuîïiga, avoir rappelé toutes les démarches qu'il avait faites, et, en dernier lieu, la requête qu'il avait adressée au conseil suprême de l'inquisition, il ajoutait : « Si je meurs dans ce royaume, c'est pour n'avoir pu faire autrement, et a cause de l'état de souffrance où m'ont réduit mes peines, protestant que je ne mens point, et suppliant mon roi et seigneur naturel qu'il daigne se rappeler, dans sa grande clémence et sa bonté royale, les services que mon père a rendus au sien et a son aïeul, pour que ma femme et mes enfants, orphelins et dépouillés, en obtiennent quelque soulagement a leurs maux, et que ces tristes et malheureux enfants, auxquels je recommande de vivre et mourir en fidèles et loyaux sujets, ne perdent pas la faveur et la grâce qu'ils méritent comme tels, parce que leur père va mourir en pays étranger 1 . » 11 signa cette
natural y â todas las coronas y reinos que posée que jamas fui sino fiel servidor y vasaîlo suyo. » (Voy. cette déclaration d'Antonio Perez, faile le 3 novembre 1611, dans l'ouvrage de M. Bermudez de Castro, p. 284-286.)
1 a Digo que si muero en este reino y amparo de esla corona, ha sido â mas no poder y por la necesidad en que me ha pucslo la violent' ia de mis trabajos assegurando al mundo todo esta verdad y suplicando a my rey y senor natural que con su gran clemencia y piedad se acuerde de los servicios hechos por mi padre â la magestad del suyo y â la de su abuelo, para que por ellos merezçan mi mugery hijos huérfanos y desamparados que se les haga alguna merced, y que estos allligidos y misérables no perdian, por haber acabado su padre en reinos estrafios, la gracia y lavor que merecen por bel es y leales
déclaration d une main défaillante 1 , et, peu d'heures après, il expira, à l'âge de soixante et douze ans.
11 fut enterré aux Célestins, où, jusqu'à la lin du dernier siècle, on pouvait lire une épitaphe qui rappelait les principales vicissitudes de sa vie*. Dona Juana Coëllo, qui lui survécut, et ses enfants, dont l'aînée, dona Gregoria, était morte quelques années auparavant, n'ayant pas pu obtenir qu'il rentrât dans sa patrie, eurent, du moins, la consolation de faire révoquer la sentence qui le condamnait comme hérétique. Mais ce ne fut pas sans peine 8 : il fallut quatre années de poursuites persévérantes de leur part, l'appui des personnages les plus puissants de l'Église et de l'État, et la volonté expresse de Philippe III, pour que l'inexorable tribunal de l inquisi-
vasallos, â los cuales mando que vivan y mu cran en la lcy de laies. » (Berm. de Castro, p. 284-286.) 1 Ibid.
* Voici quelle était cette épitaphe .