‹ Antonio Perez et Philippe IIChapitre 104 sur 192 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

.'il avait donné. Le grand justicier leur répondit 'il s'était conformé aux fueros, qui ne lui permettent pas de garder des prisonniers poursuivis en atière de foi, et les invita a se calmer et à se retira Ils descendirent alors dans la salle de la députion permanente qui siégeait dans le même palais. > entraînèrent les députés auprès du grand justier, pour qu'ils lui adressassent les mêmes plaintes la même réclamation. Ceux-ci le tirent, mais le and justicier les renvoya avec la même réponse*. Don Martin de la Nuza, don Pedro de Bolea, don an Coscon, voyant qu'ils ne parvenaient pointa ire révoquer l'extradition par les magistrats, eurent cours au peuple. Us sortirent du palais en criant : mtra fuero! Vive la liberté! Aide à la liberté 3 ! A îs cris et au bruit du tocsin, que fit sonner le prieur

1 « El justicia les respondiô, y este que déclara, que se sosegasen, c ello se ha via hecho conforme a fuero... por cosas tocantes a la fee, e ansi no se podian detener un punto, sino entregallos como otras zes se avia hecho. » (Collection Llorente, vol. XIV, t. III, fol. 78, position du docteur Chalez.)

* « Y, no contentos cou esta satisfacion, baxaron con grande furia ; susodichos i los diputados, diziendo que subiesen los mismos ditados a la corte del justicia de Aragon, y ansi snbieron quatro 6 ico dellos diziendolc al justicia y a su lugartenientes que reparasen ucl dano, porque era mucho y estava todo ei pueblo muy alborolo ; y el justicia y lugares tenientes los satisfacieron y les dixeron propio que avian dicho a los caballeros de arriba ; de la quai plaa fueron satisfechos y baxaron a su consistorio. » (Ibid., fol. 78 v°, âme déposition.)

3 « Fue creciendo el.alboroto, y la gcôte que iba dando voces diîndo : Viva la libertady ayuda à la libertadl (Ibid., fol. 92, dépoion du docteur Torralba.)

de la Seu, don Vincent Augustin 1 , une vaste insurrection éclata dans Saragosse. En quelques instants il se forma un rassemblement nombreux et armé. Une partie de ce rassemblement, ayant a sa tête don Antonio Ferris, don Pedro de Sese, don Francisco de la Cavalleria, don Miguel Torres, Gil de Me sa, se porta vers le palais de l'inquisition *; une autre partie, que conduisaient don Diego de Heredia, don Martin de la Nuza, don lban Coscon, don Pedro de Bolea, don Juan de Aragon, marcha vers la demeure du marquis d'Almenara, auquel on attribuait l'arrestation de Perez, et qu'on accusait d'avoir ourdi un complot contre les fueros*.

En voyant arriver cette foule furieuse, qui criait : Vive la liberté! Mort aux traîtres! les gens du marquis fermèrent les portes de la maison et se mirent en armes*. Les insurgés, après avoir cherché vainement à les enfoncer a coups de pierres, d'arquebuses et de madriers, imaginèrent, pour se les faire ouvrir, un artifice qui devait leur réussir. L'un d'entre eux, nommé Gaspard Burces, prétendit que son cousin germain Dominique Burces, qui était aux Indes, se trouvait enfermé, contre les lois du

* « Que fue por mucha parte, para el ayuntamiento de gente ser mayor, el averse tocado la campana de la S eu, y se dize en la dicfaa ciudad, y este lo tiene por cierto, que de tocarse la dicha campana fue la causa don Vincenci) Agustin, prior de la Seu. » (Collection Llorente, vol. XIV, t. III, fol. 92, déposition du docteur Torralba.)

* Ibid., fol. 168, déposition d'Urban de la Sema.

* Ibid.

* lbid. f fol. 168 V.

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