‹ Antonio Perez et Philippe IIChapitre 132 sur 192 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

traître, avoir pris les armes contre Sa Majesté, son roi et seigneur naturel, et marchant contre lui avec pennon, bannière et appareil de guerre, avoir troublé et soulevé cette cité et les autres villes de ce royaume et des royaumes circonvoisins, sous couleur d'une feinte liberté. Il commande de lui couper la tête, de confisquer ses biens, de raser ses maisons et ses châteaux, et, de plus, le condamne k toutes les peines prononcées contre ses pareils 1 . »

L'exécution de don Juan de la Nuza jeta l'effroi dans tout V Aragon, qui portait un respect héréditaire au descendant de cette illustre et généreuse famille, à laquelle, depuis cent quarante-deux ans, était confiée la charge de justicia mayor, dont le roi Alphonse Y avait investi Ferrer de la Nuza en 1450* . Comme le dit énergiquement Perez : Avec lui la jus-

cadahaiso ; despues de haver hablado cou su confessor, y buclto a* confessai*, puesto de rodillas, le laparon los ojos con un tafclan, y le cortaron lacabeza... Le llevaron â en terra r al en lier ro de sus passados con grande sentimicnto del reino de Aragon y cfudad de Zaragoça. » (Proceso, ma.) — Argensola, cap. xlv, p. 139, 140, dit : « De la ciudad no asisliô gente à tal espectaculo... y envolviô en luio y en silencio toda la ciudad. »

* « Esta es la justicia que manda hazer et rey nuestro senor a este cavallero por ater sido traidor y tomado las armas contra Su Magestad, su rey y senor nalural, saliendo contra el al campo con pendon, bandera y aparatos de guerra, y por alborotador y commovedor des ta ciudad y de las demas universidades deste reino, y de los reinos cotnarcanos desta corona de Aragon, so color de fingida libertad. Mandandole cortar la cabeça, y conliscar sus bien es. y derribar sus casas y castillos, y demas desto se le condena en las penas c dereclio es* tablecidas contra los taies. » (Proceso. ms.)

* « A via estado el oficio de justicia mayor de Aragon en la casa de don Juan de la Nuza desde el ano de 1450, que por muerte de Fran-

tice fut condamnée à mort et suppliciée 1 . Cette exécution fut suivie d'un grand nombre d'autres. Le duc de Villahermosa et le comte d'Àranda, malgré leur fuite de Saragosse et l'offre qu'ils avaient faire au capitaine général Vargas de se joindre a lui*, restèrent prisonniers et furent transférés, le premier dans le château de Burgos, le second dans la forteresse de Coca, où ils moururent l'année suivante 8 . Le docteur Lanz, sénateur de Milan, que Philippe II avait désigné pour exercer sa justice en Aragon, condamna au dernier supplice don Martin de laNuza, baron de Biescas, don Diego de Heredia, baron de Barboles, don Juan de Luna, baron de Purroy, don Miguel Gurrea, cousin du duc de Villahermosa, don Martin de Bolea, baron de Sietamo, don Antonio Feriz de Lizana, don Juan d'Aragon, beau-frère du comte de Sastago, Francisco Ayerbe, Dyonisio Perez de San Juan, dont la plupart s'étaient réfugiés en France, plusieurs autres gentilshommes, beaucoup de laboureurs et d'artisans*, et jusqu'au

cisco de Carzuela, justicia mayor de Aragon, lue por el senor rey don Alonzo el quinto, llamado el Magno, proveido en el oficio de justicia mayor Ferrer de la Nuza. » [Proceso, ms.)

4 « En fin se puede deztr que nie justiciada y condenada â muerle la justicia. » (Relaciones, p. 160.)

* Argensola, cap. xixvm, p. 119, 120.

* Ibid., cap. xliv, p. 137, 138. Voir dans le même auteur, cap. lvi, les sentences prononcées sur l'un et sur l'autre après leur mort, (tbid., p. 213 à 229.)

* Llorenle, Histoire critique de V inquisition, t. III, p. 392.— Dans le Proceso se trouve le perdon publico por mandamiento de la sacra real mages tad del rey nuestro senor, etc., avec toutes les exceptions nominatives.

Page 1