‹ Antonio Perez et Philippe IIChapitre 60 sur 192 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

expédiait aux différents conseils ou aux divers ministres appelés à donner leur avis sur elles, et les recevait de nouveau pour les soumettre définitivement a sa décision royale. D'ailleurs Matheo Vasquez formait, avec le confesseur Diego de Cbaves et le comte de Barajas, nommé, après la mort du marquis de los Vêlez, mayordomo mayor de la reine, une de ces ligues de cour qu'on appelait amistad, et qui était semblable a celle qui existait entre Antonio Perez, le marquis de los Vêlez et le cardinal de Tolède, don Gaspar QuirogaV Philippe II chargea donc le frère Diego de Cbaves d'interve.nir auprès de Perez et de la princesse d'Eboli pour les réconcilier avec Vasquez*.

A tous ces signes d'un crédit chancelant, Perez devina sa prochaine disgrâce . Il écrivit a son maître : « Je vois qu'après avoir servi avec les faibles talents que je possède, après avoir montré une fidélité sans bornes a mon prince, après les assurances particulières qu'il m'a données de me faire croître en considération et en honneurs, ma mauvaise étoile l'emporte, tandis que tout réussit à cet autre, malgré ses fautes sans nombre, ses offenses contre une grande

4 a Liga de amistad del conde de Barajas contra la amistad del marques de los Vêles y de Antonio Perez. » Perez dit ailleurs : « El conde de Barajas era grande amigo de Matheo Vasquez por una sécréta conformidad en modos y medios para poseer la voluntad de su principe :. ... y el confessor ofendido del principe Buy Gomez por una apretura en que le puso" los gaznates secretamente en el ticmpo que era confessor del principe don Carlos. (Relaciones, p. 55.)

* Relaciones, p. 26.

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Je vous demande aussi, et je vous en saurai un grand gré, de répondre avec la plus extrême diligence a cette lettre, et de in informer de votre départ. » Philippe II avait ajouté de sa propre main, comme pour mieux faire connaître l'impatience de son désir : Plus vous armerez vite, et plus je m'en réjouirai*.

Cette lettre, écrite de Madrid le 30 mars, un an juste après la mort d'Escovedo, était contre-signée par Antonio Perez. En la recevant, le cardinal Granvelle fut surpris et presque alarmé de ce retour de faveur. 11 avait soixante-deux ans, et il craignait, a son âge 3 , de quitter le séjour de Rome, où il goûtait avec dignité le repos dans les affaires, pour aller h

y que yo tengo mas necesidad de vuestra persona y de que me ayudeys al Irabajo y cuydado de los negocios, pues lo sabrcys tambien hazer con vuestra prudencia y experiencia, me he resuelto, por la confiança que liago de vos y del amor y zelo conque siempre me aveys servido, de Uamaros y encargaros que tomays este Irabajo por mi servicio, y asi os ruego y encargo mucho que, sin ninguna dilacion, os dispongais luego y partais para Genua, porque holgaria, mucho que alcançasedes las galeras de Juan Andréa, y que no os tomase ay el tiempo de la mutation del ayre, porque yo deseo y be menester mucho vuestra buena venida. » (Cette lettre, encore inédite, paraîtra dans le XI' volume de la Collection des papiers de Granvelle, dans le grand recueil des Documents inédits publiés par le ministère de l'instruction publique.) 4 <c Quanto mas presto esto fuere, tanto mas bolgaré dello. » * Il écrivait de Rome, le 1" mai, à son ami et compatriote le prieur de Belle-Fontaine, en Franche-Comté : « Et m'a pris ce commandement bien a l' impourvue; car je ne pensoyc rien moins que dévoyaiger maintenant, n'eslant mon eaige de soixante-deux ans pour faire si long voyaige, ni pour porter la penne requise pour le conseil d'Es-

tat d (Cette lettre, ainsi que les suivantes, feront partie du même

volume XI.)

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