De la plaine Van Schoonbeke au Pothoek
Le bureau central des Postes se trouve au côté sud de la place Verte. On y a installé, il y a quelques années, le système américain des boîtes, que les abonnés viennent lever eux-mêmes à volonté. Une table et tout ce qu'il faut pour écrire est mis à la disposition du public. Des bureaux auxiliaires se trouvent à la Station, au Palais de Justice et à la Maison Hanséatique.
Le bureau central du Télégraphe se trouve au premier étage de la Bourse. Entrée par la porte, à droite de l'entrée de la Bourse, rue des Douze-Mois. Bureaux auxiliaires à la Gare et à la Maison Hanséatique.
Le téléphone est en très grande vogue à Anvers. Dans plusieurs cafés on trouve des appareils qui sont mis gratuitement à la disposition des clients. Des bureaux publics de téléphone se trouvent installés dans les salles d'attente des tramways, sur les avenues.
L'Administration communale se compose du Bourgmestre, chef de la commune et de la police; de cinq Echevins, aux attributions respectives de l'état civil, du contentieux, des finances, des travaux publics et de l'enseignement.
Le bourgmestre et les echevins sont nommés par le gouvernement sur la proposition du Conseil communal, dont les titulaires doivent faire partie.
Le Collège des bourgmestre et echevins constitue une commission administrative et executive; le collège examine et prépare toutes les affaires à soumettre au Conseil communal et les décisions de celui-ci sont soumises, dans la limite des ressources et des attributions communales et selon leur importance, à la sanction de la Députation permanente de la province ou à celle du Roi.
Le Conseil communal est composé de 3l membres, rééligibies par moitié tous les trois ans.
Anvers envoie à la Représentation nationale cinq représentants et trois sénateurs, rééligibies tous les quatre ans.
Anvers est le siège d'une cour d'assises, d'un tribunal de première instance, d'un tribunal de simple police et d'une cour militaire.
Le Palais du Roi. — Cette magnifique construction, qu'on peut considérer comme un des types les plus élégants du style Louis XV, fut bâtie sur les plans de l'architecte De Baursheit; les sculptures sont de De Cock.
La Place Verte.
C'est aujourd'hui la résidence du roi et de la famille royale, lorsqu'ils viennent visiter Anvers.
Quelques-unes des salles sont ornées de forts belles peintures, dues au pinceau de Vervoort, le jeune.
Hôtel du Gouvernement Provincial. — C'était, dans l'origine, une succursale de l'abbaye de Saint-Bernard, dont les évêques d'Anvers firent plus tard leur résidence.
Vers la fin du siècle dernier, Mgr de Nelis le fit rebâtir complètement.
Aujourd'hui c'est la résidence du Gouverneur de la province, le siège du Conseil provincial et de tout ce qui est du ressort de l'administration.
En i85o, on y a annexé une construction à l'épreuve du feu, destinée à contenir les archives.
Le Palais de Justice se trouve avenue de l'Industrie. 11 fut bâti sur les plans de l'architecte Baekelmans en style Louis XIII et achevé en 1874. ^ La salle des pas-perdus est remarquable.
Le tribunal de commerce a ses salles à la Bourse de commerce.
Le tribunal de simple police et la justice de paix siègent au Palais de justice.
Palais de Justice.
La ville d'Anvers possède un grand nombre de monuments publics, civils et religieux et des trésors artistiques de toute nature. Nous donnerons leur description aussi succinctement que l'espace nous le permet.
L'Hôtel de ville. — L'Hôtel de ville fut bâti en i56i-65 en pur style renaissance, par Corneille De Vriendt et restauré en i58i, après les dévastations commises par les Espagnols. La façade a 76 mètres de long sur 38 mètres de haut. Elle s'élève sur un soubassement rustique dont ^ les arcades reposent suide forts piliers, et présente deux étages principaux d'ordre dorique et ionique. Dans le haut se trouve une colonnade qui supporte le toit. Le bâtiment du milieu, dont les fenêtres se terminent en plein cintre, se compose de trois étages qui vont en diminuant, et a une hauteur de 55 mètres. Dans la niche en haut se trouve, depuis 1585, une statue de la Vierge, patronne de la ville ; plus bas à droite et à gauche les figures allégoriques de la Prudence et de la Justice. L'intérieur a été entièrement restauré dans ces dernières années, d'après les plans et sous la direction de P. Dens, généralement dans le style] du xvie siècle.
en une cage d'escalier splendide, couverte en verre, et décorée d'anciennes
La cour a été transformé vues de la viile.
Les salles sont montrées ordinairement dans l'ordre suivant :
I. Cabinet du Bourgmestre. Belle cheminée renaissance, provenant de l'ancienne abbaye de Tongerloo, avec de riches sculptures représentant les Noces de Cana ; plus haut l'Erection du serpent d'airain, le Crucifiement et le Sacrifice d'Abraham. Le reste de la décoration est nouveau : Portraits des Bourgmestres Van Straele (exécuté sous d'Albe), Marnix Rockockx (un ami de Rubens), Van Ertborn.
II. Antichambre. Portrait du roi Léopold II dans sa jeunesse et du comte de Flandre par Wappers, de la reine par De Keyser, du roi Guillaume I" des Pays-Bas en costume d'apparat, par Van Brée.
III. La Salle de Réception ou Salle Leys, fut décorée (1864-69) d'admirables tableaux de H. Leys. Quatre grands tableaux : 1. Entrée solennelle de Charles-Quint et son serment de respecter les privilèges de la ville (l5l4); 2. Le droit de défense : le Bourgmestre Van Ursel remet à l'échevin Van Sprangen le commandement en chef de la milice citoyenne (1542); 3. Le droit de bourgeoisie : la bougeoisie est conférée à Batt. Palavicini de Gênes; 4. Le bourgmestre chef de la police : -Marguerite de Parme, pendant les troubles de 1567, remet au bourgmestre les clefs de la ville.
En outre 12 tableaux représentant autant de princes célèbres dans l'histoire de la ville, principalement ceux qui lui accordèrent des libertés : de Godefroid de Bouillon (1096) à Philippe le Bel (1491). L'architecture de la salle, qui se rapproche du style renaissance italien, mérite l'attention.
Au plafond les armes de la ville et ceux des corporations.
IV. Salle avec trois esquisses de Leys : Entrée du duc de Lorraine, et Furie Française. V. Salle des mariages. Cheminée du xvie siècle.
VI. Salle du tirage au sort (pour la milice). Cheminée moderne en marbre, ornée des statues en bois de Philippe le Bon, Godefroid de Bouillon, Marie de Bourgogne, et du comte Henri I ; en outre, sur les côtés Jean II et Jean III de Flandre. Au-dessus un relief en bois, représentant l'ancien hôtel de ville.
VII. Salle du Conseil, en style Louis XIV. Plafond de l'école de Rubens (Pelegrini), portrait du roi et de la reine d'après Gallait, du roi Léopold Ier de De Keyser et de son épouse Marie-Louise, peint de mémoire, après la mort de la souveraine, par Wappers. Une vieille balustrade est à remarquer.
VIII. Salle des tirages (des emprunts de la ville). Portraits : la comtesse de Flandre, princesse de Hohenzollern, de Delin ; princesse Charlotte, impératrice du Mexique, de De Keyser. Au-dessus de la cheminée tableau de l'ancien hôtel de ville, de Mostaert, et un relief, le Jugement de Salomon. Un autre tableau représente la bataille de Calloo (i638).
La Bourse. — Entre la Longue rue Neuve et la place de Meir, est une remarquable construction, édifiée de 1869 à 1872, pour remplacer l'ancienne Bourse qui occupait le même emplacement et qui devint la proie des flammes en i858. L'architecte est M. Joseph Schadde.
Le hall central est entouré par une double arcade, supportant une galerie. Dans les galeries se trouvent les locaux du Tribunal de commerce et les bureaux du télégraphe. Sur les murs sous la galerie sont peintes d'immenses cartes géographiques. L'heure de la bourse est de 1 à 2.
La Maison Hanséatique. — Commencée le 5 mars 1564 et terminée en i56S, fut bâtie sur les plans de Corn, de Vriendt. Les bourgmestres Henri de Berchem et Jean de Schoonhoven en posèrent la première pierre.
Cet immense bâtiment, dont la longueur n'a pas moins de deux cent cinquante pieds sur deux cents pieds de largeur, était destiné au logement des marchands hanséates et à l'entrepôt de leurs marchandises. Le rez-de-chaussée servait de magasins; les deux étages, dont chacun offre, sur les grands côtés du quadrilatère, trente et une fenêtres de front, contenaient les appartements. Au centre de la façade orientale s'élevait une tour carrée, ornée de deux galeries servant d'observatoire, et portant à son sommet l'aigle impériale, dont l'image se reproduisait aux quatre angles du toit et sur chacune de ses nombreuses portes.
Gramaye prétend que cent soixante-seize villes contribuèrent aux frais de ce superbe Comptoir, dont nous ne voyons plus, en quelque sorte, que le squelette. Les villes hanséatiques fournirent soixante mille florins; Anvers en donna trente mille, promettant en outre de payer encore la moitié de ce qui manquerait plus tard pour l'achever, à condition pourtant que les hanséates se chargeraient seuls de la décoration intérieure.
Napoléon, par un décret de 1808, l'expropria, parce qu'il eût été dangereux de laisser à des puissances étrangères la jouissance d'un édifice aussi considérable, au milieu d'un port militaire. Brème, Hambourg et Lubeck ne rentrèrent dans leurs droits qu'à l'arrivée des alliés, et la valeur de leur propriété se trouva plus que quintuplée, lorsque les bassins eurent perdu leur destination militaire, pour être affectés à la marine marchande. En i863 les villes hanséatiques cédèrent ce bâtiment au gouvernement belge en payement de leur quote-part dans la somme payée au gouvernement hollandais comme indemnité de l'affranchissement du péage de l'Escaut.
La gravure page 37 représente la Maison Hanséatique, telle qu'elle était au xvi' siècle. La tour a été démolie en partie, il y a quelques années, et la maison elle-même a subi de notables modifications.
t' . Çtt V,
mmm
MiMmh
Banque Nationale.
Banque Nationale. — Avenue des Arts. Cet édifice, dont le plan forme un triangle, et dont le style est un des essais les mieux réussis qu'on ait tentés de nos jours pour faire revivre les lignes pittoresques et l'ornementation élégante de la renaissance, est dû à l'architecte Beyaert.
La Maison Hydraulique, rue des Brasseurs. Construite par Gilbert Van Schoonbeke, savant ingénieur du xvie siècle. Elle contient des machines pour fournir l'eau potable à plusieurs brasseries situées à proximité, La maison est très intéressante pour les artistes. Au premier étage, une salle dont la décoration date du XVIe siècle, ainsi que le mobilier et tous les ustensiles. Au-dessus de la cheminée, fort belle peinture de Jordaens. On peut dire sans exagération, que cette salle a été reproduite des centaines de fois par la peinture. — Prix d'entrée : i franc.
La Maison de Ruijens. — Il reste peu de chose, malheureusement, du palais que le grand artiste fit construire en 1611 au prix de 127,000 florins et dont la magnificence princière caractérisait si bien le génie de son propriétaire. On doit d'autant plus en regretter la disparition que l'arrangement intérieur aurait pu très probablement servir d'exemple à tous les millionnaires et à toute la noblesse de l'Europe. L'étendue de cette perte peut être évaluée par la valeur qu'on attache maintenant à la Maison Plantin. Tout ce qui reste de l'édifice original est un portique sculpté qu'on peut contempler au n° 7 de la rue Rubens.
Athénée Royal. — Place de la Commune. Cet édifice, de proportions grandioses, a été terminé en 1884 sur les plans de l'architecte Dens.
V Athénée royal.
Outre les établissements pour les jeunes gens, comme l'Athénée royal, place de la Commune, l'Institut de commerce, rue du Chêne; l'Institut Saint-Ignace, courte rue Neuve; l'Ecole normale d'instituteurs, marché aux Chevaux, et l'Ecole normale d'institutrices, à Hoboken, la ville d'Anvers possède un grand nombre d'écoles pour les enfants de tout âge, tant gratuites que payantes, ainsi que quelques établissements privés d'instruction. — Quelques écoles communales sont des monuments très remarquables sous le rapport de l'architecture.
L'École de Navigation est située rue du Sac.
L'-École de Musique où l'enseignement se donne gratuitement, se trouve rue des Aveugles.
L'Académie des Beaux-arts occupe l'emplacement de l'ancien couvent des Franciscains, dont l'église a été appropriée pour le Musée. L'Académie est composée de 25 membres, dont dix peuvent être étrangers.
ra artiste
C'est une importante école artistique où l'on enseigne gratuitement les arts plastiques tant "aux Belges qu'aux étrangers. L'établissement a 16 professeurs et un grand nombre d'élèves. La classe de peinture est hautement
Monument Loos.
renommée et les cours en sont suivis par des élèves venus de tous les pays de l'Europe, la France exceptée. L'Académie a contribué à former maint artiste distingué de ce temps.
Musée de Peinture. - Place du Musée. Ouvert tous les jours de g à 3 heures. Entrée gratuite 11 possède plus de 7oo tableaux, dont le plus grand nombre appartient à l'école flamande. Les écoles étrangères y sont faiblement représentées.
Quentin Metsys, le peintre forgeron, y est représenté entre autres par son fameux triptyque dont l'Ensevelissement du Christ forme le panneau central. Rogier Van der Weyden y a son triptyque non moins célèbre des Sept Sacrements. On y compte 14 Rubens, 3 Rembrandt, 6 Van Dyck, 1 Miéris 1 Van de Velde,^ 1 Valentm, 3 Ommeganck, 10 Quellin, 1 Hobbéma payé cent mille francs à la vente Schneider en avril i875, des Fyt, des Devos, des Granach, des Bouts, des Boeyermans, des Teniers, des Wenix, etc
Parrm les œuvres modernes, nous mentionnons surtout un Leys, trois Lies, dont l'un l'Ennemi approche est une des œuvres les plus fortes de notre école anversoise, et la Lady Godiva, une des productions les plus remarquables de notre tant regretté Joseph Van Lérius.
Nouveau Musée, en construction (J. J. Winders et F. Vandyck).
En même temps que des photographies des principaux tableaux, on trouve, chez le concierge, le catalogue fort bien raisonné du Musée d'Anvers. Nous conseillons l'acquisition de ce volume à tous les visiteurs ; c'est lui qui a servi de modèle à presque tous les catalogues descriptifs de musées de peinture du continent.
Musée Moderne. — Rue de Vénus. Visible gratuitement tous les jours. Il contient des tableaux de peintres contemporains.
Musée d'Antiquités. — Au Steen, ci-devant rue de la Prison, aujourd'hui sur le quai rectifié. Le Steen est le plus ancien des monuments d'Anvers. Sa construction remonte probablement au ix" siècle.
On en attribue la construction aux Normands. Ce fut primitivement le burg ou château-fort d'Anvers, noyau autour duquel la ville s'éleva en s'étendant toujours concentriquement. En i52o il fut restauré et transformé en prison.
Depuis quelques années, on y a établi un musée d'antiquités, qui ne saurait encore rivaliser en richesse
Statue de P. P. Rubens (voir page i33).
avec celui de la porte de Hal, à Bruxelles, bien qu'il possède d'intéressantes acquisitions. Visible tous les jours de îo à 4 heures.
Le Steen est
en somme un Musée de Cluny en miniature. On
y voit aujourd'hui des i
Le Steen
> antiquités de toute monnaies, des instruments de torture retrouvés dans les cachots de l'inquisition se compose de six salles, trois au rez-de-chaussée, et trois au premier étage Le sous-sol, dans lequel on descend par un escalier en colimaçon, à marches disloquées, est divisé en cinq salles ou cachots.
L'une de ces salles, chefs-d'œuvre d'infime cruauté inquisitoriale, s'appelle l'étouffoir. C'est un cachot d un mètre carré dans lequel les condamnés étaient enfermés et expiraient dans d'atroces douleurs
On y voit encore les salles de pendaison, les carcans de fer et les chaînes qui retenaient captifs les malheureux persécutés par le tribunal de l'inquisition, ce génie inventif des tortures les plus atroces. En un mot, le Steen rappelle au souvenir toutes les abominations de la sanglante période espagnole.
Musée Plantin. - Marché du Vendredi. C'est l'imprimerie du célèbre Christophe Plantin qui au XV1° siècle rivalisa avec les Aide. La ville d'Anvers acquit en ,873, cet édifice ainsi que le matériel, les planches, la bibliothèque et les œuvres d'art qu'il renferme, et l'a transformé en un musée des plus intéressants, qui est ouvert au public tous les jours de g à 3 heures.
On sait que c'est uniquement à un travail infatigable et obstiné, joint, il est vrai, à "fes dispositions naturelles fort heureuses, que Plantin dut sa célébrité. Sa devise, du reste, résume sa vie : labeur et constance.
Les débuts du célèbre imprimeur furent extrêmement modestes ; il fut d'abord relieur, et sa femme ouvrit une [échoppe de lingeries. Les petits livres, les almanachs, qu'il imprima d'abord, sa femme les colporta encore de porte en porte pour les vendre. Peu à peu cependant, les affaires marchant bien, le laborieux Plantin put monter une imprimerie complète et ce fut, au bout de peu d'années, celte imprimerie qui acquit une réputation universelle. Plantin devint l'émule des illustres imprimeurs de l'époque ; les Aide et les Estienne. Les plus grands savants de cette époque furent ses collaborateurs et ses amis. A sa mort, survenue en i58q, sa maison d'Anvers passa à sa fille Martine Plantin, épouse de Jean Moretus. qui commua noblement les traditions de sa maison.
La maison de l'illustre imprimeur est restée absolument dans l'état où elle était, il y trois cents ans ; les ateliers, les presses, le matériel d'impression, les pupitres, les épreuves même avec leurs corrections, tout a été religieusement conservé par les descendants de la grande famille à laquelle Anvers avait été fière de donner le droit de bourgeoisie. C'est aujourd'hui l'un des plus beaux musées que l'on puisse voir. — Nous pouvons ajouter que les visiteurs trouveront, auprès de lcminent conservateur, toutes les indications qu'ils pourront désirer, M. Max Rooses étant en effet un savant très distingué et un homme fort aimable. Parmi les collections particulières les plus riches en œuvres de valeur, nous citerons celles de M. Nottebohm, rue du Fagot, de M. Koninckx, rue Léopold, de M. Giebens, rue Montebello, de M. Wuyts, rue du Jardin, de M. V. Lynen, boulevard Léopold, de M. Jos. Isenbaert, chaussée de Malines et de M. Kums. marché aux Chevaux. Enfin la belle collection d'antiquités de M. Van de Wouwer, rue Léopold. La galerie Nottebohm est accessible le lundi, le mardi, le mercredi, le samedi et le dimanche.