TRADE MARK
l'emploi est aujourd'hui gré les nombreuses imitations et contrefaçons dont elle est l'objet, la marque Sàherhets-Tàndstickor est exportée dans toutes les parties du monde. Cette fabrique ses produits.
40 ans pour établir sa supériorité d'une façon incontestable. La J'ônk'opings Tandstichsfabrih Ahtiebolag, existe depuis 1845 ; aujourd'hui, maldoit sa renommée universelle au soin qu'elle apporte à sa fabrication et au contrôle minutieux d<
Sa production, en 1884, a atteint 247,768,388 boîtes !
La pâte de bois était représentée par la Gustafsfors Fabrikers Ahtiebolag; cet établissement exposait des pâtes chimiques (à soude), des pâtes blanchies et non blanchies, des fibres extraordinairement longues, blanches et fortes. Il y avait encore la pâte de tremble de la Forsvihs Ahtiebolag.
Une exposition très visitée est celle de MM. D. Forssell & C°, dont les superbes pelleteries et les riches fourrures, en loutre, hermine et renard bleu, ont eu beaucoup de succès ; chacun voulait savoir le prix de ces beaux échantillons; les moelleux édredons et les chaudes couvertures de la même maison se vendaient à des prix raisonnables.
Mentionnons encore les travaux en cuir de Mme C. Sjôberg, de MalmÔ, fleurs, cadres etc.; les colliers, broches, bracelets, boucles d'oreilles, en écailles de poissons, de Mme Evelina Jîagberg,âe Grundsund; les objets fins en acier forgé, rasoirs, couteaux, de la Eshilstuna Jernmanufahtur Ahtiebolag; les produits chimiques de MM. Bœchman & Burmester, de Stockholm, et L. Westerberg, de Gèfle ; les bobines pour fil à coudre, de la Kalmar Bobbin Fabrik ; les filtres de grande dimension , à adapter aux tuyaux des conduites d'eau dans les cuisines, les filtres portatifs en poterie, les filtres de poche pour les armées, les chasseurs, etc., de MM. Kunt\e & C\ de Stockholm ; les instruments chirurgiques, de M. G. L. Jacoby, chirurgien-bandagiste, à Stockholm.
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La Suède possède encore bien des industries, dont plusieurs ne figurent pas à l'Exposition d'Anvers: Stockholm est connu pour ses instruments de mathématique et de physique ; Faklun est renommé pour ses fabriques de cordages; Elfewedal excelle dans la confection des vases et d'autres objets d'ornements en porphyre; les fabriques de gants et les tanneries jouissent d'une réputation méritée.
Mais l'industrie suédoise par excellence, celle dont les produits sont recherchés sur tous les marchés du monde, ces la fabrication du fer.
Le susines Suédoises nous avaient envoyé des types de fers et d'aciers splendides, d'une finesse de grain et d'une homogénéité incomparables. Ici il faudrait citer tous les exposants et tous les produits .
Le dessin que nous reproduisons représente l'exposition de la maison Lars Lindsberg's Sterbkusdel égare , qui possède en Suède les établissements de Kohlsva et de Dahlkarlshyltan , deux des usines métallurgiques les plus anciennes du pays ; la concession de Kohlsva remonte à 1641.
Dans les hautsfourneaux de Dahlkarlshyttan, le fer se fabrique exclusivement au charbon de bois, et avec des minerais provenant de mines appartenant
,, ' , Exposition des usines de fer et d'acier de la maison Lars Lindsberg's Sîerbhusdeiegare-Kohlsva
quelles sont clas- r J °
sées au.Tpremier rang. Aussi tous les produits sortant de cette usine sont-ils excellents et d'une qualité toujours égale.
inszim A* Kohlsva, le fer est préparé suivant les méthodes Lancashire et Siemens-Martin; c'est là que sont
installés les laminoirs.
;v.à~ , ' On y fabrique des lingots, des billettes, des massiaux, du fer pour la fabrication de l'acier, du fer
pour clous de fers à cheval, du fer rond pour boulons, des barres, du fil laminé pour des usages plus
délicats, etc. Ces différents produits se font dans toutes les dimensions, selon les commandes.
L'usine de Kohlsva s'est attachée, depuis de longues années, à ne fabriquer que des fers de toute
première qualité ; ils sont connus dans tous les pays et classés définitivement parmi les meilleurs fers de Suède.
Une de ses spécialités les plus appréciées est le fer laminé pour garnitures de cardes.
Nous donnons ici les résultats d'une analyse exposée, de fer Lancashire, faite par M. le Docteur en Philosophie Ad. Tamm et datée du 3i mars l8S5.
Carbone o,o5 °/„; Silice, o,o33 °/„; Phosphore, 0,014 % • Soufre, trace; Manganèse, 0,02 ■/„.
Les établissements de Kohlsva (dont l'adresse est : Kohlsva, Suède), sont situés près du lac Mcelaer, ce qui facilite les communications avec Stockholm ; on peut également utiliser pour les transports, le chemin de fer de Gothem bourg.
La maison a exposé à Anvers une magnifique collection de ses produits, dans laquelle on remarque surtout les minerais, les aciers, les fers, etc. Des analyses et des épreuves, faites avec un soin minutieux, en ont démontré péremptoirement les hautes qualités ; les épreuves par traction, pour démontrer la force de résistance, ont été particulièrement concluantes.
Le Jury s'est fait l'interprète de tous les industriels en décernant à cette firme le Diplôme d'Honneur; il a consacré ainsi une réputation justement acquise.
La fonderie de fer à forger et d'acier de MM. Faustman & Ostberg, de Stockholm, expose un nouvel acier, l'acier de Mitis, directement produit par le refonte du fer forgé ou acier suédois. L'acier de Mitis possède toutes les qualités du fer forgé : il convient à toutes constructions de machines, se prête aux formes les plus compliquées et permet ainsi le travail des objets les plus variés.
Une médaille d'or a été décernée à la Aktiebolag & Ankarsrums Bruk & Finspongs Stychebruh, pour ses magnifiques projectiles de guerre, en fonte et en acier.
Le Fagersta Bruks Aktiebolag de Westanfors, représentée à Anvers par MM. Ceurvorst et Berten^ avait une exposition très variée et très remarquable : fers à boulons, barres, clous de fer à cheval, parties de machines, arbres à manivelles, bielles et traverses, acier pour ressorts, acier de fleurets de mine, masses et massettes de mine, ressorts à boudins, scies pour scieurs de long, scies circulaires, etc., etc.
Tout cela est très intéressant, mais ne s'adresse qu'aux spécialistes ; voici qui s'adresse au public en général et qui se passe de commentaires : un fil de fer, d'un diamètre de 2™og et d'une longueur de on'60^ supporte un poids de 410 kilos, ce qui correspond à une tension de 120 kil. par millimètre carré. Cette expérience a été faite d'une façon permanente sous les yeux du public, par le Fagersta Bruks Aktiebolag.
Chaque pays expose largement les produits de ses distilleries ; la Suède ne pouvait manquer de suivre cet exemple, d'autant moins qu'elle possède une liqueur nationale des plus estimables, le punch d'arrac. Ce produit n'est pas nouveau ; l'un des exposants, /. Cederhmds Sôner de Stockholm, fabrique le punch suédois depuis 1832.
L'Angleterre est le pays avec iequel la Suède entretient les relations commerciales les plus importantes; elle importe des bêtes à corne, du beurre, des planches et des madriers, etc. ; elle envoie par contre en Suède, de la houille, du café, du coton, des rails, des tissus de laine, etc.
Les relations entre la Suède et la Belgique sont assez suivies : nous expédions en Suède nos verres à vitres, nos laines, nos machines et outils, nos peaux brutes et préparées, et recevons en échange des fers, des céréales, des bois et de la pâte de bois.
Parmi les usines métallurgiques de la Suède, représentées à l'Exposition universelle d'Anvers, il convient de citer la .< Société anonyme d'Uddeholm » (Uddeholms Aktiebolag) établie à Uddeholm.
Ces usines, considérablement agrandies pendant ces dernières années, produisent actuellement les fers et aciers, sous la majeure partie des formes et dimensions du commerce.
Elles fabriquent le métal Bessemer et le métal Siemens-Martin, non seulement sous forme de lingots et billettes, mais aussi en barres et fils de toutes dimensions, telles qu'on les demande généralement, ainsi que sous forme de plaques et de bandes; ces derniers ont jusque lao""" de largeur et une épaisseur minimum de 2™". Ces métaux ont toutes les duretés employées.
Les usines d'Uddeholm fabriquent spécialement des bandes de toutes dimensions en métal Siemens- Martin pour la fabrication à froid des clous à ferrer, fabrication très répandue actuellement en Europe et aux Etats-Unis. Le métal d'Uddeholm fabriqué dans ce but est supérieur à tous les métaux connus, par sa pureté, son homogénéité, sa force et sa ductilité.
Dans les dernières années la fabrication de ces bandes a dépassé 5ooo tonnes par an. Les mêmes établissements produisent des fils pour la fabrication à chaud des clous à ferrer américains, qui sont les plus renommés, et du fil employé très avantageusement dans la fabrication des garnitures de cardes.
Le métal Bessemer qu'ils fournissent, est employé comme métal doux pour un grand nombre d'usages, et sous forme d'acier, pour la fabrication des armatures de parapluies, ressorts de crinolines, lames et bandes de scies, limes, fleurets de mineurs et outils de toutes sortes, pour la fabrication desquels on se servait jadis de l'acier fondu anglais.
Le fer d'Uddeholm, préparé d'après la méthode du Lancashire, est reconnu depuis longtemps comme l'une des meilleures espèces de fer à acier suédois.
Une grande quantité de ce fer est employée, partie pour la fabrication des ressorts, partie pour la
fabrication d'autres objets en acier. Le reste est transformé en acier par la Société d'Uddeholm elle-même.
Le fer d'Uddeholm s'est aussi beaucoup vendu sous forme de fils pour des usages plus délicats. Les qualités inférieures trouvent un débouché facile sous forme de barres à rivets et fil à clous.
La Société a fabriqué dans ces derniers temps en grande abondance des outils et ustensiles de tous genres, tels que haches, marteaux, marteaux de frappeurs, fleurets de mineurs, enclumes, etc., etc., puis des fers à cheval, des clous à ferrer et des vis à bois. L'exposition de la Société d'Uddeholm dans la section Suédoise, présentait de beaux échantillons de sa fabrication ; ils étaient disposés de façon à donner au visiteur une idée complète de ses diverses productions.
On y remarquait d'abord les produits en fer suédois (préparé d'après la méthode du Lancashire) ; puis les aciers Bessemer ; ensuite les aciers Siemens- Martin, et enfin, les outils et ustensiles. Chaque catégorie formait une pyramide.
A la base des trois premiers côtés se trouvaient des spécimens des minerais les plus célèbres avec lesquels la Société fabrique le fer et l'acier ; ils proviennent des mines de Persberg, Taberg, Langban, Finnmossen et Nordmark.
11 était facile de suivre toute la
fabrication : du côté du fer on voyait
des gueuses, des blooms, de l'acier en
tonneaux, des barres et des fils de fer.
Du côté du métal Bessemer : des lingots et des billettes, des plaques (slabs), des bandes, de l'acier
à outils, de l'acier plat, du fil d'acier et de l'acier en tonneaux. Du côté du métal Siemens-Martin : des
gueuses, des lingots, des billettes, des barres, du fil de fer, des bandes à clous et des clous à ferrer.
Enfin du côté des outils : des enclumes, des marteaux à pics, des pinces, des fleurets de mineurs, des haches, des aciers en fagots, des fers à cheval, des clous à ferrer et des vis à bois.
Cette exposition si complète et si bien ordonnée, présentait un réel intérêt; elle a été hautement appréciée tant par les spécialistes que par te jury, qui n'a pas hésité à décerner à la Société anonyme d'Uddeholm la plus haute récompense, le diplôme d'honneur.
Exposition de la Société anonyme d'Uddeholm (Uddeholms Ahtiebolag).
Principauté de Monaco
Ces mots seuls évoquent des souvenirs riants de fleurs, de grâce et de lumière. Tout sourit et tout chante dans ce petit coin de terre privilégié, enclavé entre deux puissants pays ; son ciel toujours pur et ses flots toujours bleus, sa luxuriante végétation orientale et sa situation pittoresque, suffiraient à eux seuls pour attirer et retenir les touristes.
La fondation de Monaco remonte aux 1 temps les plus reculés de l'histoire des régions occidentales de la Méditerranée.
Denis d'Halicarnasse et Diodore de Sicile donnent surtout des notions précises sur l'origine de ce lieu et le nom de ceux qui y apportèrent la civilisation. Sous les voiles d'une fiction transparente, ces auteurs ont conservé la tradition suivant laquelle Hercule, se rendant en Espagne, prit terre sur le territoire de Monaco, y vainquit le brigand Géryon, ouvrit un passage à travers les Alpes et donna son nom au port où il avait abordé.
Il faut donc voir dans ce point de la Ligurie l'un des lieux où, dès la plus haute antiquité, les plus anciens navigateurs du monde, les Phéniciens, vinrent fonder un établissement. On sait que, sous le mythe d'Hercule, la riche et poétique imagination des Grecs a gardé le souvenir des expéditions des marins et des marchands de Sidon et de Tyr.
On s'explique, en effet, que ces conquérants antiques des rivages méditerranéens aient occupé le port naturel de Monaco, si bien placé au pied des grandes Alpes Maritimes. Ils y trouvaient un lieu commode et sûr d'abordage et ils avaient, à proximité, des sommets d'où ils pouvaient tenir en bride le brigand Géryon, c'est-à-dire les peuplades chez lesquelles ils venaient échanger les produits de l'Orient civilisé contre ceux de ces contrées encore sauvages.
Là ils élevèrent un autel à leur divinité nationale, à Melkarth, au dieu jaloux, qui, à l'exemple de Jéhovah, ne souffrait pas d'autre culte à côté du sien. Et ce rite singulier avait frappé l'esprit des polythéistes grecs, en sorte qu'ils caractérisèrent Melkarth, l'Héraclès de leurs légendes, par l'épithète de « solitaire » Monoïkos. De là le nom que l'antiquité classique donna au « port d'Hercule solitaire » Portus Herculis Monœci.
Par la suite, dans les premiers siècles du christianisme, le nom de Monachus prit une signification spéciale et fut attribué aux religieux, aux solitaires qui devinrent bientôt une des grandes forces de l'Eglise.
Aussi, le souvenir des traditions héroïques venant à s'altérer et à se confondre avec l'acception nouvelle du mot qui les rappelait, à l'idée d'Hercule se substitua celle d'un moine athlétique. De là ce moine qui d'abord figure en cimier sur l'écusson de Monaco et qui, répété ensuite de chaque côté de cet écusson, devint le support du blason de la Principauté.
Les Romains n'eurent garde de négliger la possession d'un territoire qui reliait la Gaule à l'Italie et dont la situation exceptionnelle en faisait une des plus importantes stations du littoral.
Ce fut là que César-Auguste, retournant à Rome, s'embarqua
S. A. S. Charles III, prince souverain de Monaco.
pour Gènes, après avoir laissé à la Turbie un monument commémoratif de sa victoire sur les populations liguriennes, vingtcinq ans avant Jésus-Christ (1).
Les barbares, à partir du iv;' siècle, traversèrent à tour de rôle cette contrée sans y laisser de trace durable de leur passage ; mais il n'en fut pas de même des Sarrasins, lorsqu'ils envahirent le Midi de l'Europe; ils détruisirent alors un grand nombre de lieux habités de la Ligurie et s'emparèrent, en 814, des hauteurs d'Eza, de la Turbie et de Sainte-Agnès. Ils y élevèrent des enceintes fortifiées qui, de la plus célèbre d'entre elles, reçurent le nom géné-
rique de Fraxinets. C'est de là qu'ils descendaient pour désoler et livrer à d'affreux ravages les régions environnantes.
La lutte acharnée qui aboutit, après plusieurs siècles, à l'extermination de ces hordes d'infidèles, a - laissé sur les côtes de la Provence et de la rivière de Gènes de profonds souvenirs.
Un nom illustre s'y rencontre dès l'origine et brille, au Xe siècle, au premier rang parmi ceux des héros chrétiens
de cette période. Dès lors, la race des Grimaldi se trouve intime ment liée aux phases glorieuses de l'histoire de ces qontrées; désormais, hardis marins autant qu'intrépides guerriers , les descendants de Giballin Grimai di feront retentir les échos de la Ligurie, aussi bien que
ceux des mers lointaines de l'Orient, du bruit de leurs exploits et des services que leur vaillante épée rendit à la civilisation chrétienne.
Aussi, par une juste et providentielle récompense, il leur a été donné de maintenir fièrement au cœur de cette ■ Ligurie, théâtre de leur pre-
Façade du palais de S. A. S. le prince de Monaco.
mière gloire, leur indépendance et leur souveraineté, conservant intact leur pouvoir sur ce rocher de Monaco où ils n'ont jamais reconnu d'autre supérieur que Dieu et d'autre maître que leur épée. » (2).
La France d'abord, l'Espagne ensuite, pendant le siècle où la fortune de la France décima, puis
(1) Aggeribus socev Alpinis atque arce Monœci descendons. (Aurelius Victor.) (3) Lettres de sauvegarde du duc de Savoie de 14S9 ; — Lettres patentes de Louis XII de fevr 'Archives du palais de Monaco).
1512; — Bulle du pape ^Clément VII de 1524
de nouveau les Rois Très Chrétiens se firent les garants de cette indépendance, et c'est ainsi que la petite souveraineté des Grimaldi a traversé les bouleversements politiques qui atteignaient ses plus proches et plus
puissants voisins pour se trouver encore debout au moment de la Révolution.
Depuis le traité de Paris (1814) qui rendit la Principauté à la maison Grimaldi, les princes qui ont successivement gouverné Monaco se sont efforcés d'y introduire les institutions nécessitées par les progrès de la civilisation dans les autres États de l'Europe, et d'y créer des branches d'industrie en rapport avec le caractère de ses habitants et les exigences ou les besoins de l'énorme population flottante qui visite chaque année la Principauté.
Mais c'est à partir de l'avènement de Charles III, le Prince actuel , que la
S. A. S. le prince Albert, prince héréditaire de Monaco.
accrue dans des proportions inconnues aux règnes précédents.
Monaco, jusque-là renfermé sur son roc altîer, s'est augmenté de trois faubourgs, qui rivalisent déjà avec la métropole: la Condamine, Monte-Carlo avec ses merveilles, les Moulins, ce délicieux quartier encore neuf, émaillé de bosquets où l'œil se repose sur le feuillage toujours vert des pins, des orangers, des citronniers et des oliviers. De nouvelles routes ont été tracées : celle de Menton, qui a demandé d'importants travaux d'art, et celle de Nice.
Un chemin de fer qui côtoie le rivage dentelé de la mer, tantôt passant sous des tunnels, tantôt franchissant des
prospérité du petit État s'est
abîmes sur des ponts monumentaux, relie le département des Alpes- Maritimes à la Ligmïe italienne,
traversant dans toute sa longueur la Principauté, où il compte deux gares.
D'innombrables villas, coquettes, élégantes, souvent luxueuses, se sont élevées comme par enchantement, et si l'on a maintenant une crainte, c'est de voir la pierre envahir ces adorables jardins plantés
d'orangers et de citronniers et qui sont à la fois pour Monaco le plus charmant ornement et une source de richesse.
En même temps que le nombre des étrangers, visiteurs de la Principauté, croissait d'année en année, on vit se fonder de beaux hôtels, ainsi qu'une buanderie modèle avec séchoir à vapeur et repasseuses mécaniques , le seul établissement de ce genre qui existe
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