M . Chrétien IX, Roi de Danemark
thing et le Follssthing.
La principale richesse naturelle du pays consiste dans de magnifiques prairies, où paissent de nombreux et riches troupeaux; la fabrication du beurre s'y fait sur une assez grande échelle ; M. Philip W. Heyman,âe Copenhague, expose des échantillons de ses beurres conservés en boites; sa fabrication pour l'exportation date de 1862 ; elle occupe actuellement 100 ouvriers et ses produits sont exportés dans toutes les parties du monde.
MM. R. N. Blumensaadt, d'Odense, Mansfeld-Bùllner et
Lassen, de Copenhague, exposent à côté de ce beurre, des matières colorantes pour beurre et pour fromage. ; seigle du Jutland est excellent, et l'orge fait l'objet d'une culture assez importante sur le littoral
oriental; quelques échantillons de céréales sont présentés par M. Ho/ger Nagel, de Skjelskor.
Le cygne et l'eider, qui vivent en grand nombre dans les fiords du Jutland septentrional, fournissent en abondance des plumes et du duvet; ces produits ont donné naissance à une fabrication indigène, celle des tapis d'édredon, représentée par M. F. Andersen, de Copenhague ; rien de plus doux, de plus moelborg, a des cordages et Expositions antérieures.
De grosses poires en saindoux semblent intriguer fortement les visiteurs ; ce sont les produits de la Kjobenhmms Svineslagteri (abattoir de porcs), de Copenhague. Cet établissement, extrêmement important, a été fondé en 1866 par M. Philip W. Heyman. Il occupe 3o ouvriers et alimente, de viande de porc, les marchés de
leux, de plus léger et de plus chaud, que ces édredons, confectionnés avec beaucoup de soin.
M. Hjaimar Arentz, ingénieur à Copenhague, expose une machine hydraulique pour nettoyer le fond des navires ; il est fâcheux qu'on n'ait pas eu l'occasion de la voir à l'œuvre; M. Johann Weimann,d'OdenSQ,nous montre des vêtements en cuirs, peu élégants, mais assurément très solides ; M. J. Evald de Svendes courroies de transmission brevetées, dont la valeur a été reconnue à différentes
Le Friednchsbc
Copenhc
Londres, Manchester, Liverpool, Newcasîle, etc. II fournit à la marine anglaise des quantités considérables de porc salé et de saindoux. En dehors de son établissement de Copenhague, la même firme possède des succursales à Varde (Jntland), à Assens (FiomV et à Malmô (Suède).
Les produits de la brasserie et de la distillerie occupent encore ici la plus grande place; cette classe réunit 10 exposants sur 21.
Il faut avouer que pour une exhibition aussi ordinaire que celle des bières, les brasseurs se sont mis en frais "d'imagination ;' ils ont disposé leurs innombrables bouteilles d'une manière très originale. Ainsi la Bryggerieî Svanholm, de Copenhague, a élevé un monument de bouteilles à trois tourelles, représentant les armes du Danemark. Ce travail était d'une nature si
compliquée , quil a fallu des ouvriers spéciaux pour l'accomplir.
La Marsirands Bryggerieî, de Copenhague,expose ses bières de Bavière, dans un joli petit édifice au centre duquel se balance une ancre, sa marque de fabrique.
L'immense brasserie .Ny Carlsberg , de Copenhague, a consacré à son exposition de bières nationales un très élégant pavillon circulaire, formé exclusivement de bouteilles; elle y a joint, pour l'édification du public, un plan' détaillé et une vue perspective coloriée de ses vastes installations.
La brasserie Tuborgs Fabrikker , de Copenhague, produit
Exposition de la Brasserie « Ny Carlsberg », Copenhague
annuellement 75,000 hectolitres de bières diverses ; elle expose des bières en fûts et en bouteilles, bières de Pilsen, bières d'exportation, etc.
Les produits de la distillerie sont représentés par MM.
Schotti frères, d'Odense, — vins, punch de Fionîe, Pommerans, amer stomachique d' A 1 b a n i, etc. ; — H. Michelsen, de St- Thomas, fabricant de Bay ■ Rhum ; A .
H. Ruse, établi aux Antilles depuis i838 et fabricant du Double distiUed Bay spirit.
Enfin , la marine marchande danoise est représentée par la plus grande Compagnie de navigation à vapeur de la Scandinavie, Det forenede Dampskibssel-
skab, de Copenhague ; son exposition consiste en un beau tableau, donnant une vue pittoresque de tous ses- navires, avec indication de leur nom et de leurs destinations.
Le grand développement des côtes du Danemark et sa situation exceptionnellement avantageuse, sur la yoie'qui relie à l'Europe occidentale, l'Allemagne, la Scandinavie et la Russie, expliquent pourquoi ce pays est essentiellement marchand et maritime. Son commerce avec l'Angleterre et l'Allemagne absorbe plus de la moitié de toutes ses transactions avec l'étranger. Ses relations avec la Belgique se bornent à l'importation des verres à vitre et à l'exportation des céréales et des bestiaux.
S. M. Oscar II, Roi de Suède et Norvège
Suède et Norvège
h y avait été réservé pour les deux Sections de Suède et Norvège un espace de 1300 mètres carrés; elles se distinguent par un arrangement méthodique et clair; on y circule facilement, et la vue des objets exposés n'y est pas interceptée, comme ailleurs, par des monuments et des pavillons, trop hauts ou trop rapprochés.
Ces sections ont eu en outre le mérite rare, d'être prêtes pour le jour de l'ouverture; félicitons MM. les Commissaires, d'avoir fait exception à ce qui semble être devenu la règle.
Les Gouvernements de Suède et de Norwège décidèrent sans hésiter qu'ils participeraient officiellement à l'Exposition universelle d'Anvers. Des subsides, de 5ooo couronnes pour la Suède, et de 10,000 couronnes pour la Norwège, furent votés et les intérêts des exposants des deux pays furent placés entre les mains de M. Ch. Christophersen, Consul général de Suède et de Norvège, à Anvers, désigné comme Commissaire général. M. Christophersen, envoyé peu après en mission au Mexique par son Gouvernement, fut remplacé intérimairement par M. Cassel, jusqu'au 25 janvier i885. Après le départ de M . Cassel, le Commissariat fut géré pendant deux mois par M. H. Irgens ; M. A. Kirsebom fut alors nommé Commissaire général ad intérim, avec M. Irgens comme Commissaire adjoint ; il remplit ces fonctions, en même temps que celles „Q de Consul général, jusqu'au retour de M. Christophersen.
MM. Kirsebom et Irgens se sont acquittés de leur tâche avec une distinction qui a été appréciée en haut lieu; le Roi Léopold II les a nommés respectivement s Officier et Chevalier de son Ordre.
La Suède et la Norvège ont des productions naturelles et industrielles fort distinctes. De magnifiques échantillons de bois de Norvège figuraient à l'Exposition d'Anvers : bois de construction, planches, madriers, frises et moulures de M. A. O. Haneborg, de Chrislania; bois rabotés et lambrissages, de MM. Jacobsen & C°, de Fredrikstad; planchettes pour caisses d'emballage, de M. J. A. Svendsen, d'Asprestrand, etc.
Grâce aux immenses forêts norvégiennes, qui fournissent la matière première, et aux nombreuses chutes d'eau, qui donnent la force motrice, deux industries, la papeterie et la fabrication de la pâte de bois, ont pris dans ces dernières années un grand développement.
De nombreux exposants figurent dans cette classe : MM. Chr. Christophersen, de Christiania, qui possède, outre plusieurs fabriques de pâte de bois sèche et humide, de sapin et de peuplier, une fabrique de papier, fondée en 1872 et une fabrique de cellulose, fondée en 1884 ; Chr. Anker, à Fredrikshald ; H. C. Hansen et la Union C°, à Skien ; la Skiens Cellulose jabrïk ; la Moss Cellulosefabrik, etc., etc.
Parmi les produits chimiques, les allumettes occupent le premier rang ; le nombre des fabriques d'allumettes s'élevait en 1SS0 à seize, avec un personnel de 1087 ouvriers ; deux millions et demi de kil. ont été exportés en i883.
La Christiania Tandstickfabrik, construite en 1882, produit à elle seule 180,000 grosses d'allumettes phosphoreuses, qu'elle expédie en Angleterre, aux Indes, en Amérique et en Australie.
La Sîavanger Kemiske Fabrihs C° expose des acides sulphurique, muria tique, des acides à purifier l'eau, etc.; M. G. R. Fugiesang, de Christiania, de nombreux produits chimiques, et la Nitroglycerin Compagnie!, les matières explosibles de sa fabrication, dynamite, dynamyte-gomme, coton-collodion, gélatine explosive, etc. Une armoire à glace soigneusement fermée, était censée contenir ces dangereux agents politiques ; mais il paraît que l'armoire ne renfermait que des bocaux vides.
Très jolie la collection de bijoux norvégiens en or et en argent, exposée par l'ancienne maison David Andersen, de Christiania; cette collection représente une industrie nationale; les types en sont particuliers au pays; les bijoux en "filigrane, imitant les vieilles formes gothiques et norvégiennes, sont de plus en plus en faveur, tant en Norvège qu'à l'étranger.
La poterie a décliné un peu dans ces dernières années ; elle était représentée par la Christiania Terra Cotta Fabrïk, qui exposait des vases, des coupes, et des types nationaux très curieux.
Mentionnons encore les fleurs naturelles pressées de, MlleB L. Larsen, de Drammen et L. Bïdenhap, de Christiania ; un superbe groupe de trois têtes de chiens, brodé à la main sur du drap et encadré comme un fusain, de M110 Catk. Foyn, de Christiania ; c'est à ne pas croire qu'on se trouve devant une broderie ; un petit traîneau fort original, de M. Lors Heffermehl de Drammen; un coffre-fort, merveille de mécanisme , de M. A. P. Foss, de Christiania ; de belles chaussures de MM.
Ramsoe, H. J. Naess & L. O.
Rolstad de Christiania; des articles de voyage, de M. J. Chrisscience feront tôt ou tard découvrir. Le rapport des mines et celui des fonderies, à fr. 3,640,000.
Le plus important des minéraux exploités est le sulfure de fer; viennent ensuite le phosphate de chaux, les chalcopyrites, l'argent, le nickel, le zinc, le cobalt et le fer.
La plus grande mine de cuivre de la Norvège est aux mains d'une compagnie belge ; c'est la mine de cuivre de Vigsnaes, dans la préfecture de Stavanger, qui, en 18S2, employait 67S ouvriers.
Dans l'Est du pays on trouve de grandes carrières de pierre à chaux, des pierres de construction, de l'ardoise, ainsi que des marbres blancs et de couleur.
Des échantillons de tous ces produits étaient exposés à Anvers : des minerais de cuivre et de produits métallurgiques, par le Rôros Kobbervairk , de Rôros; des phosphates de chaux et minerais divers, par W.J.DahH, de Kragerô; des feldspaths, des quartz, etc., par M. Fr. von Scluvar^enhorn de Moss; des pierres meulières et des émeris, par la Norske Bryne & Slibestensfabvik, de Porsgrund ; de beaux blocs de marbre, par M. H. Stolt^ de Fuske ; des ardoises pour toitures, par MM. Th. Moestue & C°, de Christiania.
La Norvège a obtenu un succès hors ligne et tout à fait justifié, pour ses clous à ferrer les chevaux. Cette fabrication est des plus remarquables; les quatre maisons qui ont exposé sont de Christiania; l'une, la Christiania Hesteskosoemfabrik a obtenu la médaille d'or ; les trois autres ont reçu la médaille d'argent : Ch. Christophersen, Det Norske Hesteskosoemfabrik et Loelvens Verk.
M. Alfred Kirsebom
Commissaire Général a. i. des sections Suédoise
et Norvégienne
tiansen, de Christiania ; des poignards, couteaux et autres objets, faits de dents de morse sculptées, de MM. A. F. Wang, de Drontheim, et Orbech, de Christiania.
Les pelleteries norvégiennes, représentées par la maison /. N. Bruun , de Drontheirm.
ne valent pas celtes qu'on rencontre en Suède ; toutefois elles ont aussi leurs mérites, entre autres celui du bon marché. Les édredons et tapis d'édredon, à damiers gris et blancs, exposés par M. Bruun, sont charmants et paraissent très confortables.
L'industrie métallurgique n'est pas fort développée en Norvège ; les montagnes renferment des trésors minéraux nombreux, que le hasard ou la exploitées en 1882 est évalué à fr. 10,140,000,
Disons un mot maintenant d'une industrie qui progresse aussi très rapidement en Norvège, la brasserie. La bière norvégienne commence à pénétrer un peu partout et fait une concurrence sérieuse à ses rivales d'Angleterre et d'Allemagne. C'est surtout la fabrication de la bière d'exportation qui a pris de l'extension; en l883, sur une production totale de 35,703,400 litres, 1,902,460 litres ont été exportés.
De nombreux exposants ont figuré dans cette classe ; citons au hasard la Frydenlunds Olbryggeri, la Christiania Akiie Bryggeri, MM. 0. N. Forseth & C», Th. Ytteborg & O, à Christiania ; la Hamar Bryggeri, à Hamar, et l'Arendal Bryggeri, à Arendal.
A côté des produits de la brasserie, se trouvaient ceux de la distillerie, eaux-de-vie, alcools, punchs, de la Loiten Brœnderies Destination, de la Atlungstad Finspritfabrih, de la Holmens Destination, de MM. H. Poulson & C, 0. Hoxmorli, de Christiania.
L'élément le plus important de la richesse publique, est la pèche ; elle est en même temps le seul moyen d'existence des habitants de l'ouest et du nord du pays où la culture est nulle et l'élève du bétail presque impossible.
La pêche la plus importante est celle de la morue, qui se fait principalement aux îles de Lofoden et aux environs ; elle commence en janvier et finit en avril, et plus de 3o,ooo pécheurs, venus de tous les points du pays, y prennent part.
Il va sans dire que la Norvège produit de l'huile de morue en grande abondance ; dans les bonnes années l'exportation dépasse 100,000 hectolitres, dont i/5 consiste en cette célèbre huile de foie de morue, connue et appréciée dans les deux mondes. En 1S80, il y avait 70 fabriques d'huile de morue, ayant ensemble 641 ouvriers.
Des échantillons de ces produits se trouvaient exposées en assez grand nombre, ainsi que des conserves de poisson, des poissons sèches et salés ; nous ne dirons pas qu'ils ont précisément attiré les visiteurs, malgré tous leurs mérites.
Les Norvégiens se livrent aussi ave; ardeur à la pêche de la baleine, en Finmark ; plusieurs villes du Sud arment encore des vapeurs pour la pêche du phoque, entre l'Islande et ie Groenland; enfin, la pêche des lacs, qui recouvrent une superficie de 7,700 kilomètres carrés, entre aussi en ligne de compte pour une part notable.
On comprend dès lors l'importance des engins de pêche dans un pays comme la Norvège ; on trouve à l'Exposition, des modèles de baleiniers à vapeur complètement armés, de la Akers Mekaniske Vœrshted et de la Nylands Vœrksted, de Christiania des; canons, harpons et carabines rayées de sûreté, de MM. L. H. Hagen & C; mais la palme revient à M. H. Henriksen, de Tônsberg, qui a obtenu le seul diplôme d'honneur attribué aux appareils de pêche, pour son « Bottle nose » ; c'est un harpon formidablement barbelé, avec des crochets qui rentrent dans la tige pour mieux pénétrer dans la chair, et qui ressortent ensuite pour empêcher le retrait ; cet engin est lancé par un petit canon qu'on pointe dans la direction de la baleine ; un obus placé à l'extrémité du harpon, éclate dans le corps du monstre et abrège considérablement ses dernières angoisses ; il met aussi les pêcheurs à l'abri des surprises désagréables.
L'inventeur de cet appareil, M. Foyen, après avoir sacrifié une fortune à la découverte de cet engin perfectionné, est aujourd'hui archi-millionnaire et considéré comme un- des grands bienfaiteurs delà Norvège.
Nous n'avons encore rien dit de la navigation, qui joue cependant un grand rôle dans l'économie du pays. Le pavillon norvégien est connu partout. La marine marchande occupe, quant au tonnage, une des premières places parmi celles des nations maritimes et même la première par rapport à la population.
En i883, la Norvège possédait 7,899 navires marchands, jaugeant 1,547,194 tonneaux et montés par 6o,523 hommes d'équipage.
Un modèle de navire muni de tous ses agrès -et accessoires, figure dans le compartiment norvégien; c'est une œuvre de patience et d'habileté, due à M. Fr. W. Hoyer, à! Arendal.
On y a remarqué aussi avec intérêt le modèle d'un bateau de Viking, exposé par M. A. Cammermeyer, de Christiania, tel qu'il a été trouvé à Gokstad, près de Sandefjord, ainsi qu'une description détaillée de cette découverte, Ce bateau, découvert sous le sable, à la place où il avait reposé pendant des siècles, à servi au transport des terribles Normands, dans leurs invasions jusqu'au cœur du pays. C'est dans de semblables bateaux que les chefs ou Rois, se faisaient inhumer, comme les Pharaons dans leurs pyramides, avec leurs armes et leurs bijoux. Sur le modèle exposé, un renflement indique la place du sarcophage.
Occupons-nous maintenant, plus spécialement, des remarquables produits exposés par la Suède.
On observe dans la Suède, qui ne mesure pas moins de 85o kilomètres du Nord au Sud, une grande
'diversité de climats et de végétation. Tandis que les contrées du Sud produisent plus de céréales qu'elles n'en consomment, la partie septentrionale peut à peine suffire à la consommation locale. Le seigle et l'orge seuls, mûrissent jusqu'en Laponie.
L'agriculture a fait de grands progrès depuis un demi-siècle. Le sol de la partie méridionale est très fertile et produit en abondance du froment, du seigle, de l'orge, de l'avoine, des pommes de terre, etc. En 1825, la Suède importait encore 200,000 à 3oo,ooo tonneaux de blé; actuellement l'exportation atteint déjà un chiffre très élevé.
Une collection complète de céréales, disposée avec beaucoup de goût, sur le meuble destiné à les contenir pour le transport, a beaucoup intéressé tous ceux qui s'occupent d'agriculture. Ce précieux envoi, dû à l'intervention bienveillante du Gouvernement Suédois, a été offert en cadeau au Gouvernement Belge, pour son Musée Commercial. Voici les noms des exposants qui ont contribué à la formation de cette belle collection de grains et de graines : l'Académie Royale d'Agriculture de Suède, la Svensha Frùkontorret, MM. A. Bjorkman, Kirsch Enka, Selberg & C\ A, Uddenberg, A. Wibell, Ygberg & Jàderlund, E.Ohman, à Stockholm; la Société d'Ostrogothîe pour la culture des semences suédoises, à Linkôping; M. 0. Ohlsson, à Chrislianstad.
Ici, comme en Norvège, le bois est une des grandes richesses du pays; les forêts couvrent environ 175,000 kilomètres carrés; le sixième appartient à l'État, le reste à des particuliers et à des sociétés; l'exploitation a pris une extension colossale, depuis la création de nombreux moyens de transport.
L'exportation consiste, non seulement en bois bruts, dégrossis et rabottés, mais aussi en travaux de menuiserie, portes, moulures, etc. La supériorité industrielle de la Suède s'affirme ici d'une façon éclatante ; tous ces travaux sont faits de très belles pièces de bois, choisies sans nœuds, travaillées avec une précision remarquable et de plus, leur prix est excessivement réduit. L'exposition de l'établissement Fogelfors Bruk, de Fogelfors et Lillsjôdal, à obtenu la médaille d'or pour ses bois ouvrés.
On travaille aussi le bois à la main en Suède; Mme Selma Gi'obel, à Stockholm, exposait de beaux objets en vieux style Scandinave.
Les forêts ont donné naissance à de nombreuses industries, — telles que scieries, vanneries, — à la fabrication de la térébenthine, du goudron, des cendres, de la pulpe de bois et de pâte à papier ; elles alimentent encore les chantiers maritimes et les fabriques d'allumettes chimiques.
La célèbre allumette suédoise, qui a empêché tant d'accidents, et dont devenu général , a mis
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