‹ Anvers et l'Exposition universelle, 1885Chapitre 86 sur 125 · D/PL ÔME 0 'HONNEUR · texte numérisé non relu

D/PL ÔME 0 'HONNEUR

de M. Joseph Comêlïs, d'Ostende; — des cheminées en marbre fin des Pyrénées et d'Italie, richement sculptées, des cheminées de différents styles, — Louis XIV, Renaissance et Louis XVI, de M. V. Denis, rue Léopold II, à Bruxelles (médaille d'or) ; — une superbe cheminée Louis XVI de M. Charles Sermon, rempart des Béguines, à Anvers, et une autre non moins belle et du même style de M. François Joostens* rue de l'Esplanade, également à Anvers, etc., etc. Nous trouvons encore des vases en marbre, des objets en marbre tourné, des colonnes, des coupes, des pendules, des tableaux en marbre incrusté, des cheminées en marbre et bois, et une exposition importante de M. Egide Oslaender, rue des Peignes, à Anvers, consistant en installation de bains, lavabos, closets, pompes, tuyaux, etc. Viennent ensuite les glaces, cadres et consoles de M. Janssens-Vanderstucken, d'Anvers; — les feuilles de placage sciées, et les moulures droites cintrées de M. Edouard Suy, de Gand; — les cadres, dorures et glaces encadrées de MM. Laudeick frères, de Bruxelles; — les sièges et fauteuils articulés se repliant automatiquement, à l'usage des salles de théâtre et de concert, des cabines et salons de navires, de M. Louis Caîireux, de Bruxelles, etc.

Parmi les ameublements d'église en bois, en pierre, en marbre et en bronze, quelques pièces ont particulièrement fixé l'attention. De ce nombre est la chaire de vérité de M. Pierre Peeters, d'Anvers ; elle présente cette particularité, que le dessin et la sculpture sont l'un et l'autre l'œuvre de l'artiste. Cette chaire offre une grande variété dans l'ornementation ; les bas-reliefs et les figurines, sont d'un style [plein de noblesse ; l'artiste s'est attaché à allier la richesse à la sobriété et s'est conformé aux prescriptions de la Commission Royale des Monuments, qui exige la simplicité dans la conception et l'observation scrupuleuse du style adopté. Cette belle pièce à valu la médaille d'or à son auteur.

Qui ne s'est arrêté devant le maître-autel fait de marbre et de cuivre de M. Modeste Verlinden? Cette œuvre magnifique, en-style Roman, empreinte d'un sentiment religieux communicatif, a attiré tous les regards et mérité des éloges aussi nombreux que flatteurs.

Notre gravure suffira pour remettre en mémoire ce travail remarquable.

M. Verlinden est un des rares sculpteurs qui traite avec la même habileté le bois, la pierre, le marbre et le bronze. Il fait en ce moment de louables efforts pour monter à Anvers un grand atelier, où les nombreux élèves de l'Académie trouveraient du travail.

- •'■ La belle exposition de M. Verlinden a bien mérité les deux médailles d'or qui lui ont été décernées par le jury ; c'est la plus haute récompense attribuée aux travaux en marbre et en bronze.

Voici le compartiment de M. Lambert Van Ryswyck-Bogaerts, d'Anvers; l'attention se porte d'emblée sur le tablier du maitre-autel destiné à Ste-Gudule, à Bruxelles; nous nous trouvons devant une véritable merveille de

sculpture métallurgique. Une maquette, placée dans le voisinage, indique que l'autel n'est pas achevé. Plusieurs se sont imaginé sans doute, qu'ils se trouvaient en présence de figures coulées en bronze; il n'en était rien : cette pièce magistrale, qui ne mesure pas moins de 3m5o en longueur, ne renferme pas la moindre partie en estampage ni en fonte; tout a été fait au marteau et au poinçon.

L'ordonnance générale de l'autel est saisissante : sobre dans les grandes lignes, ainsi qu'il convient à un monument religieux ; les encadrements en haut relief, qui se dessinent, fermes et élégants, et les figures, se détachent vigoureusement sur un fond bleu en émail champ levé.

Le même artiste expose encore bien d'autres objets. Citons entre autres un magnifique portrait de Conscience, en argent ciselé, fait d'après nature; — un reliquaire

sous la forme des anciens

sarcophages, en

cuivre rouge

avec ciselures en

cuivre doré ; un

lutrin gothique

en cuivre poli ;

un rétable d'autel, style gothique, en cuivre ciselé et

doré orné de

pierreries

et de perles

de différentes couleurs

splendide ;

cette pièce

est destinée

à l'église de

Vechel, en

Hollande.

M. Van

Rysw y c k

s'attache

spécia le -

ment à produire des travaux artistiques.

écutés en général, d'après ses propres dessins. La médaille d'or qui lui a été décernée constitue donc une distinction de réelle importance; de plus, l'Ordre de Léopold, donné au chef de la maison, est un éclatant hommage rendu aux mérites de l'industriel et de l'artiste.

Dans le compartiment de M. Van Ryswyck, nous avons remarqué une exposition remarquable, celle de M. P. Veranneman et ses fils, rue Kipdorp, à Anvers; elle consiste en deux tapisseries ; l'une est une imitation de gobelin, ornementation fleurie, style renaissance flamande, peinte en teinture sur toile rayée souple; l'autre, en style renaissance allemande sur toile gros grain avec application d'or, velours et laine peints en teinture ; cette dernière, très réussie, réprésente un ciseleur du moyen âge.

Il reste à signaler les objets SÉfe d'orfèvrerie, les bronzes styles

moyen âge et autres, les pièces ciselées , émaillées et niellées, exposées par M. Bourdon- De Bruyne, de Gand ; tous ces articles portent le cachet de bon goût qui distingue les productions de cette ancienne maison gantoise.

;Nous croyons être agréables aux lecteurs en donnant ici quelques détails sur un des plus importants établissements industrielsdenotre pays, la Compagnie des Bronzes, à Bruxelles.

=^--^--^ ^ "^u^wmk^h - __

Maître-autel, M. Modeste Verlinden, Anvers

A son origine, elle n'avait en vue que d'étendre l'emploi du zinc dans les constructions et dans l'ornementation intérieure des bâtiments, de vulgariser le goût de l'art par la production d'objets artistiques en zinc, par conséquent peu coûteux, et de donner à la fabrication d'appareils d'éclairage simples et à bon marché un développement correspondant à l'extension croissante de l'emploi du gaz pour l'éclairage des habitations.

La Compagnie actuelle, résultat de la transformation de la commandite en société anonyme, commença à fonctionner en janvier 1859.

Ses fondateurs avaient élargi le cadre de l'entreprise primitive. Ils avaient conçu le projet de doter la Belgique d'un établissement qui, le premier dans le pays, fabriquât du bronze d'art et d'ameublement dans le genre de ce que produit Paris. En même temps, ils voulaient donner à la confection des appareils d'éclairage un développement tel qu'elle embrassât tous les genres de luminaires, quels que fussent leur destination, leur forme, leur dimension, leur style et leur prix.

Avec un capital plus élevé que celui de la commandite, mais qui pendant longtemps ne dépassa pas 85o,ooo francs, la Compagnie anonyme s'appliqua à organiser des bureaux techniques, à étendre et à compléter

les anciens ateliers, à en créer de nouveaux.

La fonderie fut la première en état de livrer des produits en grande quantité et dans de bonnes conditions d'exécution. Cette priorité s'explique aisément : Dans un pays où l'industrie sidérurgique est très développée, les arts du mouleur et du fondeur sont familiers à une grande fraction de la population ouvrière ; il devait être facile d'y recruter un personnel préparé à devenir en peu de temps habile à fondre le bronze et le zinc.

Une circonstance favorisa d'ailleurs le succès de la fonderie de la Compagnie anonyme. A l'époque dontnousparlons, on

M. Lambert Van Rysivyck-Bogaeris Ciseleur et Orfèvre, Anvers

songeait de toutes parts, en Belgique, à ériger dans les grandes villes des monuments en bronze destinés à gorifier de hauts faits historiques ou à éterniser la mémoire de concitoyens célèbres. La Compagnie se prépara à disputer aux fonderies étrangères la faveur de commandes de ce genre qui, jusqu'alors, leur avaient été exclusivement attribuées. Elle y réussit, car, dès 1862, elle eut à couler une série de grandes pièces en bronze qui, aujourd'hui, décorent les places de la plupart de nos'villes et celles de plusieurs villes étrangères.

C'est ainsi, pour ne citer que quelques-uns de ces monuments, que la

Compagnie des Bronzes eut à fondre successivement : les deux grands Lions debout, placés au bas de la Colonne du Congrès, à Bruxelles; la statue de Jacques Van Artevelde, à Gand; la figure en pied de la princesse d'Epinoy, à Tournai; le monument des comtes d'Egmont et de Hornes, à Bruxelles; la statue équestre de LéopoldTer, à Anvers; celle deDom Pedro, à Lisbonne; celle de Baudoin de Constantinople, à Mons; la figure en pied de Th. Verhaegen, à Bruxelles; celles de Teniers et de Leys, à Anvers; celle de Mercator, à Rupelmpnde; les deux statues de Cockerill, l'une à Seraing, l'autre à Bruxelles; la statue monumentale de Sylvain Van de Weyer, érigée à Louvain en 1876, etc., etc.

Pendant les 10 dernières années toute la statuaire belge a fait fondre dans les ateliers de la Compagnie les œuvres destinées au bronze, entre autres :

La statue de Chapuis pour la ville de Verviers; la statue de Defacqz pour la ville de Huy ; la statue de Wincqz pour Soignies; le groupe de Wiertz pour la commune d'Ixelles ; le groupe du Dompteur de taureau pour la ville de Liège; la statue d'Omalius d'Halloy pour Namur; les 2 lions colossaux du Palais de Justice de Charleroi; la statue du prince de Ligne pour Belceil; les 2 statues colossales la Loi et la Justice pour le dôme du Palais de Justice ; la statue colossale de la Pacification d'Atchin pour Batavia ; une statue de la Victoire pour le nouveau musée d'Amsterdam ; les 4 statues qui couronnent le Palais des Beaux- Arts à Bruxelles; la statue de

Conscience pour Anvers ; la statue de Malchair pour groupes l'Enseignement de l'Art et le Génie de l'Art pour le Palais des Beaux-Arts à Bruxelles. La Compagnie procède en ce moment à la coulée de 2 statues colossales, la. Loi et la Justice, pour le patais de justice d'Anvers; du groupe du Dompteur de chevaux et d'un monument de 3 grandes figures pour le Musée Tylerde Harlem. Ce n'est que depuis une quinzaine d'années que la Compagnie a pris un large dé- ' veloppement, qu'elle a résolument prospéré. C'est dans le cours de cette dernière période que le bureau de dessin s'est fortement organisé, que l'atelier de sculpture a conquis une pratique sûre des applications de l'art à l'industrie des bronzes, que la collection des modèles s'est enrichie et complétée au point de répondre à tous les besoins de la fabrication courante, que le personnel ouvrier a acquis toute l'habiletédésirable dans l'exécution des pièces les plus délicates, que la clientèle

Para au Br

:ésil ; la statue de Bauwens pour Gand ; les énormes s'est affermie dans le pays et étendue à l'étranger, que la Compagnie s'est, enfin, élevée au rang qu'elle occupe parmi les industries artistiques du pays.

L'Exposition de 1878 lui offrit l'occasion de faire connaître au monde la diversité de sa fabrication, la variété de ses modèles, la façon dont sont traités ses produits. Le jury, appréciant la valeur artistique de ses œuvres multiples et le mérite de leur exécution, décerna à la Compagnie des Bronzes la médaille d'or et le gouvernement français, voulant confirmer ce jugement, nomma son directeur général, chevalier de la Légion d'Honneur.

La Compagnie des Bronzes, forte des succès qu'elle a obtenus à l'Exposition universelle de Paris, en 1878, où elle remporta la grande médaille d'or; à l'Exposition nationale de Bruxelles, en 1880, et tout récemment à l'Exposition d'Amsterdam

Tablier du maître-autel destiné à te'glise de Sainte-Gudule,

M. L. Van Ryswyck-Bogaerîs

en i883, où elle obtint le grand diplôme d'honneur, a décidé de ne prendre part à l'Exposition d'Anvers que pour une seule branche de son industrie.

Les vastes magasins de la rue d'Assaut constituent, d'ailleurs, pour la Compagnie des Bronzes, une exposition permanente, à laquelle elle convie tous ceux qui recherchent les bronzes soit dans leurs mani-

festations artistiques, soit dans leurs applications multiples à l'industrie et au mobilier; que ce soit à titre d'acheteur ou simplement de visiteur, elle se fait un devoir d'accueillir tout le monde avec la même urbanité.

En n'exposant pas d'une manière générale, la Compagnie a eu un but : elle a voulu attirer spécialement l'attention sur une branche de sa fabrication, qui lui a déjà valu beaucoup de succès et qui continue son essor. Il s'agit de la fonte des bronzes d'art par la méthode dite à la cire perdue.

A cet effet, la Compagnie expose à Anvers , dans son propre compartiment (Salon de la collectivité des dentelles), 42 oeuvres diverses et, de plus, un grand nombre de pièces dans les salons' de l'Exposition universelle des Beaux-Arts.

Chacun de ces bronzes est fondu d'un seul jet.

L'une des œuvres exposées, ia Po-

verella du sculpteur Paul Devigi représentée par notre gravure.

L'origine de ce genre de fonte remonte à la plus haute antiquité, car on pense que c'est la manière de fondre primordiale; les Babyloniens, les Égyptiens Grecs l'ont pratiquée tour à tour. La fortune de la statuaire en bronze, art somptuaire par excellence, a suivi celle de toutes les civilisations antiques.

L'his îoire énumère les grands bronzes fondus pour le fameux temple de Salomon, à l'époque de l'apogée des Hébreux 1 000 ans avant Jésus-Christ.

Chez les Grecs sur-

Poverella, par Paul Devigne, Compagnie des Bronzes à Bruxelles

tout, on fit tant de bronzes, tant de statues, de quadriges, de groupes, que l'imagination des modernes en reste confondue et que nous ne parvenons pas à comprendre ce que devait être l'art du fondeur à cette époque reculée; il semble que des provinces entières de la Grèce aient été de vastes fonderies. Dans l'île de Rhodes seule on comptait plus de 3,ooo statues, la pluart de dimensions colossales, et dont l'une , « le Colosse de Rhodes », comptait parmi les sept merveilles du monde.

Le tyran Démétrius de Phalère se fit élever, dit-on, 36o statues dans la ville d'Athènes; ce chiffre ne faitil pas rêver?

Après la conquête de la Grèce par les Romains, ceux-ci dé-

pouillèrent

les vaincus. Rome vit entrer dans ses murs, par milliers, les statues, les vases, les groupes; les artistes grecs aussi se fixèrent à Rome et cette ville devint la capitale du monde, non seulement à cause de sa puissance militaire inouïe, mais aussi par le développement des sciences, de la littérature et des arts. Le déclin de l'Empire romain arriva et celui de la statuaire suivit.

Sous le règne de Néron on ne parvenait déjà plus à fondre les pièces de dimensions colossales ; la statue équestre de cet empereur, par le célèbre sculpteur Zénodore, ne put être jetée en bronze. A partir de cette époque la statuaire fut absolument négligée; cet art jeta encore quelque éclat à Constantinople pendant les beaux jours de l'empire d'Orient, mais la décadence en était irrémédiable et tout s'éteignit dans les ténèbres du moyen âge.

La prospérité des républiques italiennes au xv" siècle amena la renaissance des arts , et la fonte du bronze sortit enfin de sa longue léthargie.

Les secrets de la fonte à cire perdue furent, dit-on, révélés aux sculpteurs de l'époque par un noble Siennois. Les beaux bronzes firent leur réapparition : Ghiberti, Donatello, Michel-Ange, Benvenuto Cellini excellèrent dans ces fontes, car, particularité remarquable, ces sculpteurs fondaient et ciselaient leurs œuvres eux-mêmes.

Appelés en France dès le règne de François Ier, les sculpteurs italiens y firent école. Les rois de France protégèrent les arts et établirent des fonderies royales ; jusqu'à la fin du xvin3 siècle toutes les fontes furent faites à la cire perdue. Les derniers fondeurs de renom furent les frères Keller, à qui l'on doit un nombre d'ceuvres considérable, tous les bronzes de Versailles entre autres.

Mais Fart de fondre avait décliné de nouveau; Falconet ne put trouver de fondeur pour sa statue de Pierre-le-Grand et il fut forcé d'entreprendre lui-même la jetée en bronze. II y employa, dit-on, dix ans de sa vie.

L'époque troublée de la Révolution française porta le dernier coup aux fontes à cire perdue; et, au commencement du xixe siècle , la manière en était absolument oubliée en France. En Italie , elle était restée un art national pour ainsi dire, car jusqu'aujourd'hui, c'est dans ce pays seul que ce genre de fonte était encore pratiqué.

Depuis une quinzaine d'années une tendance générale dans le monde artistique poussait à la rénovation de la fonte à cire perdue.

partout, hors d'Italie,

Des essais furent faits un peu exceptions, comme le groupe des gladiateurs de Gérome, fondu par Gonon et qui figura à l'Exposition de 1S78 à Paris, toute la statuaire de bronze française était faite par la méthode de fonte dite ordinaire.

La Compagnie des Bronzes, résolue à suivre le progrès et poussée par la jeune école de sculpture belge ; entreprit à son tour des recherches dans la voie difficile de la cire perdue.

Commencés seulement en 1879, les essais amenèrent des réussites dès 1880; quelques pièces de peu d'importance figu

M. H. Sadin,

Direeteur des Verreries Nationales à Ji.

et ne réussirent nulle part. Sauf quelques rêrent alors à notre Exposition nationale.

Depuis, les progrès furent continus et ils permettent d'exposer une série complète d'ceuvres de tout genre et de la perfection desquelles le publicestfait juge.

Il y a au sujet de la cire perdue une erreur traditionnelle, on pense généralement que si la pièce manque à la fonte, tout est perdu, l'œuvre originale comprise ; c'est là une contre-vérité ; la Compagnie des Bronzes n'expose jamais une œuvre originale à un pareil danger.

Pour terminer cette notice, disons encore que c'est la Compagnie des bronzes

de Bruxelles qui a obtenu du Jury de l'Exposition internationale d'Anvers le seul diplôme d'honneur décerné aux fontes à cire perdue.

Un des principaux objets d'exportation de la Belgique ce sont les cristaux et les verres à vitre ; nos industriels verriers se sont depuis quelques temps mis en rapport direct avec les principaux marchés étrangers et y expédient comme produits belges, les marchandises qui s'y vendaient le plus souvent sous une étiquette étrangère.

Citons parmi les principaux exposants de cette classe : la Société Anonyme des verreries nationales, à Jumet ; — la Société Anonyme des verreries de la Meuse, à Jambes ; — la Société Anonyme des verreries de l'Etoile, à Marchienne-au-Pont ; — la Société Anonyme des verreries Centrales, à La Louvière; — la Société Anonyme des verreries de Jemappes ; — la Société Anonyme des verreries de Charleroi , à Gilly; — la Société anonyme des verreries D. Jonet, à Charleroi;— M. Alph. Morel, à Lodelinsart ; — MM. L. Lambert et C, à Jumet; — M. Aug. Dulicre père, à Dampremy ; — la Collectivité des Glaceries belges, comprenant la Société des Manufactures de glaces de Sainte-Marie d'Oignies ; la Compagnie de Floreffe ■ la Société Anonyme des glaces et verreries du Hainaut, à Roux ; la Société Anonyme de Courcelles pour la fabrication des glaces, et la Société Anonyme des glaces d'Auvelais, etc., etc.

L'industrie des vitraux fait du progrès en Belgique; plusieurs de nos églises sont décorées de

verrières modernes très belles ; mais nos peintres verriers n'ont encore pu retrouver, néanmoins, le secret de cette admirable transparence de couleurs, de ces tons chauds et brillants, qui caractérisent les œuvres des anciens maîtres.

La céramique, comme la verrerie, a plus d'un rapport avec l'art. Ses produits sont multiples et peuvent se diviser en quatre catégories : les terres cuites, les grès, les faïences et les porcelaines.

La grande manufacture de MM. Boch frères, à La Louvière, a fait uni exposition remarquable, consistant en faïences fines, articles courants pour la consommation et l'exportation, objets de fantaisie, imitations des faïences anciennes, Delft, Rouen, Rhodes, porcelaines tendres de Tournai, services de table, etc.. La Compagnie Générale des Produits Céramiques de Saint-Ghislain expose des carreaux à incrustations pour pavements et revêtements, des carreaux mosaïques, des pavés céramiques, des lettres, etc. Notons ensuite les tuiles, les tuyaux, les briques réfractaires, etc., puis les faïences et les porcelaines peintes et décorées, de M11" A. Perrignon de Frénoy et Clotilde Prinsen, de Bruxelles, de M. A. Croegaert, d'Anvers, etc.

Il nous reste à signaler dans le groupe II les articles de parfumerie, savons, pommades, eaux de senteur, essences, etc. Cette classe n'avait réuni qu'un petit nombre d'exposants, parmi lesquels nous mentionnerons MM. Bergys & C", qui exposent une eau fabriquée à Bruxelles, suivant les instructions de M. Fey, pharmacien-chimiste. L'eau de Karl Fey est rafraîchissante et réconfortante, son parfum est doux et délicat, aucune essence n'y prédomine. Le Jury a décerné un diplôme de médaille de bronze à MM. Bergys & O.

J-^rf\j

Page 1