TROISIEME GROUPE
TISSUS, VÉTEMEÎnTS et accessoires
Le groupe III, qui comprend les tissus, vêtements et accessoires, présente un intérêt d'autant plus grand qu'il s'adresse à toutes les classes.
Parmi les plantes servant de matière première, il faut citer le lin et le chanvre ; nous leur devons la batiste, la toile et les dentelles.
L'industrie linière est actuellement localisée à Gand, Courtrai, Tournai," Lokeren, Aiost, Roulers, Ninove, Malines, Ath, Bruxelles, Tamise, etc. Elle donne du travail à des milliers d'ouvriers.
Nos premières filatures belges sont bien représentées. La Société Anonyme « La Lièue » de Gand, expose des fils de lin des Flandres et de Russie, du fil d'étoupe de même provenance, de nuances variées ; la filature de MM. De Smet et Dhanis, renommée pour ses fils d'étoupe, possède une spécialité de fils de lin teints en nuance vieil or, pour tissus d'ameublement ; — MM. Delbehe et Q\ de Roulers, nous montrent le travail complet du lin, à partir de la plante jusqu'à sa transformation en fil ; — la Société Anonyme linicre de Courtrai exhibe des ' échevettes de fils blanchis et écrus, parfaitement fabriqués, etc., etc.
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Bruges
. Rue des Pïa-res H la CaSMJrale. - 2. Église A',tre-D.ime {porlail) et Mont-de-Piété. - 3. Chapelle eu Saint-Sing. - 4. Le TolAuh.' Place Mem - - 5- Beffroi. — 6. Hôtel de Pille. — 7. Quai dit Rosaire. — S. Pont et Entrée du Béguinage. — 9. Ma:sm du Franc.
Parmi les exposants de tissus liniers, citons M. Rey aîné de Bruxelles, qui expose, dans une splendide vitrine, une riche collection de toiles de toutes largeurs et des damassés inimitables ; — MM. Verhoost frères, de Courtrai, avec des toiles, des batistes, des mouchoirs et du linge de table, le tout d'une fabrication irréprochable; — MM. Baertsoen et Buysse, de Gand, (méd, d'or) avec des toiles blanches, bleues et grises, des toiles pour usages spéciaux, etc.
L'industrie du chanvre et du jute est dignement représentée par les fils d'étoupe de chanvre pour corderie et tissage de MM. Ch. Cock &C", et Roggeman, de Lokeren ; — les fils de jute et de chanvre de M. Orlay, de Tamise; — la belle collection de toiles à voiles, toiles à bâches, etc., de M. Wiiford, de Tamise; — les cordages et les câbles de toute beauté de la manufacture de M. Verlongen-Goens, de Termonde (médaille d'or).
L'industrie cotonnière n'est point ancienne en Belgique. Ce fut un Gantois, Liévin Bauwens, qui lui donna la première impulsion en important d'Angleterre, en 1798, les machines à filer et la navette volante. Cette industrie a aujourd'hui dans le pays une importance très grande.
Gand, qui fut le berceau de l'industrie cotonnière, en est encore le principal centre. Les filateurs gantois y ont exposé en collectivité, dans une vitrine octogonale, contenant les types de leur fabrication. A côté d'eux figuraient les meilleurs produits des grands établissements d'Alost, de Bruxelles, de Courtrai, de
Termonde, de Roulers, etc. Citons les toiles à voiles pour gréement de navires et bateaux de pèche, et les toiles à matelas damassées pour literies, de M. Dobbelaer-HuUn, dont la fabrique est à Sleydinge, près de Gand ; — les tissus de jute unis et façonnés, les sacs confectionnés en jute de MM. Dobbelaere et Demuynck, de Gand ; — les fils et tissus de coton, velours, cretonnes, toiles à bâches, etc., de MM. Philips Glacer et fils, de Termonde ; — les mèches pour bougies et allumettesbougies, les cordes câblées et tresses
M. De Smeth
en coton pour filatures de lin et de laine, les cordonnets de toutes couleurs de M. Janssens-Angillis, de Roulers ; — les calicots, madapolams, molletons, articles teints, courtepointes, nappes et serviettes, stores, etc., de la Société Anonyme Ferdinand Lousberg, de Gand.
En dehors de ces deux grandes industries, linière et cotonnière, il en est une autre, très ancienne, celle des laines. Elle eut d'abord son siège dans les Flandres, dont elle fit la prospérité, et fut transportée plus tard dans
la province de Liège, où elle a continué à se développer, tout en y subissant de nombreuses transformations. Verriers est depuis longtemps le centre de la fabrication du drap.
L'exposition nous montre les draps et autres étoffes de laine des Simonis, des Biolley, des Peiner, des Hauteur, et bien d'autres firmes verviétoises dont la réputation est établie de longue date. — Dison est représenté par M.M.X. el H. Darrimont et frères, D. D. Mathieu, J. et A. Drc-Xe, etc., qui exposent des draps et des étoffes nouveautés en laine piquée et en laine cardée; — Bruxelles n'a qu'un exposant, la maison De Smeth et C\ fondée en 1868 à Sterrebeek ; elle occupe aujourd'hui cent ouvriers, possède une machine à vapeur de 60 chevaux et fabrique chaque année 5o,ooo couvertures de laine.
Nous possédons dans le pays fort peu de fabriques de Soieries; il y a en tout 5oo à 600 métiers, répartis entre une trentaine de fabricants à Lierre, Anvers, Malines, Deynze, Alost, Louvain et Bruxelles.
Notre industrie dentellière, par contre, est des plus importantes.
Aujourd'hui, comme autrefois, la dentelle se fabrique sur divers points du pays et comprend plusieurs variétés bien distinctes ; la dentelle de Malines, en fil de lin, qui se fait non seulement à Malines, mais aussi a Anvers, à Louvain, etc.; elle se distingue par sa finesse et son élégance; — la dentelle de Grammont, en fil de coton et en fil de soie, blanche et noire ; cette dernière est un peu lourde, son réseau, composé de mailles rondes, est parsemé de fleurs très mates; elle a pour elle l'avantage du bon marché; — la dentelle de Bruxelles, la plus parfaite de toutes et la plus renommée; elle était jadis d'un prix extrêmement élevé ; les fleurs qui en font l'ornement étaient appliquées sur un réseau d'une admirable finesse. L'ouvrière les confectionnait séparément, à l'aide de fils valant de 1000 à 2000 francs la livre, soit à l'aiguille, soit au moyen de fuseaux, sur un petit métier portatif.
Ce travail a été considérablement simplifié depuis et l'industrie dentellière, savamment dirigée, a progressé comme toutes les industries; elle a conservé l'importance qu'elle s'était acquise d'ancienne date.
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Dentelles de la Manufacture royale de M. Bôval-De Beck, Bruxelles
point à l'aiguille, le point de Venise, le point Duchesse, : Marines », la dentelle noire aux fuseaux, l'application
Bruxelles produit aujourd'hui tous les points les points de denlelles dites « Valencïennes de Bruxelles, etc.
Parmi les maisons qui ont droit, nous semble-t-il, à une mention spéciale, nous devons citer la Manufacture royale de M. Bôval-De Beck, 74, rue Royale, à Bruxelles. Sa fabrication est irréprochable et ses produits sont d'une richesse extraordinaire. Nous avons admiré dans ses ateliers : une traîne royale, en point à l'aiguille, point de Venise et point Duchesse, qui a nécessité le travail de trente-deux ouvrières pendant six mois; cette pièce unique a figuré à l'Exposition universelle de la Nouvelle-Orléans
en 1884-1885,011 M. Bôval-De Beck a obtenu le diplôme de mérite de ipr degré ; — à Anvers, figurait une toilette complète : Volant, berthe, éventail, mouchoir et écharpe, le tout en point à l'aiguille du même dessin, d'une richesse et d'une finesse de travail hors ligne. Ces articles ont valu à M. Bôval-De Beck le diplôme d'honneur.
Plaçons sur la même ligne, avec les mêmes mérites, la manufacture de dentelles de Madame Minne-Damaeri, 37, Boulevard du Jardin Botanique, à Bruxelles. L'éventail que nous reréalisés pour les diverses branches du travail national, nous sommes
M. L. Coetermans
produisons faisait partie de l'exposition de cette maison, dont les produits se distinguent autant par la richesse et le bon goût des dessins que par une fabrication irréprochable.
Le voile de mariée en point à. l'aiguille et les reproductions des ancîenspointsde Bruxelles, les uns à l'aiguille, les autres aux fuseaux, comptaient parmi les produits les plus admirés des connaisseurs, et, comme travail, étaient une des choses les plus remarquables de l'Exposition d'Anvers.
En passant en revue les progrès heureux de constater le développement
extraordinaire d'une industrie encore nouvelle chez nous, qui, en élargissant le cercle de la production, donne à la classe ouvrière féminine de nouveaux moyens d'existence : la fabrication du corset.
MM. P. Dittoict et C\ de Bruxelles, ont pris une initiative à laquelle il faut rendre hommage. Par l'emploi d'un outillage mécanique très ingénieux, ils ont fait du corset un article d'exportation d'une sérieuse importance.
Les succès remportés par cette firme dans les dix années écoulées, ont été nombreux. Elle a obtenu à Anvers le diplôme d'honneur.
Les vêtements pour hommes et enfants exposés par les maisons Colard et C;e, de Bruxelles, Bosch et Cie, P. De Vos, d'Anvers, et bien d'autres, présentent un intérêt assez médiocre pour le visiteur d'une Exposition uni-
verselle. Il n'en est pas de même de tout ce qui touche à la toilette des dames. Aussi, que de progrès réalisés et que d'efforts déployés par nos grandes maisons de confection, pour mettre la mode coquette à la portée de toutes les bourses, tout en donnant aux vêtements féminins le cachet, le confort et la solidité désirables. Des établissements de premier ordre, tels que L. Hirsch et C,e, et Le Bon Marché, à Bruxelles, se sont attachés à résoudre ce problème et y sont parvenus; les récompenses que le jury leur a décernées en sont la preuve. A côté des confections, il y a les Wauters, — Bautmans et Hoosemans,— H. Mathieu
M. Dutoict
gants, les chaussures, les fleurs, les coiffures et les chapeaux. Citons pour ce dernier article, d'une importance capitale, le ccquet étalage, toujours très entouré, de la maison J. Bruystens, d'Anvers ; ses jolis modèles de chapeaux pour dames et enfants ont obtenu la médaille d'argent.
Nous arrivons maintenant à une partie de la toilette, dite « accessoire », la joaillerie et la bijouterie.
Les bijoutiers de Bruxelles ont exposé en collectivité , dans un salon éblouissant, les innombrables richesses des maisons A. Dufoiir, — Desmarèset Wurden. Leur succès a été grand, maïs, il faut bien le
dire, la foule s'est portée de préférence vers les exhibitions des maisons anversoises où ruisselaient des pierres de toute grandeur. Faisons comme la foule et arrêtons nous devant un joli pavillon, en style mauresque, construit par les architectes Maukeis et Winkler.
On regarde moins le pavillon que les immenses richesses qu'il contient; c'est là en effet que sont étalés, aux yeux du public émerveillé, les diamants appartenant à la firme Coeiermans-Henrichs . Les trésors accumulés dans cet étroit espace semblent exercer une fascination irrésistible. Mais aussi, quelle splendidé collection de pierres précieuses dont la valeur se chiffre par millions.
La Commission chargée de l'achat des lots, a commandé à la firme Coetermans-Henrichs le grand prix de
cent mille francs, — qui comprend une rivière, un bracelet, une brocl e, des lroucies d'oreille et une bague, le tout en brillants de premier choix, — et un lot de 10,000 francs.
La maison Coetermans-Henrichs a obtenu le diplôme d'honneur et son chef M. Louis' Coetermans, Consul
de Perse, à -Anvers, a reçu, comme distinction spéciale, la croix de chevalier de l'Ordre de Léopold.
Mettons encore hors de pairies diamants taillés, d'une richesse et d'une beauté sans rivales, exposés par M. E. Latinie, rue Van Artevelde, à Anvers.
Arrêtons-nous devant une installation, aux dimensions modestes, et qui fut un des succès de bon aloi de l'Exposition. Qui n'a vu ces «bijoux artistiques » d'une originalité exquise, agencés avec un goût parfait et qui opèrent un revirement complet dans la bijouterie de luxe? Il n'est pas étonnant que, dès sa première exposition, M. Anthony ait obtenu la médaille d'or. ^Ces
Pavillon de M. Coetermans-Henrichs, Anvers
bijoux sonteemposés d'émaux anciens provenant de vieux bijoux en or filigrane que portaient autrefois les paysannes, spécialement celles des Flandres. M. Anthony a recueilli ces émaux, alors qu'on n'en faisait aucun cas. Il en a monté les bijoux charmants qu'il expose, et a su donner à ces parures, à ces diadèmes, à ces colliers, à ces bracelets, les formes les plus gracieuses et les plus originales en disposant les couleurs avec art et bon goût.
A la tête des habiles industriels qui s'attachent à faire revivre, sous une forme moderne, les merveilles de l'art flamand des XVe et xvie siècles, il convient de placer
encore un exposant Anversois, M. C. Morrens. Cet artiste- bijoutier, dans une modeste vitrine, expose quelques pièces remarquables, entre autres une parure — collier, broche et dormeuses — en peinture émail sur or ; — une épingle en émail sur argent avec sujets ciselés, gravés et dorés; un médaillon en style étrusque; — des bijoux artistiques faits avec des émaux provenant de vieux bijoux ; — une épingle à cheveux qui réunit à elle seule tous les genres d'émail : le champlevê, l'émail sur paillons, l'émail à jour, la peinture sur émail, etc., etc.
Jetons un coup d'ceil en passant sur les bébés articulés incassables , les articles de luxe et jouets d'enfants, exposés par M. P. Veraghenne, de Bruxelles.
Grâce aux perfectionnements apportés dans les articulations de ces bébés, Bruxelles les produit à 25 % en dessous du prix de Paris.
Admirons aussi l'ingénieux système de bouchons, imaginé par
aspect sévère de l'armurier Bodson ; il a pour spécialité les fusils Choke-bored pour le tir aux pigeons, puis le fusil Hammerless à extracteurs automatiques ; dans ce système, il n'y a pas de chien extérieur, partant un grand nombre d'accidents sont évités.
3ijoux artistiques de M. Anthony, Anvers
M. /. Pron^ini, de
Charleroi, qui supprime le bouchon de liège avec tous ses inconvénients, ainsi que le tirebouchon.
Nous arrivons, pour clôturer ce groupe, à une industrie essentiellement liégeoise : la fabrication des armes.
De nombreuses vitrines renferment de riches collections d'armes de luxe, de chasse et de guerre, des carabines, des pistolets, des revolvers et des munitions de tous genres.
Voici l'étalage d'un
Vient ensuite l'exposition de M. A. Francotte,\& constructeur bien connu. On y voit des Albini et des Comblain, cela va de soi ; des Chassepot, des Gras (France), des Mâuser {Allemagne), des Beaumont (Hollande), des Berdan ^^ die qui a reçu
quéesàlama- tîon; la firme
Fusil Diane, M. H. Pieper, Liège ^ T . .
chine ; cest r ■ . b G. Laport et
Oe traite surtout les armes d'exportation; M. Léon Gathoie, un débutant, a exposé dans la classe arquebuserie
fine; M. E. Breucr n'a exposé que des armes destinées aux côtes africaines; M. Matthias Arnold (méd. d'or)
fabrique spécialement des armes de luxe : fusils pour tirs aux pigeons, fusils de chasse, carabines, pistolets de tir,
revolvers de luxe, etc. Son fusil Rammerless Arnold, breveté, réunit toutes les conditions d'élégance, de simplicité et de solidité, qu'on peut exiger d'une arme perfectionnée ; mentionnons encore les beaux canons damasquinés et les belles armes dans l'acier desquelles viennent 'se jouer les dessins les plus bizarres de M. Heuse-Lemoine, de Nessonvaux, et arrivons à une des expositions les plus importantes : celle de M. H.
Pieper, de Liège. Une forte préven-
ez. H. Pieper
tion a longtemps existé, parmi les chasseurs contre les canons en acier fondu faits à la machine, qui, disaiton, ne présentaient pas une solidité suffisante, et crevaient facilement ou volaient en éclats.
M. H. Pieper, fabricant d'armes à Liège, a prouvé, par des expériences exécutées devant un grand nombre de connaisseurs, que les canons en acier fondu, système Pieper, sont supérieurs, à tous les points de vue, aux canons en damas, forgés
et travaillés à la main. Le Fusil Diane, sorti vainqueur de cette lutte, est une arme admirable. Elle a déjà valu
à son inventeur de hautes distinctions : à Clèves la médaille d'or, à Amsterdam et à Anvers le diplôme d'honneur.
Le Jury de l'Exposition Internationale de Chasse, à Clèves, a décerné au fabricant H. Pieper, pour ses
marqué quelques fusils Hammerless , des fusils à répétition , des carabines doubles express, une Canardicre mitrailleuse, et une Carabine à sept coups.
Tous ces fusils offraient un grand intérêt pour les ■
mérites dans la fabrication des armes de chasse, la plus haute distinction, laseuleet unique grande médaille a" or offerte par S.
M. l'Empereur d'Allemagne.
Parmi les nouveautés intéressantes , nous avons rechasseurs et v
Canardière-mitrailleuse, M. H. Pieper, Liège
Iaient à eux seuls un voyage à Anvers. La canardière-mitrailleuse , spécialement affectée à la chasse des oiseaux aquatiques voyageant par troupes, et la carabine à sept coups, excellente^ pour la chasse
H. Pieper. Les visiteurs ont beaucoup admiré
au gros gibier, sont, comme le fusil Diane, de l'invention de M le pavillon de chasse de la maison Pieper.
Ce pavillon situé à proximité de l'entrée principale, était très élégamment construit et disposé avec un goût parfait.
Quinze couronnes de lumière électrique enveloppaient les armes comme d'un nimbe éblouissant. Sur un fond lumineux, de l'effet le plus pittoresque, se détachaient de superbes trophées de chasse, de magnifiques cornes de cerf et de chevreuil, de grandes pattes de chevreuil , des bronzes d'art et divers motifs de décoration se rapportant à la chasse. Les murailles étaient tapissées de diplômes, de médailles et de photographies représentant les différents établissements de la maison. Les armes étaient artistement groupées en un trophée des mieux réussis.
Nos plus vives félicitations à M. Pieper, qui a tenu haut et ferme le drapeau des fabricants d'armes Belges, et peut fièrement inscrire sur sa maison : « Noblesse oblige. »
Carabine à sept coups, M. H. Pieper, Liège
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