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OUTILLAGE ET PROCÉDÉS DES INDUSTRIES MÉCANIQUES

Le Groupe V — outillage et procédés des industries mécaniques — appartient, presque en entier, à la galerie des machines, sauf les matériaux de construction et les produits réfractaires, dont nous avons parlé dans la description des installations du parc, et quelques articles que nous allons passer en revue.

La Carrosserie a une exposition très brillante, de même que la sellerie. De Bruxelles, sont venus MM. De

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Ruytter-Demessine, ileteren frères, J. Meuris et J. Diasson, F. J. Schurmann, V. et J. Smttsel, etc., avec des landaus, des phaétons, des coupés, des victorias, des breais, des clarences, des buggys, etc. -MM./. B. Colson A. Joassarl, A. Lins, J. B. Bosmans, A. Cartier et C", exposent des objets de harnachement, selles, etc Lié»e est représenté par MM. A. Gamette, H. VogtetC et/. Rasquin. Gand, Courtrai, Bruges, etc. ont envoyé des voitures et accessoires tout à fait remarquables. -

La carrosserie anversoise fait très bonne figure. Un de ses représentants les plus méritants est M. Louis Van Ahen, établi au coin de l'Avenue du Commerce et de la rue du Souci; sa manufacture, ancienne et renommée, a déjà conquis de nombreux lauriers aux Expositions universelles de Paris, de Londres, de Philadelphie, ainsi qu'à l'Exposition nationale de Bruxelles en 1880 et à l'Exposition internationale de 1880 au Palais du Midi.'

Voici un élégant Iandaulet exposé par M. /. Koens, carrossier à Anvers ; à cette voiture est attelé un cheval richement harnaché. Cheval et harnais appartiennent à M. F. Vanderlinden, d'Anvers, auquel son exposition a valu les félicitations de S. M. la Reine.

MM. Claes et Raucq frères, de Bruxelles, exposent des appareils à rectifier les alcools.

Au double point de vue de l'hygiène et du commerce, les procédés de rectification des alcools acquièrent

une importance capitale ; le nou veau rectificateur breveté, exposé par M. Claes et Raucq frères, de Bruxelles, semble réunir toutes les qualités désirables. Leur système, qui consiste à épurer les vapeurs alcooliques à mi-hauteur de la colonne à rectifier, est basé sur les principes les plus absolus, qui ont présidé à la construction des appareils employés jusqu'à ce jour.

En effet, un appareil qui ne posséderait pas un analyseur (appelé aussi chauffe- vin) ne saurait produire de l'alcool plus ou moins bien rectifié ; l'analyseur joue donc dans l'appareil à rectifier le rôle le plus actif, et il est évident qu'on augmentera encore la puissance d'analyse en munissant l'appareil d'un second analyseur. C'est : qu'ont fait MM. Claes et Raucq

vers le milieu de la colonne, parce qu'en cet endroit les vapeurs alcooliques, provenant de la chaudière, ont déjà traversé la moitié des plateaux et qu'ainsi les vapeurs ont déjà subi une première épuration.

Cet analyseur est composé de deux faisceaux de tubes, hauts de deux mètres ; le diamètre et le nombre de tubes sont proportionnés au diamètre de la colonne.

Les vapeurs circulent contre les enveloppes et les tubes, dans lesquels circule de l'eau constamment renouvelée. Le premier tube reçoit les vapeurs de la colonne, qui est fermée par un fond plein ; le second faisceau rend la vapeur àla colonne au-dessus du fond plein. Comme l'analyse des vapeurs ne doit être que sommaire, c'est-à-dire que les vapeurs doivent être épurées seulement de leurs ma-

Épuraieur Claes & Raucq

pour le distinguer de l'analyseur que possède déjà chaque

ils ont placé un second analyseur

tières lourdes, cet appareil est appelé épuratem

appareil à rectifier.

Si nous résumons brièvement les effets de l'épurateur, nous voyons : 1» qu'il offre une différence de température aux vapeurs qui le traversent, par suite du refroidissement permanent des tubes ; 2° que la condensation produite est plus énergique; 3» que les vapeurs sortant de l'épurateur, ayant subi une première analyse, sont mieux préparées pour une rectification complète, dans le deuxième tronçon de la colonne ■ 4» que 1 analyseur, ne recevant plus que des vapeurs parfaitement épurées de leurs matières nuisibles donné une analyse plus complète ; 5" qu'il rompt la force dynamique de la vapeur qu'il traverse ; et 6° qu'il maintient, pendant toute la durée de la rectification, un équilibre parfait entre les effets de l'ébullition des matières brutes dans la chaudière et la partie supérieure de la colonne.

On sait que l'ébullition des matières dans la chaudière augmente au fur et à mesure de la marche du travail; cette élévation successive de la température gagne également la colonne, qui perd ainsi de sa puissance ■ cest la une des causes principales de la production en grande quantité de l'alcool dit demi-goût, par les appareils ordinales; ces alcools, demi-goût, ne sont autre chose que des alcools fins, souillés d'une faible quantité d huile que 1 appareil a été impuissant à retenir.

L'appareil Claes et Raucq produit donc un alcool parfaitement neutre, équivalent à celui qui aurait subi une double rectification. De plus, en supprimant la production de l'alcool demi-goût, il fait rendre d'emblée

par la colonne tout l'alcool vinique que contient la matière employée. Cet épurateur peut s'appliquer à toute colonne, de n'importe quel sytème, et donner à celle-ci tous les avantages d'une double rectification.

L'ingénieuse invention industrielle de MM. Claes et Raucq a valu à ses auteurs la médaille d'or.

Citons un peu au hasard, dans ce même groupe, les appareils et instruments destinés aux analyses chimiques et aux essais industriels, de MM. A. Le Docte (Agence Scientifique); /. Brand; Guyard et Hagemeyer; de Bruxelles; — les instruments de physique de MM. E. Muller, P. KraJwjv, d'Anvers, et P. C. WiUquet de Bruxelles; — les appareils de chimie, physique et photographie, les chambres photographiques, les tubes étincelants, etc. de MM. B. Jonniaux et frères, de Liège; — les instruments de précision et de contrôle pour distilleries, brasseries et sucreries, les thermomètres, aréomètres, etc. de MM. Champy et fils, d 'Anvers; — un marchepied de sûreté pour laver les fenêtres sans danger; ce marchepied, inventé par M. /. Raedemeckers, de Liège, mérite l'attention la plus sérieuse, puisqu'il a pour objet de prévenir de déplorables accidents ; il a déjà obtenu une médaille à Londres en 1874; une autre à Bruxelles en 1876, et une mention honorable à Paris en ^78; — une nouvelle invention dite Muriatko-peinture instantanée due à M. A. Semai, de Nivelles; cette peinture est inaltérable au soleil et à l'eau ; — les lattes à plafonner et les poils de vaches, exposées par TA. 'A. Sioen, deGand; les poils de vaches, chevaux et veaux, s'emploient dans les filatures de tapis; les poils de vaches battus sont employés pour le plafonnage. Les lattes de chêne et de sapin, fendues à la main, présentées par M. Sioen, sont préférables aux lattes sciées mécaniquement.

MM. Paulus, Bastïn et Hauteur, de Verviers, exposent des machines à préparer, à carder et filer la laine ; des appareils-diviseurs à lames d'acier fixes et voyageuses ; des brisoirs, battoirs, effilocheuses, etc., des assortiments complets de pièces de selfactings et mulljennys.

Ce groupe renferme encore les poudres de guerre exposées par la Poudrerie Coopal et L> , de Wetteren; — les cartouches de la Société Anonyme pour la fabrication des cartouches et projectiles d'Anderlecht ; — les munitions de guerre, de la Manufacture Nationale Belge pour la fabrication des munitions de chasse et de guerre, de Bruxelles (médaille d'argent); — enfin, les objets d'équipement militaire, cartouchières, ceinturons, etc.

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