‹ Anvers et l'Exposition universelle, 1885Chapitre 94 sur 125 · H^HH · texte numérisé non relu

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A côté de cette intéressante exhibition, se trouvait le trophée en formé d'habitation chinoise, élevé par la maison Cuperus et fils (Thés de Chine, du Japon et des Indes). Il y avait là 589 caisses artîstement disposées, dont la variété de formes, de dessins, de couleurs, n'était pas seulement d'un aspect charmant, mais témoignait encore de l'étendue des importations faites par la maison. En effet, à côté de -belles caisses, aux dessins riches, aux couleurs éclatantes, une vraie fête des yeux, il y avait les caisses ternes des provenances ordinaires de la Chine et du Japon et des caisses en bois blanc d'Assam et de

tion Universelle de 1885 , nous engage à donner ici une courte notice sur les débuts et les développements de cette Association créée pour la défense des intérêts du commerce.

La guerre de 1870-1871 entre la France et l'Allemagne, fut pour le port la cause d'une période d'activité commerciale inouïe.

Nonobstant le développement prodigieux du trafic de la métropole belge depuis 1 85o, grâce à l'extension de la navigation à vapeur, les affaires eurent pendant ces deux années un caractère fiévreux ; eur accroissement soudain prît tout le monde m au dépourvu.

Un encombre- H^ ment sérieux régnait dans tous les parages des établissements maritimes et vu l'insuffisance des installations pour un tel trafic — qui a encore doublé depuis cette époque la section |fij p^î ", / £|^JB*|i^l|:j.' I \ V \ :* — i[ fal-

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l>pvnn-; txposihon de The, delà maison Cuperus et fils, Anvers

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avisa par un règlement sur la police des quais, dont la rigueur tranchait avec la bienveillance antérieure de l'autorité et avait même en mainte de ses dispositions, un caractère draconien. La communauté commerciale s'émut et dans un meeting tenu le 23 avril 1871, on décida de demander au Conseil Communal de suspendre l'exécution du règlement au 14 mars; il consentit à en faire une application moins rigoureuse.

L'on constata immédiatement que les avantages de l'action commune pouvaient également être poursuivis en d'autres circonstances et, sans perdre un instant, les promoteurs de la première réunion proposèrent la constitution d'une Association permanente, qui aurait pour but la réforme des dispositions et règlements imparfaits ou nuisibles et l'obtention des mesures utiles de toute nature.

Le i<* mai l'on votait les statuts de la Société Commerciale, Industrielle et Maritime et le 12 juillet

Ceylon. Au centre, resté accessible, une table en bois de fer ouvré, était couverte d'une pyramide de flacons au nombre de 80 , contenant des échantillons de diverses sortes de thés.

Deux grandes caisses forment les bases de l'entrée vers . le compartiment russe. Ce sont des caisses entières (pesant environ 100 kilos net) comme il n'en arrive plus depuis des années. Elles furent importées en 1823 par le grand-père des porteurs actuels de la firme, alors établi comme droguiste à Anvers.

Cette exposition fut justement appréciée par g^ le jury, qui lui accorda deux médailles d'or, l'une pour son ensemble, l'autre pour sa valeur commerciale.

Le monument , majestueux et grandiose, élevé par la Société Commerciale, Industrielle et Maritime d'Anvers, domine toute

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M, Eugène Geefs

Architecte

M. Constant Sano

Secrétaire de la Société Commerciale, Industrielle

et Maritime l'Anvers

Monument de la Société Commerciale, Industrielle et Maritime d'Anvt

le règlement d'ordre intérieur; le bureau définitif était installé le 9 juin et le 14 du même mois, on établit trois comités du Commerce, de l'Industrie et de la Navigation.

Le nombre des membres croissant régulièrement, de la multiplicité et de l'importance de ses travaux résulta la nécessité de procéder à une organisation plus complète.

Les statuts furent revisés. La Direction, qui ne comptait jusque-là que cinq membres, fut remplacée par un comité central composé de quinze membres , élus par l'assemblée générale , et des présidents des Sections. Celles-ci, au lieu d'être restreintes au chiffre de trois, furent établies en nombre illimité, chaque branche de commerce et d'industrie étant appelée à former une section, de manière à donner à tout groupe d'intérêts une représentation directe.

En même temps la Société obtenait de l'administration communale des locaux à la Bourse, son siège naturel; elle y installait un Secrétariat en 1876 et s'établissait dans les véritables conditions d'une institution sérieuse et durable.

En 1877, la Société reçut du Gouvernement la concession de la franchise postale pour les communications à faire aux autorités, à ses membres et aux principales associations similaires.

Par suite de l'abolition des chambres de commerce officielles, en 1875, les attributions que la Société s'était librement données, prirent une extension nouvelle et ses relations avec les autorités constituées se développèrent dans des conditions des diverses sections, il a été procédé

considérables. f ^^^k ces dernières années à la rédaction des

Elle a pris une large part à la J'y^ , conditions générales d'achat et de vente

réalisation des améliorations qui ont I «6# «^ \ pour la plupart des marchandises, et

rendu le port d'Anvers digne d'admi- afin de faciliter le règlement écono-

ration et elle a travaillé ainsi à l'exé- ^P**^ mique et rapide des litiges, il a été créé

cution de son programme. ^^hfc ' ^^ diverses chambres arbitrales dont le

L'activité des éléments qui la ^^^^ÊÊ^ÊÊ^M R^fet- fonctionnement ne laisse rien à désirer, composent a été incessante cl s'est ma- JB| Hk^^^ÉE! fr\ La nouvelle de l'organisation

nifestée par des rapports sur chacune ^^^B wÊL Œ?: W^^ d'une Exposition Universelle fut, au

des questions qu'il s'est agi de trancher. ^^^^^^ IB^^ &em clu Comité central, l'objet d'un

Sous l'heureuse influence de accueil empressé. Dès le mois de juin

l'harmonie régnant entre les membres Bertrant 1884, le Bureau s'occupa des moyens

de faire participer dignement la Société à cette grande entreprise de fraternité commerciale et industrielle. Le 20 octobre, sous l'impulsion de M. Adolf Deppe, président alors en fonctions, les bases principales de l'intervention de la Société étaient arrêtées. On occuperait le point central de l'Exposition et on affecterait environ 25, 000 francs à l'érection d'un Groupe monumental, ayant pour but de représenter le commerce d'Anvers par l'exhibition des produits importés et de la statistique de son mouvement maritime et commercial.

Le plan et la construction représentent le chateau-fort ou donjon à tours crénelées, qui figure dans le sceau de la Ville. Il a la forme d'un pentagone, avec grande tour centrale, tours latérales et tourelles.

Toute la construction est formée de marchandises, présentées dans leurs emballages, telles qu'elles arrivent des lieux de production.

La base de la tour centrale est aménagée en chambres d'échantillons, où sont réunies pour les marchandises non visibles dans le Monument] même, les espèces qui se traitent le plus habituellement sur la place d'Anvers. Le compartiment principal est affecté aux produits du Congo. Les grains et les graines, qui représentent une fraction prééminente dans le trafic général, ont fourni plus de 600 variétés.

La superficie occupée est de 100 mètres carrés. La hauteur extrême de la tour centrale est de i5 mètres. L'entrée principale formant voûte, est composée de caisses. Elle est couronnée par une grande statue de l'Escaut affranchi, qui rappelle l'acte international de l'année i863, dont les résultats ont été si fructueux pour notre port. Aux divers angles des tours sont appliqués les résumés statistiques ; les diverses tours et tourelles sont réunies par des lambrissages, indiquant les lignes de bateaux à vapeur qui relient Anvers à tous les ports du globe. Sur les plates-formes des tourelles et les galeries intermédiaires, sont arborés les pavillons marchands de toutes les puissances. La navigation est représentée par les modèles des steamers des diverses lignes régulières établies à Anvers.

Ce groupe dont l'originalité, le cachet artistique et les proportions à la fois grandioses et gracieuses font honneur à son auteur M. Eug. Geefs, architecte, a obtenu, à juste titre, le diplôme d'honneur, la plus haute distinction accordée. Indépendamment de celle-ci, la Société Commerciale a reçu la médaille

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Façad? du Compartiment Belgique-Congo

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d'argent pour ses Rapports sur le mouvement de la Place d'Anvers. De plus, le Roi voulant reconnaître d'une façon toute spéciale, les éminents services que rend à Anvers la « Société Commerciale, Industrielle et Maritime, » a décerné à son président actuel, M. P. Roels, la Croix de Chevalier de l'Ordre de Léopold. Dans la classe Exportation, nous voyons figurer la plupart des grandes firmes industrielles dont nous avons déjà parlé. Une classe spéciale a été réservée aux articles d'exportation à l'usage des indigènes des contrées non civilisées. Au centre de cette exposition se dresse une énorme colonne d'armes de troc, élevée

par la maison Riga et Cie {Anî. Bertrand & fils), de Liège (Diplôme d'honneur).

Cette maison fabrique les fusils à 1 et à 2 coups à baguette et les pistolets de couleur pour l'Amérique du Sud et pour le Levant, — les fusils à silex et à piston pour l'Afrique Centrale et pour les Côtes. Elle fournit aussi des armes de guerre aux Indes, en Chine, au Japon et dans l'Amérique du Nord.

Le Ministère des Affaires Etrangères a réuni dans le pavillon « Belgique-Congo » tous les articles d'exportation à l'usage des contrées non civilisées. Plus de 40

M. de Hassc

Présidait des c'a

de Vîllers

tes 27 et 28

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cotons, liqueurs, tentes, lits, étoffes, ustensiles de ménage, modèles de maisons démontables, outils en fer et en acier, etc.

A côté de cette partie technique, véritable musée officiel, une réunion de près de deux cents adhérents est venue se grouper autour du Ministre des affaires étrangères, réclamant son appui pour l'exportation des produits belges.

C'est en cela surtout, que la section du Ministère des affaires étrangères présentait un intérêt considérable et était appelé à rendre d'immenses services au Commerce et à l'Industrie de la Belgique.

Section Belge tout le développement

exposants y ont apporté leurs produits :

Le cadre de cet ouvrage ne nous permet pas de donner à qu'elle comporte. Ce que nous avons dit suffit pour assigner à notre petit pays la place d'honneur qu'il a conquise parmi les nations.

Déjà la Belgique avait figuré avec distinction dans les grandes exhibitions internationales de Londres, Paris, Vienne, Turin, Amsterdam, etc., etc. Elle a réussi à justifier, une fois de plus, sa bonne renommée industrielle, commerciale et artistique.

Il y avait certes de l'audace et presque de la présomption, à poser notre Pays à l'égal des grandes Puissances et à convier tous les peuples à se mesurer sur le terrain de la production. L'accueil tout sympathique qu'a reçu cette invitation a montré de quel prestige nous jouissons à l'étranger.

La manière brillante dont le travail national était représenté a suffi pour écarter tout reproche de témérité et mettre en relief la supériorité pour certains produits de nos fabricants, de nos industriels et de nos artistes.

L'accueil courtois et la cordiale hospitalité que nos populations simples et franches ont réservé aux visiteurs étrangers, laissera à tous — nous aimons à le croire — une impression toute sympathique.

A tous égards — nous le disons avec une patriotique fierté — l'Exposition belge fait honneur à la Belgique.

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