‹ Aperçu d'urbanisme sanitaire des villes surpeupléesChapitre 10 sur 12 · On doit même avertir la police lorsqu'un · texte numérisé non relu

On doit même avertir la police lorsqu'un

Mazet, 2

automobiliste fait marcher son clakson ou sa corne .pour attirer l’attention d’un locataire d'immeuble.

12. Si vous désirez de plus amples informations sur le « contrôle » du bruit, la commission pour la suppression du bruit vous prie de lui poser vos questions sur une lettre adressée à son bureau, au Health Department Building, 505 Pearl Street. Votre lettre sera prise aussitôt en considération.

Lorsqu'il reçoit une plainte, le département de la police envoie à l’endroit désigné un agent, ou le service de santé un inspecteur sanitaire, pour examiner Pobjet de la plainte.

Si la persuasion » n’agit pas, le citoyen auteur du bruit est cité et, dans ce cas, le plaignant est tenu de paraître au tribunal pour justifier sa plainte devant le Juge.

Nos grandes villes françaises ont suivi ce mouvement et c’est ainsi qu'à Paris les arrêtés publics ont produit, en 6 mois, 827 contraventions plus 149 pour bruits divers ; 3.956 pour échappements libres : 723 pour freins criards.

- Mais il fallait aussi aille étudier la -préservation de notre organisme vis-à-vis des bruits dont l’atténuation seule est possible, la destruction complète n'étant réalisable que par le retour en arrière de la civilisation. Sur des bases scientiliques on a essayé d’assurer la protection des individus par l'isolement acoustique de l'appareil de transmission, c’est-à-dire l'habitation.

Les principes d’après lesquels le son se réiléchit

on

d'autant plus que l’espace clos est entouré de murs unis, et que l’ébranlement est d'autant plus important que les matériaux ont une structure plus homogène, ont amené des conceptions nouvelles dans la construction. C’est ainsi que nous voyons l'utilité de couches parallèles de tapis, laissant entre elles des intervalles pour que la fraction d’air vibratoire passant à travers ces fentes, transforme son énergie sonore en énergie calorique. De même les cloisons doivent être doubles, permettant l’existence d’une cavité remplie de feutre, par exemple, qui provoquerait ainsi l'abolition, non seulement de la transmission par le solide, mais également de la progression des ondes aériennes. Les planchers seraient consitués par une couche de liège sous un linoléum pour les rendre insonores, les fenêtres auraient des vitres à double épaisseur, et enfin les canalisations métalliques d’un immeuble seraient revêtües de plaques isolantes. On peut également tapisser les locaux de certains produits spéciaux tels que larki pour obtenir les mêmes avantages. En Amérique le « Life Building » constitue l’immeuble type assuré de l'isolement acoustique par les procédés que nous venons de décrire. Il faut opérer la généralisation de ces ‘aménagements, les premiers bénéficiaires devant être les hôpitaux, les universités, les bibliothèques.

Sans vouloir décourager toutes les initiatives privées où publics qui se réclament de la lutte contre le bruit, et tout en constatant leur nécessité absolue, nous sommes cependant dans l’obligation d’avouer leur faiblesse. Les effets obtenus si réels sotent-ils ne nous frappent point ; nous vivons toujours dans cette atmosphère trépidante que nous avons décrite, le fléau ne semble pas reculer, en un mot le résultat n’est pas tangible. Notre action qui doit dans ce sens être poursuivie maloré tout, ne doit pas nous faire escompter le succès complet.

C’est un vain espoir que de penser que l’activité des hommes ne se manmifestera pas par le bruit. Nous sommes voués à vivre dans le tumulte pendant le temps de notre travail, et pour ne pas anticiper sur notre sujet disons simplement qu'un autre effort doit être accompli afin de créer un nouveau milieu

pour notre repos.

2) arr

Comme pour le bruit le problème de la pollution atmosphérique avait été délaissé, car leurs effets métant pas immédiats, l'attention n’y avait pas été attirée grandement. Toutefois, certains accidents brusques sont venus réveiller les esprits qui manifestaient pour cette question une inertie dangereuse. C’est ainsi que la catastrophe de la vallée de la Meuse en 1930 montra aux plus ignorants et aux plus indifférents le danger des gaz toxiques, et depuis les

pouvoirs publics ont eu à cœur de donner à ce problème l'importance qu’il doit avoir. N’est-il pas logique en effet de s’occuper autant de la qualité de l’air que de celle de l’eau et de notre alimentation puisque nous absorbons en quantité six fois plus d’air que de soldes et liquides réunis (Bornas) et la constatation du DT Tarmam sur la réduction de 10 ans de la vie d’un ouvrier habitant le centre de la ville, ne doit-elle pas nous montrer tout l'intérêt attaché à la protection des populations contre ces fléaux aériens ?

a) Le problème des fumées se pose de deux façons différentes suivant que l’on envisage la production industrielle ou domestique.

—- La première a reçu de ses difficultés une solution avantageuse et la législation a apporté grâce au concours de la technique un résultat effectif. Voyons d’abord le côté scientifique de la suppression des fumées, puis son côté juridique.

La cause des fumées est évidemment dans l’absenc de combustion complète. Les éléments C, FH, et S doivent brûler, le carbone en 2 temps et donner C0?, l'hydrogène en un temps pour former de l’eau, et le soufre devant produire de l’anhydride sulfureux et un peu d’anhydride sulfurique. Et c’est par la constation des défauts dans le cours de ces opérations que nous pouvons considérer les moyens d’y remédier.

— Une bonne exposition-du combustible et une conduite méthodique du feu par une surveillance

continuelle, permettent aux matières volatiles distillées de s’entlammer avant de gagner la cheminée, le coke résiduel s’allumant à son tour.

— La nature du charbon influe évidemment sur la manière de procéder, la quantité d'air devant être proportionnelle à la richesse en matières volatiles.

l gramme d’H demande en effet 3 fois plus d'air que À gramme de C pour dégager quatre fois plus de chaleur.

— |insullisance d'oxygène ne permettant pas aux gaz de brûler amène la précipitation des carbures d'hydrogène sous forme de gouttelettes goudronneuses formant la suie par décomposition en CO et C. Un excès d’air serait également cause de fumées en emportant les calories après avoir refroidi le foyer. L’habileté des chauffeurs instruits se manifeste donc dans le maintien d’une zone favorable.

Maloré tout on ne peut qu'atténuer la production de fumées, mais pour la détruire 1l faut alors faire appel à des appareils fumivores qui la brûlent à sa formation par brassage des gaz.

I faut donc :

10 Rectifier les foyers mal construits par Putilisation de dispositifs spéciaux réalisant la combustion rationnelle des charbons maigres ou gras.

20 Employer les fumivores.

30 Éduquer le personnel.

Devant la possibilité de supprimer ces panaches noirs qui s'élèvent des usines, la Chambre et le Sénat ont voté la loi du 21 avril 1932" dont

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voici l’article IT : « Il est interdit aux établissements industriels, commerciaux ou administratifs, d'émettre soit des fumées, soit des suies, soit des poussières, soit des gaz toxiques ou corrosifs, susceptibles d’incommoder le voisinage ou de polluer l'atmosphère ou de nuire à la santé ou à la sécurité publiques, à la production agricole, à la bonne conservation des monuments ou à la beauté des sites. »

Mais la caractéristique de ce décret montrant son insullisance est la licence laissée aux foyers domestiques. Evidemment, les fumées les plus redoutables sont celles à vapeurs corrosives, mais la plus grande quantité est dévolue aux foyers domestiques qui, par leur ténuité rendent les recours contre eux difliciles, présentent les plus grands dangers. Borpas attribue aux cheminées privées une place beaucoup plus importante dans la pollution de l’atmosphère. que celles des usines. On ne peut donc que préconiser avee LamarquE les mesures palliatives suivantes

19 Livraison aux consommateurs d’un semi-coke. 20 Etudier le remplacement des chaudières de chauffage central à charbon, par d’autres fonctionnant au gaz. 39 Prix spécial très bas du courant électrique destiné au chaulfage, pour permettre d’ en généraliser l'emploi.

b) La suppression des poussières, que les arbres de la voirie fixent en grande quantité, n’est réalisable qu’en s’attaquant à la source même.

Le meilleur moyen est le filtre électrique qui réussit

à en capter 90 %. Il est basé sur la précipitation électrique des corpuscules ; un courant d’air souillé passe dans un tube dont les parois sont à un certain potentiel et dont le centre est traversé par un fil électrique.

Les poussières ionisées vont se déposer sur les parois du cylindre. On est arrivé ainsi à atténuer les inconvénients de certaines usines, telle que celle d’une banlieue de Paris qui a abaissé à l’aide de ce procédé le taux de ses déchets atmosphériques de 9 tonnes à 1.800 kg.

c) Les nombreuses industries qui dégagent des vapeurs toxiques, pour éviter leur diffusion élaborent leur produits en vase clos, ou bien aspirent les résidus et les détruisent.

d) Pour l’oxyde de carbone des automobxes les constructeurs dirigeant leurs recherches vers une utilisation rationnelle de l'essence, voient réguherement leurs efforts récompensés,

Nous ne pouvons que constater la tâche considérable accomplie par les municipalités qui ont maintenant les armes nécessaires pour veiller à la nonprojection dans latmosphèré des fumées épaisses, des poussières et des gaz délétères. Mais les difficultés résident toujours dans l'application pratique et malgré l'amélioration des méthodes techniques

nous ne semblons pas mieux protégés contre ces

+ émissions : l'atmosphère ne paraît pas s'être éclaircie ; la ville présente toujours sa ceinture de brumes le soir ; les sources de victation ne sont pas taries ; témoin cette cheminée d’usine dominant un hôpital sanatorium des environs de Paris, ces cinquante tonnes de poussière qu’une usine de ciment dégage quotidiennement et enfin ces accidents que lon voit survenir de temps en temps accablant des populations peu privilégiées.

3) Eau

C’est vers le problème de Peau que les premiers efforts des communes ont été dirigés, car c’est l’élément vital d’une Cité, le sang qui doit alimenter l'organisme constitué par l’agglomération humaine. Les résultats furent des plus heureux, l’alimentation en eau potable et l’évacuation des eaux résiduaires formant un équilibre avantageux. Mais la poussée invincible de concentration due à lactivité des hommes a soulevé, comme nous lavons vu des difficultés auxquelles les hvgiémistes cherchent sans se asser un remède.

a) La diminution de la quantité des eaux nécessaires à la boisson trouve sa solution dans fa multrpherté des sources que l’on est obhgé de capter. Aux recherches géologiques sur la présence de liquide potable, s'ajoutent celles sur l’utilisation de Pétément des rivières et des fleuves.

- 19 Il faut d’abord pour être absorbée que l’eau soit maintenue à une température optima.

Celle-ci en été est de 149, Aussi a-t-on envisagé la création de barrages-réservoirs qui se rempliraient en hiver, et dont on utiliserait en été la couche profonde froide.

20 Elle doit également être saine et la destruction de ses produits nocifs : bactéries, microbes, matières organiques doit être systématiquement opérée avant son utihsation. La stérilisation est avantageusement assurée par les rayons ultra-violets, les procédés électriques. Ces derniers consistent en l’électrolyse à l’aide d’électrodes de 80 m°? de surface. EAsTox a ainsi traité 4.500 mÿ par Jour constatant ainsi un prix de revient de O fr. 80 par tête d’habitant et par an. Mais c’est l’ozone qui semble être le procédé de l'avenir tendant à une généralisation heureuse. Produit par le passage dans l’air atmosphérique d’une effluve électrique, sa moléeule contient trois atomes d'oxygène. Son pouvoir microbicide très énergique doit lui donner dans la stérihisation del’eau un emploi prépondérant. En effet, il met le hquide sur lequel 1l agit à l’abri des inconvénients des autres procédés. Ainsi la filtration ne provoque aucune épuration bactériologique, et la javellisation oxydant les matières organiques, puis les bactéries, témoigne de son insullisance dans le goût qu’elle laisse après elle, nécessitant alors pour le corriger l'introduction deproduits chimiques pouvant être nuisibles, tel que le sulfate d’ammoniaque. À celui-ci s'ajoutent l’hypo-

sulfite pour neutraliser le chlore en excès, et Le sulfate d’alumine pour faciliter le filtrage.

b) Mais n’oubliant pas que le point capital, résidant dans l’épuration des déchets afin qu’ils ne deviennent pas une source de contagion, a orienté les efforts des techniciens vers tous les domaines, et pour obtenir le but de la transformation des matières organiques en minérales on a recours actuellement à 3 systèmes : mécanique, chimique et biologique.

— Le premier a pour résultat de retenir les matières en suspension par la décantation perféctionnée du clarificateur, qui évacuant la boue d’une façon continue, ne provoque pas dé remous dans le hquide. Le tamisage mécanique assure également cette élimination des corps solides. |

— Le second, devant se débarasser des produits toxiques comprend toute la gamme des réactifs chimiques neutralisant les corps sur lesquels ils agissent. ï

— Le troisième possède l’avantage d’éviter une épuration ultérieure nécessaire aux deux précédents :

2) l’épandage en de vastes étendues utilise la terre comme support des bactéries qui par oxydation transforment la matière organique en minérale: Ce serait un procédé idéal si l’obstruction des pores ne venait arrêter la marche de ces opérations.

5) On a alors pensé à utiliser simplement l'oxygène de l’air et.des microbes comme catalyseurs, et créer les lits bactériens où l’eau souillée mise en contact avec une matière solide subit l’action de microbes

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oexydants grâce à une bonne aération du mélange.

7) Toutefois, une fermentation inutile productrice d’odeurs attirant les mouches, le colmatage fréquent et le non-limpidité de l’effluent, leur ont fait préféré les boues dites actives. Ces vases d’égout, sous l’aspeet d’un précipité colloïdal obtenu après fermentation aérobie, sont très oxydantes. Leur masse permet leur mise en suspension ainsi que leur dépôt assez rapide les rendant à nouveau utilisable. Le seul inconvémient présenté est l’obligation de traiter antérieurement les eaux des usines pour abaisser leur teneur au litre en matières organiques de 600 milligrammes à moins de 100 nulligrammes, à cause de la sensibilité particulière des boues à un excès de ces éléments.

Tous ces divers procédés offrent évidemment un avantage particulier vis-à-vis de {certains déchets, et les autorités compétentes ne délivrent aux industriels l’autorisation de rejet d’eau résiduaire qu'après épuration par la méthode appropriée à chaque cas pour lequel il est édicté des ordonnances spéciales.

Malheureusement, le nombre de ces méthodes témoigne de leur insuffisance, et dans bien des cas la purification complète reste impossible.

Elle dépend d’une foule de facteurs imprévisibles, surgissant au moment de l'expérience rendant ainsi

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le réglage des opérations approximatif, et un résultat des plus variables. Le champ de l’épuration des eaux reste toujours ouvert aux investigations pour la découverte d’un procédé d’une valeur tout à fait

satisfaisante.

Ii. CITÉ FUTURE

En face de toutes ces constatations pessimistes sur l’insuflisance d'aération, de calme, d’éloignement de foyers de contamination de nos grandes Cités, peut-on espérer voir un Jour un remède apporté à ces maux ? Devons-nous pour cela nous cantonner dans une étude pémible sur l'amélioration de l’ancien par des procédés s'appliquant toujours à ce qui existe, ou devons-nous au contraire nous échapper des contingences actuelles, voir du nouveau, regarder loin, faire crédit aux visions imaginatives desquelles sortiront sans nul doute des réalités concrètes ?

Regardons d’abord comment le. foyer humain réagit, car avant de succomber toute cellule vivante met en œuvre ses moyens de défense. Nous observons alors Pétablissement d’une formule tout à fait nouvelle : « centrifuge le soir, centripète le matin », telle est la direction que prend l’activité de l’homme en face de ses besoins. Cette exode vespérale de toute une population laborieuse doit nous montrer la voie à suivre, le vaste plan de réforme à entre-

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