CONCLUSIONS
Après ce court exposé de la situation actuelle de nos grandes Cités, nous voyons la rançon que nous avons payée au progrès par le don de vies humaines. Nous mourrons trop et trop tôt, et les campagnes contre la dénatalité devraient s'accompagner de campagnes au moins aussi persuasives pour la conservation de l'individu. Alors que nous faisons reculer la mort par les mesures hygiéniques, les vaccins, etc., nous sommes mal armés pour enrayer les causes qui diminuent notre résistance physique. Cette, ou plutôt ces prophylaxies variées font l’organisation de la vie humaine, de la ville. Nous venons de le voir
, sous un angle évidemment imaginatif, mais qui doit porter ses fruits en se concrétisant dans le domaine pratique.
Si nos vieilles villes civilisées, ayant tout un passé riche de traditions et d'histoire, n’ont pas le privilège de ces pays neufs sans monuments, sans institutions anciennes, susceptibles de profiter des derniers bienfaits du progrès, du moins leur situation n'est-elle
pas tout à fait compromise : elles peuvent se modilier s'adapter aux mouvements, secouer le joug de leurs vieilles habitudes. Ce que l’on considérerait comme le bien ne doit pas être l’ennemi du mieux : il faut veiller à l’organisation nouvelle, faire confiance aux projets pouvant au premier abord surprendre, mais paraissant tout naturels par la suite. Démentons, s’il est possible, cette pensée de J.-J. Rousseau : «Les grandes villes sont les tombeaux des races. »
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, ROUSSY. TANON.
VU ET PERMIS D'IMPRIMER Le Recteur de L'Académie de Paris.