‹ Aperçu d'urbanisme sanitaire des villes surpeupléesChapitre 7 sur 12 · EE 7 RUE · texte numérisé non relu

EE 7 RUE

290.000. Or, le problème qui a été momentanément écarté de la sorte, n’est pas résolu et certaines municipalités envisagent l’avenir avec une particulière angoisse. D'ici une dizaine d’années on estime que Paris n’aura plus d’eau potable, le déficit devant atteindre par certains calculs, en 1960, le chiffre de 2.440.000 mi.

Le problème de l'évacuation des eaux usées revêt une égale importance ; il va de pair avec celui de l'alimentation ayant les mêmes causes : l’'augmentauon domestique et industrielle. La création d’ usine en même temps qu elle accroit la consommation en liquide surelève le taux de l’écoulement des déchets.

Or nous assistons au développement continu de fabriques, et le jour où les Super centrales totaliseront 1 million de kilowats, elles augmenteront la température de l’eau de refroidissement de 10°. La Seine ayant normalement en été 200 sera alors portée à 300, Cette eau à nouveau captée par les usines situées à l’aval sera restituée à 400. Les égouts de la ville débouchant dans la Seine fournissent à Bordas Pidée d’une perspective angoissante : « Ce fleuve d’eau chaude, dit-il, en se: refroidissant, déversera sur toute la vallée un brouillard nauséabond. »

Les conséquences de l’insuflisance d’alimentation en liquide sur l’avenir de la Cité, nous intéressent moins que la source de maladies contagieuses pouvant naître du drainage défectueux des déchets. C’est là le point capital : l’état sanitaire de la Ville, le pronostic même de la vie de Fhomme.

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