‹ Aperçu des relations internationales de l'empire chinoisChapitre 38 sur 40 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

La République chinoise s’est trouvée, dès le début de son existence, en proie aux pires difficultés. A l’intérieur du pays l'anarchie était complète, tandis qu’à l'extérieur la menace planait sur toutes ses frontières. La Mongolie, le Thibet, le Turkestan, le Yunnan, le Mandchourie et de nombreux ports des côtes chinoises étaient convoités par les Puissances étranwères. Mais ces ambitions devaient se faire plus discrètes à mesure que le Japon se développait et s’imposait dans le concert des Puissances. C’est ce pays qui est devenu le facteur dominant de la politique internationale en Chine.

La question quise pose à l’avènement de la République est de savoir si elle saura pacifier le pays et forüfier le sentiment national. La tâche est immense ; mais si elle y réussit, nul doute que les influences étrangères ne perdent de leur valeur et que le Japon lui-même ne conserve pas longtemps sa situation prépondérante.

Pourtant, les événements de 1911 ne paraissent pas justifier les espoirs de ce genre. Le régime politique seul semble avoir changé en Chine.

L’anarchie y demeure et un temps assez long paraît devoir s’écouler avant que la République chinoise occupe dans la politique mondiale la situation et le rang auxquels lui donnent droit de prétendre sx nombreuse population et l’étendue de son territoire:

VU ET PERMIS D'IMPRIMER Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,

POUR LE VICE-RECTEUR : | & L'Inspecteur de l'Académie, x

D. ROUSTAN Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de la thèse,

F. LARNAUDE. .. ANDRÉ WEiss.

Page 1