millions en 1886, 272 millions en
En 4904, le commerce de l'Italie avec la France a été de 382 millions de francs (206 à l'imporlation , 482 à l'exportation). La Franco venait derrière le Royaume-Uni, l'Allemagne et les États-Unis (avec le Canada).
D'après la statistique française, l'importation d'Ilaiie en France a varié de 210 à 430 millions de 1866 à 1883, à li avers diverses fluctuations, mais avec une tendance marquée à la hausse. A partir de celte année, une décroissance très rapide l'a fait descendre au-dessous de 150 millions en 1890. L'exportation de France en Italie (pii, de 1872 à 1887, est toujours restée très au-dessous de l'importation, a beaucoup moins varié pendant cette période, oscillant autour de 200 millions. Néanmoins, elle a baissé aussi dèpuis 1887 et, depuis cette date, importation et exportation se balancent à peu près, entre 100 et 200 millions chaque. La guerre de tarif terminée, le commerce avec ki France est remonté, comme nous venons de le dire, à 382 millions en 1904 (■).
La statistique commerciale de la Suisse ne remonte pas loin, relativement à la valeur des marchandises ; jusqu'en 1885, elle ne donnait que les quantités. En 1885, le commerce spécial (sans les métaux pr(''cieux) était de 1 370 millions de francs; en 1894, de 1494; depuis il s'est élevé assez rapidement jusqu'à 2131 millions en iOO'p (I 240 millions à l'importation, 891 h l'exportation).
En outre, la Suisse, contrée de passage comme les Pays-Bas, fait un transit considérable (620 millions en 1903) et, comme aux Pays-Bas, une partie des marchandises de transit fiyure au compte du commerce spécial, ce qui vaut à ses habitants un coefficient de connnerce par tète élevé (700 fr.).
Après la promul;jialion du tarif de 1892, la Suisse a refusé de traiter avec la France sur la base du tarif minimum ; il s'en est suivi une guerre de tarifs à laquelle fies concessions réciproques avaient mis fin en 189,"'> (règlement provisoire du 26 juin 1895). Mais les difficultés ont reparu en 1905 à l'expiration de la convention. Aujourd'hui la Suisse est régie parle tarif du 10 octobre 1902. Elle a dénoncé la convention de 1895 ; les deux Etats négocient en mars 1906 une nouvelle convention.
Dans le commerce de la Suisst% la France se place, après l'Allemagne, au second rang avec 239 millions à l'importation et 107 à l'exportation en 1904. Une partie de ce commerce n'est en réalité que du transit (').
La statistique française permet de remonter dans la connaissance du commerce franco-suisse par delà les relevés helvétiques. D'après elle, les importations de Suisse en France, qui ont été en progrès de 1850 à 1869 (130 millions en 1809), ne se sont pas développées depuis ce temps, oscillant entre 130 et 90 millions; ce dernier chiffre est celui de 1895. A la suite de la convention, l'importation a quelque peu dépassé 100 millions depuis 1900. L'exporlalion de France est plus forte, probablement parce qu'une partie des marchandises exportées transite par la Suisse pour se rendre en Autriche-Hongrie ou même en Russie. Cette exportation a été en croissance jusqu'en 1875 (230 millions en 1873); mais elle est descendue ensuite jusqu'au-dessous de 200 millions en 1885, jusqu'au-dessous de 150 en 1894 ; elle est remontée à 253 millions en 1904.
1. En 1904, 1° d'après la statistique italienne, l'importation de France en Italie a été de 200 millions, l'exportation d'Italie en France de 181.9 millions; 2° d'après la statistique française, l'e.vportation de France en Italie a été de 190 millions, l'importation d'Italie en France de 15 1 millions.
2. D'après la statistique française : 25ii millions à l'exportation de France en Suisse et 102 millions à l'importation de Suisse en France.
L'Espagne, en 1850, avait un commerce de 635 millions (commerce général); à peu près le même en 1869. A la suite des pertes que le phylloxéra a infligées au commerce français, les vins espagnols ont été très demandés en Fiance, et l'Espagne, alors dotée de voies ferrées, a vu s'accroître son trafic. Depuis 1893, année où le commerce de l'Espagne a atteint près de 2 milliards, ce commerce a été entravé par le tarif protectionniste que s'est donné l'Espagne et par l'élévation du droit sur le vin en France ('). 11 est remonté à 1 921 (commerce général) en 1903 et à 1 912 en 1904 (955,7 millions à l'importation et 956,7 à l'exportation).
Dans le commerce de l'Espagne, la France arrive, après l'Angleterre, au second rang avec 148 millions à l'importation et 193 millions à ['(Exportation en 1903 (").
Avant 1877, l'exportation de France en Espagne était presque constamment supérieure à l'importation d'Espagne en France, l'une et l'autre oscillant autour de 100 millions. A partir de 1876, le commerce des vins d'Esjiagne donna une grande supériorité à l'importation. Pendant que l'exportation se tenait aux o nvi raft6-4t3 I 88j^ millions, l'importation s'éleva brusquement à 380 millions en 1881, dépassa même iOO millions en 1891; puis, après être tombée en 1894 à 190 millions, elle se releva jusqu'à 420 millions en 1898. Les mesures protectionnistes prises i)ar la France l'ont rabattue en 1904 à 160 millions.
Tableau de chiffres. — Le tableau de chitTres suivant (p. 152) est un développement analytique du graphique [lar courbes. Il établit, en outre, une comparaison entre les transports et le commerce extérieur de treize Etats européens et de sept Etats ou groupes coloniaux situés hoi s d'Europe. Mettant en regard les d(Mix extrémités de la péi iode 1869-1904, il fournit des indices pour apprécier approximativement les résultats d'ensemble des trente-cinf[ années qui se sont écoulées depuis le commencement de la troisième République en France jusqu'à la publication des statistiques commerciales les plus récentes. Il est précédé d'un résumé des résultats de la période précédente 1850-1859, qui permet d'apprécier sommairement si le progrès s'est accéléré ou ralenti depuis 1870.
Sur la valeur des chiffres insérés dans le tableau, nous invitons le lecteur à faire tout d'abord les réserves que nous avons précédemment faites nous-même.
Chemins de fer. — Les premières colonnes du tableau contiennent la longueur des chemins de fer aux deux extrémités de la période et les millions de tonnes transportées à la dernière date. Entre les années 1869 et 1904, le nombre des kilomètres exploités en France a augmenté de 171 "/„. La proportion est un peu moindre que pour l'Empire allemand (180 "/„) ; elle est très supérieure à celle du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande (49 °/„).
11 est inutile d'insister pour d'autres pays. Car il faut se garder de juger du développement trentenaire et de l'importance des voies ferrées dans les Etats d'après le numéro d'ordre que leur assigne le rapport pour cent. Si le Royaume-Uni est à un taux faible, c'est qu'il avait devancé les autres Etats européens dans la construction de son réseau qui était déjà très avancé en 1869. Si l'Autriche- Hongrie
1. D'après la statistique française, l'importation d'Espagne en France a baissé de 325 millions en 1S99 à 148 millions en 1902.
2 . D'après la statistique française : 1 1 1 millions à l'exportation de France en Kspagne et 1 G< millions à rimportation d'Espagne en France en 1904 ; différence notable avec la statistiqne espagnole.
Franco
Jtuyaiiine-Uiii
Paysi-lias
Belgique ,
J^mpire allemand . . .
îSuis.se
Autriche-ÎIfmgrie . . .
Bspafjnc
Italie
Siiôde
Noi-vège
Danemark
Kus.sie
fitats-Unis
Mexique
Brésil
Uépnblique Argentine .
J:i|>on
Ganîirtit
Aiistrala.-^ie britannique